AU MARÉCHAL DUC DE DANZIG
TenjcD» 20 avril 1809.
; reçois à l'instant, mon cher maréchal, votre dépêche; je 5 remercie de tout ce que vous avez fait pour faciliter e jonction; vos efforts nous ont été de la plus grande té. N'ayant point d'ordres, je reste dans la même position; Heurs, il le faut pour ne point abandonner les blessés, avais laissé un régiment, le 65% à Ratisbonne; il a été que par 10 à 11,000 hommes. L'ennemi a été compléte- Lt battu ; on lui a pris 2 canons, 2 drapeaux et 400 priliers.
Le général Montbrun, qui me flanquait, a eu aussi uuetre>-: belle affaire. Failes-moi le plaisir d'adresser à Sa Majesté mft I dépêches ci-jointes.
Tcngen, ^0 avril 1809, q.iatrc heures ci demie d:i matm.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser ù Votre Majesté deui rap poils que je viens de recevoir; j'ai fait tout de suite pa>serio colonel Coutard un bataillon de renfort et des munitioos, et un détachement de 100 chevaux.
P. S. — J'ai eu l'honneur d'adresser à Votre Majesté le résultat des combats d'hier matin.
(>7i. — A L'EMPEREUR ET ROL
21 avril 1809, six heures du inatia.
De la main du maréchal Davout, sur un& lettre du général Monlbrun :
a Sire, je vous envoie une lettre du général MoutbniD. L'armée de Kohéme a débouché par Ratisbonne. Le colonel Coutard est prisonnier. La jonction est faite avec l'archiduc Charles, qui a porté de ce côté toutes ses troupes. Le général Moiitbrun est trés-faible sur la route de Neustadt. Mes deux divisions sont attaquées par le corps du prince de Hohenzollern * . »
* Le* ronscquenccs de la bntaillo du 19 n'avaient pas lardé à se faire sentir. Dèfl le lendemain 20, l'Empereur, prompt ù voir clair dans une situation militaire confuse ])Our touâ, avait saisi la possibilité de se jeter sur la ligne d'op(';ration.H de l'armée autrichienne qu'il jupeait clémcsurément étendue cl affaildie. Laissant au man'cîial Davout la mission de tenir ferme àTengen, avec les deux divisions Saint-Ililaire et Priant, il a'ét;iit emparé de tout ce qu*il avaic sous la main, des divisions Morand et Gudin, des cuirassiers Saint-Snlplrf qu'il avait mis temporairement sous le maréclial Lannes ; il avait livré le 20 à Tarcliiduc Louis la bataille d'Abensberg, séparant cette partie des force» autrichiennes du reste de l'armée; puis il se précipitait le 21 sur Kindshot. où il appelait d'un autre côté le corps de Masséna. C'est en plein moaTemrnt
21 avril 1803, sept heures et demie.
De la main du maréchal Davout, sur une lettre du général Monthrun :
a Sire, toute l'armée est devant moi ; j'occupe les hauteurs près d'Eckmiihl, qui est à ma droite; la bataille est très-vive. Ils sont sur les deux rives de la Grosse-Laber. Il paraîtrait que ceux de la rive droite se retirent. Ceux de la çauche font ce
qu*il écrivait de Rolir, 21 avril, cinq heures du matin, au inarcchal Davout :
« llohr, 21 avril 1800^ cinq heures du matin. La journée d^avant-hier et (riiicr est un autre léna. Le duc de Rivoli a dû arriver hier à Land^hut, depuis hier trois heures après midi. Vous n'avez devant vous qu'un rideau de trois ré{;iments d'infanterie. J'ai fait occuper hier les villa{*es de Thann; on V a trouvé beaucoup de blessés.
tf J'ordonne ce matin au duc de Danzi{*, avec les divisions française Demont et bavaroise Dei-oy, et les cuirassiers Saint-Germain, de se porter sur Lanj»quaid, de mettre en déroute cette arrière-f>arde qui couvre leurs parcs et leurs blessés, et de tout ramasser dans la journée. Si vous entendez le canon, ce sera cela; en cas de besoin, vous devrez l'appuyer.
« La division Boudet a couché à Neustadt. Je lui donne ordre de se rendre à Abensberi;. Cette belle division est sous vos ordres.
•» Voilà ce que vous avez à faire. Le duc de Danzi{;va poursuivre les parcs, les équipafres et m(>me le prince Charles, s'il prend la direction de l'Isar et qu'il aille à Landshut par Eckmiihl, soit qu'il aille ù Straubing, appifyez-le s'il en est besoin.
« Lorsque vos derrières seront nettoyés, que vous aurez ramasse hommes, bagages perdus, vous vous porterez sur Ratisbonne; vous attaquerez Bellegarde et Klenau. Vous les poursuivrez et les acculerez dans les montagnes de la Bohême; vous ferez en sorte que la rive gauche du Danube soit purgéc^ et qu'il ne puisse rentrer que des débris.
« Je me rends à Landshut, et, aussitôt que j'aurai fuit tout le mal possible ^ l'ennemi, je le préviendrai sur l'Inn. J'attends dans la journée fréquemment de vos nouvelles. Je serai sur la route de Rohr à Landshut. » {Correspond daiice de Napoléon, t. XVII 1, p. 491.)
L'Empereur ne s'abusait que sur un point. Ne voyant que sa propre opération, il croyait trop aisément que le maréchal Davout, laissé à Tengen avec deux divisions, n'avait devant lui que quelques détachements. Le maréchal avait au contraire devant lui une grande partie de l'armée de l'archiduc Charles qui prenait position sur la route de Ratisbonne. Dès le 21, après avoir eu à peine le temps de reprendre haleine, \\ avait à soutenir une action violente qui allait rappeler l'Empereur lui-même de Landshut, et qui n'était que le prélude de la bataille d'Eckmtihl, livrée le lendemain.
qu'ils peuvent pour conserver la communication. Je n'ai point 4'u d'autres nouvelles du général Montbrun que le rapport sur lequel j'écris. J'ai envoyé des partis. »
Des hauteurs d'Erkmahl, 21 avril 1809, cini heures du loir.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté la dernière dépêche du général Montbrun. Il est vraisemblable que cette troupe, venant par Ratisbonne, se jettera sur ma gauche. La bataille continue extrêmement vive. Je conserverai mes positions, je Tespére; mais les troupes sont trop excédées de fatigue pour songer à emporter des positions défendues par trois fois plus d'artillerie et de troupes que je n'en ai.
On a vu quelques détachements et bagages prendre la
route de L'ennemi cherche à me tourner par ma
gauche.
P. S, — Le général Boudet a envoyé un aide de camp près de moi. Je ne vois pas que j'aie d'ordre à lui donner, puisqu'il est vraisemblable que Votre Majesté ordonnera des mouvements généraux * .
21 a\ril 1809, onze heures du soir.
Sire, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Majesté les rapports que je reçois à l'instant du colonel Guyon et du général Beaupré. J'ai tout de suite mandé au grnéral Boudet de porter
1 Toute la journée du 21, le maréchal Davout, «avec les divisions Priant ri Saint'IIilnire, avait eu affaire aux corps de Rosenbeq;, de Hohenzollem et dr Lichtcnstein, qui avaient ordre de se replier sur la chanssce de Landitiut ^ llatisbonnc, autour d'KckmiihU et qui disputaient le terrain pied à pied. 1/ marcclial les avait suivis, combattant sans cesse, au point de Ibire croirf à Hf».s adversaires qu'il avait avec lui le {ji-os de Tarraée française; il était arritf .'i leur suite le soir en face des villages d'Oher et Unter-Leuchlin(», où allait ■M* pasMcr un des épisodes les plus san{*lants de la baLiillc du lendemain.
une partie de ses troupes sur Ingolstadt et de forcer Tennemi à repasser rAltmiihl.
Le général Oudiaot m'ayant fait connaître que vous Taviez mis à ma disposition, je Tinvite à se porter sur Langquaid, dans le cas où il ne recevrait pas d'ordres contraires de Votre Majesté.
Nous avons conservé nos positions; le combat a fini à la nuit. Il n'y a rien d'exagéré dans les rapports qu'on m'a faits, et tout confirme que l'archiduc Charles est là avec la presque totalité de son armée; les troupes qui étaient vis-à-vis du général Montbrun l'ont rejoint : elles ont été suivies par des détachements de ce général.
Je conserverai mes nouvelles positions; j'espère recevoir, pendant la nuit ou demain dans la matinée, les ordres de Votre Majesté. Si je n'en recevais pas et que l'ennemi marchât sur moi, je ferais ce que je pourrais pour résister au nombre.
La ligne des feux ennemis a même été allumée avant la nuit et est très-considérable sur les deux rives; il n'a fait aucun mouvement qui annonce une retraite '.
Des hauteurs d'Eckmiibl, 21 avril 180^, sept heures du tuir.
Sire, j'envoie à Votre Majesté le général Pire, qui, ayant tout vu, aura l'honneur de lui rendre compte de ma position.
Mes munitions sont épuisées, et quelque diligence que l'on fasse, je n'aurai pas mon parc avant demain au soir*.
1 Les choses étiient en effet telles que le maréchul Duvout les exposait à l'Empereur. L'archiduc avait sur la chaussée d'Eckmiihl la plus grande partie (le son armée, sauf les corps de l'archiduc Louis et de Hiller que Napoléon venait de refouler sur Landshut, mais avec le corps de Kollowrath de l'armée de Bohème qui venait de le rejoindre après avoir forcé Ratisbonne et onlerc un des réjriments français, le 65**, laissé dans cette ville. Il avait encore 110,000 hommes en position. Par une conversion imprévue il se trouvait maintenant faisant face à Landshut et adossé à Ratisbonne, dont l'heureux coup de main de Kollowrath lui as.<{urait les ponts. C'est dans cette position qu'il s'était décidé à s'arrêter pour attendre l'attaque de l'armée française.
^ L'Empereur au maréchal Davout. — « Landsliut, 22 avril 1809, deux heures
Santinç, 23 avril 1809 \
Sire, depuis que j'ai quitté Votre Majesté, j'ai porté la division Priant en avant des troupes alliées. L'ennemi a toujours chicané le terrain.
et flrniie du m.itin. Mon cousin, le général Pire arrive. Je tous ai eoToyé le {général Oudinot avec la division Tharreau et la division RoudeC. Mon in:Hivcment sur Landshut et Tavant-çarde qui est déjà à moitié chemin de rioo doivent décider la retraite de Tennemi, qui tient probablement pour évanier rton artillerie. S*il en était autrement et que Tennemi tint toute la journée, et que vous ju{;iez pouvoir tenir votre position ou toute autre position ana> lo{;ue, et qu'une diversion de 25,000 hommes sur Eckmiihl fournit des portions favorables pour s'emparer de cette position, qui est derrière rennenu, vous pourrez me le mander. Je puis avoir votre réponse avant une bcore après midi, et déjà j'ai ordonné an {général Vandamme et aux divisions Ga^ et Priant et aux cuirassiers, d'être avant midi à Eq^oltsbach, avant leor avant-garde à Neufahrn et sur la petite rivière de Laber. Tâchez de vooi mettre en communication, par des paysans et par la traverse, avec ces troapei.
« Si enfin vous pensez que votre position n'est pas tenable, vous êtes maître de prendre celle qui vous conviendra, en ayant soin seulement de protéger la communication qui passe par Rohr, Rottenbnrg et Landshut, afin que nous puissions nous réunir promptement. Je voulais remettre cette lettre à Pire, qui est déjà parti. Si vous entendez une canonnade du côté d'Eckmûlilf parce qu'il serait possible que l'ennemi se portât en avant et qu'on s'engageât, dans quelque position que vous soyez, soutenez-la. Aussitôt que l'cnneiiu évacuera et fera sa retraite pour rentrer chez lui, poussez-le, en mettant Ovr dinot en première ligne et vos divisions fatiguées en seconde ligne.
• P. S. — Il est quatre heures. Je me suis résolu à me mettre en marclie, et je serai gur Eckmtihl à midi et dans le cas d'attaquer rigoureusement l'ennemi à trois heures. J'aurai avec moi 40,000 hommes. Envoyez-moi des aides <ie camp avec des escortes bavaroises pour m'apprendrc ce que vous avez fait ce matin ; il me semble qu'en prenant, soit par Rohr, soit par Rottenburg, soit par Langquaid, ayant les habitants pour nous, ils ne craignent pas de tomber entre les mains de l'ennemi, puisqu'ils peuvent les cacher.
« Je serai de ma personne avant midi à Eqjoltsbach. Si Ton entend la canonnade, cela me dira assez qu'il faut attaquer. Si je ne l'entends pas et que vous soyez en position d'attaquer, faites tirer une salve de dix coups àt canon à la fois à midi, une pareille à une heure, et une pareille à deax heures. Mon aide de camp Lebrun partira à quatre heures un quart; j< suis décidé à exterminer l'armée du prince Charles aujourd'hui ou an plus tard demain.
« Cette lettre est pour le duc de Danzig; communiquez- la -lui. » (Corretpotidance de Napoléon, t. XVIII, p. 493-494.)
' Le 22 avait été livrée la bataille définitive d'Eckmtihl, préparée par cinq jours de combats et de manœuvres, bataille où le maréchal Davout avait nne
Arrivé à Ober-Saûting, la résistance a été beaucoup plus vive; il a fait charger nos troupes par trois régiments de cavalerie, et il n'y a pas de doute, d'après la manière franche avec laquelle ils ont chargé, qu'ils n'eussent eu du succès contre d'autres troupes que celles de Votre Majesté.
Il parait que les troupes alliées se forment péle-méle, sur ma droite.
Re(;en>tauf, 25 avril 1809, onze heures du soir.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté le rapport du général Montbrun que j'ai reçu au moment où j'étais sur le point d'arriver à Nittenau.
Malgré tous les rapports de ce général, j'ai tout lieu de croire que la majeure partie des troupes se sont portées sur Cham, pour de là gagner Passau ou le bas Danube ^
iM!tion décisive par l'attaque d*Ober et Untcr-Leuclilinf», tandis que Napoléon lui-même, accourant de Landshut avec tout ce qu'il avait pu ramasser de forces, abordait les rampes d'Eckmiihl. Le 23, les Français rentraient de vive force, à Ratishonne, obli{;eant l'arcliiduc Charles li se retirer par la rive{vaucbe du Danube. Napoléon se trouvait ainsi en possession du Danube, entre l'armée de l'archiduc Charles rejetée dans le haut Palatinat, et les corps de l'archiduc Louis, (le Hiller, qu'il avait refoulés par Landshut sur l'Inn. Arrivé :i ce point, il avait un nouveau parti à prendre. Il se décidait sui>le-champ à marcher droit sur Vienne, en manœuvrant de façon à empocher les divers corps de l'armée autiichienne de se rejoindre par quelque point inférieur du Danube, il se tenait d'ailleurs toujours prêt à une nouvelle bataille avant Vienne, et dès la reprise de Ratisbonne il donnait ses ordres en conséquence. Tandis qu'avec Lannes, Masséna, Bessières, la fjarde, il se portait sur l'Inn, la Traun, la Salza, u la poursuite de l'archiduc Louis et de Ililler, sans s'éloij^ner du Danube qui restait sa grande ligne, le maréchal Davout, repassant sur la rive candie, devait observer Tarchiduc Charles, le refouler au besoin, et suivre le mouvement de l'armée, en même temps que le prince de Ponte-Corvo avait ordre de descendre avec les Saxons dans le haut Palatinat, se portant «n force sur Ratisbonne. De là les mouvements ultérieurs qui allaient ramener en quelques jours Napoléon devant Vienne, sans laisser à l'archiduc Charles et aux autres corps autrichiens le temps et la possibilité de se rejoindre. — V&ir la Correspondance de Napole'on, fin avril et mai 1809.
* L'Empereur aa maréchal Davout. — « Ratisbonne, 26 avril 1809, trois Yieures du matin. Mon cousin, je reçois votre lettre du 25 à onze heures du
V»> -,0 • £E* ?0f5 D A 5 lE
L ^trhAa», CL^tHe* a «a t-:>q -^ oarti^r général hier ïôu â
Le^ pr^m^er^ ofbc;<&r'> qae j'a^ enToyé? a Hemaa n'y ont troart^ d1 Fraurai*. ni Aatriciu^DS. Le dernier o&ier ^ a trofjrrf. a qtjMlt'fT henrei da <oîr, le l^de cha>.-seaf5 Tenant du l'rôti^ 4 lrt,;^oUtSÊ4i : ce rtf^^îment a Tordre de p>a§ser de» paits «or XeumarcL et ^arember^j.
Le corpv du générai Beliejarde parait toajoor» rassemble du <>>t4; de ScbwartzenfekL
t'Ai, — A LESIPEREUR ET ROI.
Sire, j'ai TLonneur d'adresser à Votre Majesté la dtclaration de^ df'«erteurs et prisonnier^. Il ne me reste plus de doute sar le mouvement du 2* et du 3* corjis de Tennemî. Le 2* s^est [Mille fiur liœtz et WaMmunclien, et le 3* sur Cbam. Quant aux grenadiers, je crois qu'ils ont dû prendre aussi la route de Cham, Des déserteurs de là, tous dragons, m*ont déclaré qu'ils a\'aient entendu dire à leur» officiers qu'ils se devaient diriger
«oir, où 'y. roUque Tooii pentez qne le prince Cliarleé se «erait porté sur Pa^ aaa par Cliara. Cette marche de flanc ferait bien bajtardeoiie. Noaf deront rtir anjoard*hai 26 â Paft4au. D'ailleurs, tooj ne dites point sur quoi tooji fbnJn VMXXt. opinion. 1^4 renffei^nements donnr's par le ({énéral Montbmn, qui 1^ ^ pris Niir le;t lieui, font tout opposés. Tout porte donc à penser qu'il a pns li direction qu'annonce le {général Montbrun ; cette marche est plus oatarell**- Cepend.int j'attends de connaître positirement ce qui en est; il m'import'beaiicoiip d'f'tn; éclairé sur cette affaire.
« Il email étant libre et BcUe^arde M*étant retiré sur SchwandorF, il ne fjQt pas épnisf^r rotn; cavalerie en courses inutiles du côté de Nnremberf;; d** simples csUifettes suffirent; et employez le 12* de chasseurs à talonner iVriére-|;ardc de B(rlle[>arde. Je pense qu'avec votre corps d*arméc tous dcr.*/ voiiHi porter sur Rrurk, où vous saui-ez positivement le parti que prendra le prince Ctiarles. Le général de division Dupas, avec une brif^ade française <Ic 5,000 homnKfS et une l)ri{>ade composée des continj^cnts des petits pnncr>. que commande le {>énéral Rouyer, formant une division de 10,000 hommes* se rend à R;itislK>nne, où je suppose qu'il sera arrivé le 27. Je retiens 1' {{énéral Roudet à Strnubin(> jusqu'à nouvel ordre; il y est arrivé hier i5, ^ dix heures du soir. J'ai bien de l'impatience à savoir ce que fait rennemi. * {Correxpondunce de Napoiéon, t. XVIIÏ, p. 511-512.)
DU MARëGUAL DAVOUT. — 1809. 491
•ur Budweis. Quelques officiers d'autres régiments ont aussi ^it à leurs soldats qu*ils se devaient diriger sur Lintz.
L'armée était hier à Bruck ; ce qu'ils ont montré en infan* ^rie et cavalerie était assez bien rallié.
Ils ont brûlé tous les ponts sur la Regen ; il y a beaucoup ^*ouvrage à celui qui est ici; on en a fait un pour faire passer **infanterie. Le général Montbrun est en marche pour se J^orter sur Bruck avec sa cavalerie et un régiment d'infanterie.
Je n'ai pas de nouvelles du corps de Bellegarde qui était liier à Schwarzenfeld et Schwandorf. Je présume qu'il prendra ta route de Waidhausen.
Nos reconnaissances qui ont été ce matin à une demi-lieue cle Cham y ont aperçu un camp ennemi.
P. S. — Je reçois à l'instant un rapport par lequel le général Montbrun me fait connaître que l'ennemi a pris position sur les hauteurs de Bruck et montre de très-grandes forces de toutes armes. Je lui ai défendu d'engager une affaire.
26 avril 1809.
Sire, les forces que l'ennemi a déployées à Bruck y sont toujours. Le général Montbrun a vu la valeur de cinq régiments : il est vraisemblable qu'il y a d'autres forces derrière. Ce qui me fait supposer que c'est le corps du général Bellegarde, c'est que les déserteurs et prisonniers du corps de Kollowrath et des autres corps qui ont passé par ici annoncent que ces corps sont en marche sur Waldmiinchen et Cham.
Le rapport ci-joint du commandant d'un parti envoyé à Burglengenfeld me confirmerait dans cette opinion, quoiqu'il contienne quelque chose d'inintelligible. En effet, il n'est pas probable que l'ennemi ait passé sur la rive droite de la Nab et ait brûlé les ponts.
Au reste, j'ai dans cet endroit un officier dont j'attends le rapport.
D'après la déclaration faite ce soir, il paraîtrait que débris du corps de Farchiduc Louis ont passé par ici et entrés en Bohême, depuis deux ou trois jours.
(Î83. — A L'EMPEREDR ET ROI.
RegensUaf, 26 avril 1809.
Sire, Topinion que j\ii manifestée à Votre Majesté, que les ennemis se réunissaient à Cham, pour de là se porter sar Passau, est fondée sur leurs déclarations ci-jointes.
Le pont de Nittenau a été détruit. Je fais partir des sapeuR pour le rétablir.
Je me rends à Nittenau, et je me porterai sur Bruck avec une partie de Tarmée.
(I8i. — A L'EMPEREUR ET ROL
Nittenau, le "21 avril 1809, à trois heuret et demie du maiia.
Sire, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Majesté les rapports que j'ai reçus du colonel Guyon; il est vraisemblable d'après cela que c'était le corps du général Bellegarde qui avait pris position hier à Bruck ; nous y sommes entrés ce matin. Une partie de ces troupes s'était portée sur Cham, et l'autre sur Rœtz; il paraîtrait même que ce serait la majeure partie de leurs troupes qui se serait portée sur Cham.
Je porte la division Friant sur Falkenstein et la division Morand en arrière sur la route de Cham à Ratisbonne. De ma personne je me porte à Bruck pour aller aux nouvelles.
Je reçois à l'instant la lettre de Votre Majesté, du 26, à trois heures après midi \
* L'Empereur au maréchal Davout. — « Landsliat, Î6 aTril, troia heorw après midi. Mon cousin, je reçois votre lcttredu26 par un officier d'ordonnance. Le général Boudet est avec sa division à Straubing. Il me mande que l'on dit dans le pays que le général Lichtenstein est à Cham, et que les arant-postes arrivent 4 moitié chemin de Cham à Straubing. Je suppose qui» le mouvement
r^ J'oixlonne qu'on pousse des partis sur la route de Cham ù
Lubin{}; en revenant de Bruck,je renverrai à Votre Majesté'
officier d'ordonnance qui vient d'arriver.
Je joins ici le rapport d'un ancien militaire bavarois qui
^ ^st échappe des mains des Autrichiens; il paraîtrait d'après
■*^i que le corps de Belleyarde se serait porte sur Cham.
Niitciiaii, le 27 aviil 1839, à dcji heures après midi.
Sire, les renseignements que j'ai pris à Bruck confirment
ux que j'ai eu l'honneur d'adresser ce matin à Votre Majesté.
Une partie du corps du {jénéral Belleyarde réunie à quel-
^\jes corps du général Kollowrath tenait hier la position de
«ruck.
Cette nuit, Bruck a été évacué, et ces troupes se sont diri- O^es sur Cham.
Ainsi, il y a sur ce point tout le corps du général Belle- {{arde, celui du prince Lichtenstein et d'autres troupes; on Peut évaluer le tout à 50 ou 60 mille hommes.
Je conserverai Bruck par des troupes légères qui auront ordre de pousser des partis sur Rœtz et Neuhourg.
J'ai porté une avant-garde d'infanterie et de cavalerie à Falkenstein; elle poussera des partis sur Cham et sur la route de Cham à Neuhourg.
du duc de Rivoli sur Straul>iii{« Irs aura attirés de ce côté. I^e (»énérai Boudet restera en posiNon jusr|u';i nouvel ordre, et j\ittendrai de nouvelles circonxtances ou unhesoin commandé, pour le retirer de S(rauliin{;. Je lui ni envoyé un ré{»iment de cavalerie lé{»èrc wurteml)eq;eoi3e. Le duc de Rivoli a dû arriver à Passau; je n'en ai point encore de nouvellcâ. I/enncmi parait avoir des forces imposantes du côté de Salzliur(; dans le Tyrol.
« J'attends de vos nouvelles avec impatience.
m P, S. — Je n'ai pas besoin de vous répéter que votre insti'uction est (;énérale, et que, du moment où l'ennemi se sera retiré en Bohême, vous devez marcher sur Passau, laissant ù Ralisbonne la division Dupas, jusqu'à ce que le prince de Ponte-Corvo ait appuyé sur Ratisbonne.
M 11 e!it important que vous vous trouviez ù la bataille qui doit avoir lieu entre Passau et Vienne. •• (Correspondance de Kapolcony t. XVllI, p. 512.)
V;^ COl;BE^PO^DA^CE
Je joirid ici quelques déclaratîoD> de dé»eiteurs et d'bali* tant».
Je prends mou quartier géuéral à Kuni, s-ur la route ie Iiati»liOrine à Cliain.
PKINCE DE NEUFCHATKL, ETC.
Kilteoaj, le iZ avril 1809.
Monseigneur, ayant été informé, par les rapports des déserteurs ainsi que par les habitants, que la majeure partie des forces ennemies se réunissaient à Cbam, j*ai cru devoir ordoDiier les dis[>o^itions suivantes :
La division du général Friant se |>orte à Siesspacb, où sera sa tête de colonne.
La division Gudin, à Kiirii.
Lu division Morand est à Gonersdorf.
Avec la cavalerie légère j'occupe Bruck, poussant de> reconnaissances sur Rœtz et Falkenstein, où le général Mootbrun sera de sa personne, poussant des reconnaissances sur Cbam et sur la route de Gbam à Straubing.
Mon quailier général sera ce soir à Kùrn.
P, iV. J'ai envoyé le général Touzard à Straubing, pour voir s'il est possible de mettre ce pont à Tabri d'un coup de main.
Kiira, le 23 avril 180J.
Tous les rapports d'hier annonçaient que l'armée autrichienne s'était concentrée à Chani|; l'archiduc Charles v avait son quartier général, et l'on assurait qu'il y avait passé la revue des troupes.
Ce matin, il est venu quelques rapports du géuéral Montbrun annonçant que cette armée commençait à se retirer vers la Bohême; je les joins ici«
DU MAIIECHAL DAVOUT. — 1809. 495
Je fais pousser une forte reconnaissance d'infanterie et de
lerie sur Cbam.
Le corps de Kollowrath s'est retiré sur Rœtz. Nos partis sont si:]itrés à Neubourg et ont trouvé l'ennemi entre Neukirchen et Rcetz. Quelques ulilans qui ont été pris, et les déserteurs, annonï^ent que ce corps d'armée se retire sur Égra.
Des rapports assurent que le corps du prince de Lichten- &tein a pris la même direction et a devancé sur Égra le corps du général Kollowrath. Ce mouvement peut avoir été déterminé par celui du prince de Ponte-Corvo.
J'ai envoyé à ce prince les ordres du major général, par cfuadruplicata, par des officiers et sous-officiers très-intelligents et bien montés.
Enfin, j'ai fait passer la Nab à un parti de 150 chevaux, Commandés par le chef d'escadron Tavernier, pour battre le pays et faire la jonction avec le prince de Ponte-Gorvo. 11 est porteur d'une lettre où je fais connaître au prince les ordres que j'ai été chargé de lui faire passer.
La route de Neumarck à Ratisbonne est parfaitement libre. Je n'ai pas de certitude pour Nuremberg. On débite qu'il y a d'assez forts pailis sur ce point : j'y envoie un officier avec quelque cavalerie wurtembergeoise.
Si la rentrée de l'ennemi en Bohème se confirme, je ferai partir demain de très-grand matin la division Morand pour Stnaubing et successivement le corps d'armée.
Vous trouverez. Sire, ci-joint une note de tous les régiments autrichiens qui ont effectué leur retraite par ce point-ci.
P. S. — Un bruit vague annonce que le prince de Ponte- Corvo est entré en Bohème.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
K-jrn, 29 avril 1809, oaxe heures cl de.nie d.i matin.
Monseigneur, j'ai reçu la lettre de Votre Altesse du 28, à cinq heures du matin.
496 COURESPONDANCE
Je n'ai aucune nouvelle du prince de Ponte-Corvo; jelail' ai envoyé par quadruplicata vos dépêches pour lui. J'en ai chargé des officiers et sous-officiers intelligents.
Je viens de faire partir un parti de 150 chevaux pour eu avoir des nouvelles.
Je rends compte à Sa Majesté que nous sommes entrés ce matin à Rœtz et à Cham.
La retraite de Tennemi se fait sur Valdmiinchen et Furtb.
La division Morand, qui est partie ce matin à la pointe du jour, sera à Platling demain; celle du général Friaat sera demain à Straubing.
Je reste ici avec le général Gudin, jusqu'à ce que j'aie des nouvelles positives du général Monthrun.
J'ai prévenu vos intentions en envoyant un bataillon de la division Rouyer à Straubing; le 48' y est aussi depuis hier.
On achève quelques ouvrages commencés sur la rive gauche, pour la protection de ce pont.
Le général Ilanicque y fait conduire 10 pièces de 6 autrichiennes, avec des munitions.
GSî). — A L'EMPEREUR ET ROI.
Kiirn, 20 atril 1809, oa/c Iieiir<?s du matin.
Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que nos avant-gai-des sont entrées ce matin à Cham et à Rœtz.
Le corps du général Bellegai-de est parti le 28, à sept heures^ du matin, de Rœtz, se dirigeant sur WaldmùnchenetKIeDUch.
Les {généraux Montbrun et Pajol vont suivre ran'ière-garde de Tennemi jusqu'à ce qu'il soit rentré en Bohême.
J'ai donné au général Montbrun le 13* régiment d'infanterie légère.
Ce matin, la 1" division s'est portée à Pfeter; demain, elle sera à Platling.
La division Friant part à l'instant et sera rendue demain, de bonne heure, à Straubing.
Quant à la division du général Gudin qui est aux environs
de Kiirn, j'attends des renseignements plus détaillés du général Montbrun, pour la mettre en marche. Je reste ici avec elle.
Il est certain que le corps de M. de Bellegarde était hier à Rœtz; que la majeure partie du corps du prince Charles était aussi hier à Cham : ainsi par les mouvements que je fais faire aux divisions, nous avons des marches sur Tennemi.
Aussitôt que j'ai été instruit du départ de la division Boudet de Strauhing, j'y ai envoyé le 48* régiment et un bataillon de la division Rouyer *.
On achève quelques retranchements commencés sur la rive gauche pour couvrir les ponts de Strauhing.
J'ai ordonné au général Hanicque d'y envoyer 10 pièces de 6 autrichiennes avec des munitions.
Les chemins sont impraticables pour l'artillerie pour se rendre à Strauhing par la rive gauche.
Les rapports des déserteurs disent qu'il y a trois ou quatre jours, les troupes qui avaient été mises en marche de Cham sur Fuilh étaient revenues sur Cham.
Il parait que l'archiduc, ayant supposé queje suivais l'ennemi à Rœtz, avait réuni beaucoup de troupes à Cham pour se porter sur Strauhing et Ratishonne, et qu'il a changé d'idée lorsque je me suis porté sur la route de Cham.
• L*Empei*eur au maréchal Davout — « Landsliut, 27 avril 1809, neuf heures <la matin. Mon cousin, le duc iristrie est à Oetlin;;. Je n*ai pas de nouvelles du duc de Rivoli, que je crois à Passau. Je pars pour passer la Salza et me joindre avec lui. Je donne ordre au (]rnéral Bcrudet de partir de Straubin^r aujourd'hui pour rejoindre le <luc de Rivoli à Passau. 200 hommes d'un escadron de marclie appartenant à la bri{;ade de cavalerie lé{i|ère du ^encrai Pajol resteront à Straubinf» sous les ordres du major Amcîl. Ils seront sous vos ordres pour vous instruire de tout ce qui se passera, et, lorsque vos troupejt seront à Cham, ïU les rejoindront pour être incorporés dans leurs ré(;iments. Tout porte à penser que les ennemis se retirent en Bohème, probablement pour tâcher de {^afruer Rudweîs. Toutefois il est très-important de tacher d'arriver a temps pour la batiille qui doit se livrer. Point de nouvelles du prince de Ponte-Corvo depuis le 20. Ce soir mon quartier {jénéral sera à Ncumarkt. Un parlementaire que le prince de Lichtenstein envoyait à Straubinf; pour savoir ce qui se passait a été retenu; j»ardez-le le temps nécessaire,. après quoi vous le renverrez. » (Cotre fpoiulu tire de Napoléony I. XVlïI, p. 516.)
GUO. — A L'KMPEREUR ET ROI.
Ktlrii, 29 avril 1809, sept heures du *oir.
Sire, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Majesté un rapport que je reçois du général Montbrun ; il confirme ceux que je vous ai adressés précédemment.
L'ennemi a perdu un temps précieux à Gham, et ce ne sera pas de sitôt qu'il sera à Lintz.
Il y a cependant des corps de cette armée qui sont partisse Cham, il y a deux ou trois jours.
Les rapports des déserteurs et de quelques soldats du 65V qui étaient cachés dans les bois aux environs de Cham, confirment que ce n'est qu'hier que Farchiduc Charles, avec une partie de l'armée, a évacué Cham.
Quant à la force de cette armée que le rapport porte à 150,000 hommes, elle est certainement exagérée du double.
J'ai fait connaître ce matin à Votre Majesté que demain la division Morand serait à Patling sur l'Iser, et la division Priant à Straubing.
J'attends encore le résultat des reconnaissances que le général Montbrun envoie sur les derrières de l'armée ennemie, pour mettre en mouvement la division Gudin.
P, S. — Je suis informé que la route d'Amberg et celle de Nuremberg étaient parfaitement libres.
J'ai appris indirectement que le prince de Ponte-Corvo était le 27 à Hof. J'ai ordonné à mes reconnaissances de communiquer avec lui et de l'instruire des mouvements de rennemi.
Sir;inl)ni(;, 30 avril 1809, deux Iieures el demie d t mjtin.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté une lettre qui a été remise aux avant-postes du général Montbrun par un parlementaire, que l'on gardera jusqu'à la réponse de Votre Majesté.
Le général Montbrun m'écrit de Cham, le 29, à cinq heures du soir, que son avant-garde a poussé Tarrière-garde ennemie jusqu'au delà de Weiding, où l'ennemi a un régiment d'infanterie, une division de ulilans et une de chasseurs.
J'attends incessamment l'état de tous les régiments qui composent cette armée.
KUrn, 33 avril 1809, neuf heures du maiiii.
Sire, hier j'ai adressé à Votre Majesté les rapports de Rœtz et de Cham qui annonçaient la retraite de l'ennemi sur la Bohême. Sur ces rapports je ni'» suis déterminé à faire partir la division Morand, qui sera aujouixl'hui à Platling sur l'Iser. La division Priant est partie également et sera aujourd'hui à Straubing.
Je resterai à Kùrn avec la division Gudin, en attendant les i*apporls de nos reconnaissances de Cham sur Furth.
Le rapport du général Montbrun que je reçois à l'instant et que je communique à Votre Majesté me détermine à donner l'ordre au général Gudin de se porter le plus près possible de Straubing. La tète de ses troupes sera ce soir à Rain.
J'ai un régiment d'infanterie à Stallwang, entre Cham et Straubing, pour soutenir le général Montbrun.
Je porte mon quartier général à Straubing.
Je ne doute pas que je ne reçoive de Votre Majesté des ordres dans la nuit. Dans tous les cas, je continuerai à faire marcher sur Passau suivant les nouvelles que je recevrai du général Montbrun.
Quelle que soit la diligence de l'ennemi, nous pourrions être beaucoup plus tôt à Lintz que lui.
J'ai indiqué hier la position des généraux Morand et Priant, afin que Votre Majesté put leur transmettre des ordres directement.
Je joins ici des obsei-vations sur l'état annoncé dans le rapport du général Montbrun.
En supposant que reoDemi voulût se porter sur le géDénI Montbrun, étant à Straubing, je suis à portée de marchera son secours; mais cette supposition n^est (pière vraisemblable. Tout porte à croire que Tennemi veut fiaire sa jonctioosor Lintz ou même plus bas.
Stratibiog, 33 avril 180.1, neuf heures el cl*iii;e da soir.
Sire, j'ai reçu la lettre que Votre Majesté m'a fait rhonneur de m'écrire, le 29 avril, à deux heures après midi '.
Le général Dupas n'est pas encore arrivé à Ratisbonne, etjc n'ai aucune nouvelle de lui. J'envoie à sa recherche.
J'ai donné ordre au général Rouyer d'envoyer ici un régiment de trois bataillons. Lorsque le prince de Ponte-Corro qui est attendu à Neumarck, d'après ce que me mande un officier que j'ai envoyé de ce côté, sera à la hauteur de Ratisbonne, le reste de la division Rouyer viendra à Straubing, ainsi que le corps du général Dupas.
Je fais faire une petite tête de pont en avant de celui qui est à l'embouchure de la Regcn, prés Ratisbonne; on fait
' L*Ernpereur an maréclial Davout. — « Rurgliauscn, 29 avril 1809, àaai henrcn après midi. Mon couJtin, le {;énéral Rouyer a dû arriver le 27 à Ratisltoane. Le {jénéral Dupa» a dû y arriver le 29. Ainsi je suppose que demain wir vous aurez à votre disposition, à Str<iubing, une brigade françaîîie forte àt 5,000 lioinmos et 5,000 Saxons avec quatorze canons. Vous aurez enraiement 200 lifimmes de cavalerie du {{encrai Rouyer et 200 commandés par le major Amcil, qui, avec le répiment wurtember(»eois qui est en garnison à Ratislionne. formeront un total de plus de 12,000 hommes, qui seront parfaitement placé* à Slraul)inf; sur la rive droite du Danube. Je fais donner ordre à une compa{;nie de canonniers bavarois, qui est à Rain avec douze pièces de canon, de se rendre à .Straubin{]. 11 sera bon de les y laisser dans tout étal àc choses, pour défendre le pont quand nous n'y serons plus. Donnez ortlre an <!ommandant bavarois qui est à Straubinf[ de former deux ou troî.^ bataillons bourgeois, que vous réunirez à Straubing et que vous armerez avec les fu.*il< autrichiens provenant du désarmement de Ratisbonne.
•« Les dernières nouvelles que j'ai de vous sont du 27. Nous sommes arrètéi ici pour réparer le pont de la Salza, qui est tout à fait détruit. Nous avon* occupé Salzburg et fait bon nombre de prisonniers. » (Correspondance de Napoléon, t. XVlll, p. 522.)
aussi quelques ouvrages sur la montagne de la Trinité.
Je ne crois pas qu'il soit possible de former des bataillons bourgeois, comme le désire Votre Majesté; les habitants regardent comme un de leurs privilèges de n'être point astreints à l'état militaire.
J'adresse à Votre Majesté un rapport du général Montbrun Jaté de Furth, aujourd'hui à midi.
Tout le haut Palatinat, ainsi que la partie de la Bavière qui 5e trouve entre le Danube et la Bohême, se trouvant dégagé entièrement de troupes ennemies qui sont rentrées en Bohême, pour se porter, d'après tous les rapports et selon toute vraisemblance, sur Budwreis et Lintz, je crois remplir les intentions ]ue Votre Majesté m'a manifestées, dans ses dépêches précélentes, et prévenir les ordres que j'attends à chaque instant, ;n continuant mon mouvement.
En conséquence, demain, la !'• division se portera sur Wilsloffen, la 2* sur Platling, et la 3* sur Straubing, où je contiluerai à avoir mon quartier général.
Cette position me parait bonne dans toutes les suppositions; îar si, contre toute vraisemblance, l'armée de Bohême voulait ie reporter sur le Danube, je serais toujours à même de me porter sur Cham et de couper tout ce qui se dirigerait sur [latisbonne ou le haut Palatinat.
 Straubing, je suis d'ailleurs plus à portée du général tfontbrun, et ses rapports me parviennent avec plus de célé- •ité.
Lorsque Votre Majesté m'ordonnera de me porter sur l'Inn, e général Montbrun pourra rejoindre par Passau, en laissant cependant quelques détachements pour observer les débouchés de la Bohême.
Straubing, l**" mai 1809, huit heures du roalia.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un rapport lu général Montbrun, du 30 avril, à huit heures du soir.
Des renseignements particuliers annoncent qu'il y a beaucoup de mécontentement dans la landwehr de Bohème.
Il parait qu'une proclamation qui annoncerait Tabolition du servage de la glèbe connu sous le nom de Robolt, au moment où les armées françaises entreraient en Bohême, produirait le meilleur effet sur les habitants. J'ai chargé le général Montbrun de faire courir ce bruit, dont la circulation ne peut qu'être utile au service de Votre Majesté.
J'adresse à Votre Majesté le duplicata de la lettre que je lui ai écrite hier à neuf heures et demie du soir.
Siraubing, l'** mai 1809, uae heure après midi.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté le triplicata de ma dépêche d'hier soir et le duplicata de celle de ce matiu. Je profite de l'occasion de celle du général Henry, qui arrive de la Pologne et qui a porté des dépêches du prince Poniatowski pour le prince de Ponte-Corvo, qui ne prend pas trop la route de se mettre entre Ratisbonne et la Bohême.
11 me tarde beaucoup de recevoir des ordres de Votre Majesté. En attendant, je n'ai pas perdu une minute pour me rapprocher d'elle, aussitôt que j'ai vu le prince Charles quitter Cham.
Suivant les rapports d'un officier que j'ai envoyé à Nuremberg, les bois dans ce pays se peuplent de brigands qui arrêteut les passants; il. n'y en a pas seulement sur ce point. Ce matin, en avant de Platling, un maréchal des logis du 7* de hussards, s'étant écarté un peu d'une patrouille qu'il avait, a été attaqué par deux uhians; il en a blessé un et a été blessé par l'autre. 11 a aperçu quelques soldats d'infanterie armés de bâtons et quelques-uns avec des armes.
J'ai fait une circulaire aux autorités du pays pour qu'on fasse une battue dans les bois, et qu'on emploie les troupes françaises dans le cas où l'on aurait besoin de main-forte pour dissiper les attroupements de soldats autrichiens égarés.
DU MARECHAL DAVOQT. — 1809. 503
Je crois qu'il est important de prendre des mesures à cet •îgard, sans cela les officiers envoyés en dépêches courront des v^isques sur leur route.
Il parait, d'après Tétat que m'a donné le {jénéral Henry, •qu'ils ont tous perdu la tête dans le duché de Varsovie.
Je joins ici une déclaration de déserteurs qui confirme la vnarche d'une grande partie des forces de l'archiduc Charles s.ur Budweis et Lintz.
J'y joins aussi une note de plusieui*s déserteurs par laquelle îl parait que les troupes polonaises n'ont eu à combattre que «les 3" bataillons; ce qui semble prouvé par les déserteurs des 2*' bataillons, qui nous sont arrivés.
Le général Henry et beaucoup de rapports confirment qu'une grande quantité de prisonniers autrichiens se sont échappés par la Bohême, et que les autorités du pays leur donnent des vivres.
Sans le succès de Votre Majesté, il y eût eu dans ce pays-ci une conspiration allemande : quoique plus lâche et plus hypocrite que celle des Espagnols, elle n'eût pas été moins générale. Je suis assez porté à croire que M. le baron Albini a Joué un fort vilain rôle, et faisait donner de nos nouvelles au général Kollowrath. Les preuves ne sont cependant pas assez fortes pour qu'on puisse l'inquiéter; si j'en avais acquis de certaines, j'aurais prié Votre Majesté d'en faire un exemple.
Straubin(;, l^' mii 1809, dix heures du soir.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté le dernier rapport que je reçois du général Montbrun. Ainsi, la marche de l'ennemi n'est plus incertaine; tout annonce qu'il cherche à gagner Lintz. Le rapport ci-joint du bailli de Cham, qui m'a été remis par le commissaire général de Straubing, est très-curieux; il explique les causes du mouvement de l'ennemi, qui jusqu'à cette époque paraissait vouloir tenir à Cham. Le courrier arrivé par Neumarck est venu de Bohême;
504 COHUES PONDÂNCE
c'est ce courrier qui est venu annoncer que Votre Majesté marchait sur Tlnn.
Le général Morand sera demain de bonne heure à Passaa; le général Priant sera très-près; le général Gudin ne pourra être à Passau qu'après-demain 3. J'y serai de ma personne le 2 dans la nuit ou le 3 de très-grand matin. Je veux encore attendre ici les rapports du général Montbrun.
Avec la majeure partie de son avant-garde, ce général viendra me rejoindre à Passau par la rive gauche, s'il n'v a pas d'obstacles en chemin ; l'autre partie observera les débouché? de la Bohême et fournira au prince de Ponte-Corvo des renseignements sur les mouvements de l'ennemi.
Straubing, l*' mai 1809, dix Iienres du $oir.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie de la lettre que je reçois du général Dupas, copie de ma réponse ainsi que de ma lettre au prince de Ponte-Cono : il parait que ce prince, le 28, n'avait pas encore reçu les différentes dépêches du major général qui lui prescrivait de manœuvrer toujours entre l'ennemi et Ratisbonne.
En donnant au général Dupas, dont la division est mise sou-» mes oitlres, celui de venir à Straubing, je crois agir conformément aux intentions de Votre Majesté et aux mouvemenU de l'ennemi.
Straiibtaf;, 2 mai 1899, deux heures du matin.
Sire, je reçois à l'instant, par un officier, le rapport ci-joint du général Montbrun; je m'empresse d'avoir l'honneur de le communiquer à Votre Majesté.
Ce général viendra me joindre à Passau avec les deux tiers de ses troupes ; l'autre tiers restera avec le général Pajol pour
DU MÂRËCUÂL DAVOUT. — 1809. 505
>l)server le plus Ion{j;tcmps possible les débouchés de la Bohème ît donner le temps au prince de Ponte-Corvo de se porter sur Elatisbonne.
Si des événements imprévus relardaient l'arrivée du général Vlontbrun, je me trouverais absolument sans cavalerie; je désirerais bien être sûr d'avoir sept à huit cents chevaux.
PRIXCE DE NEUFCIIATEL, ETC.
Siraiibing, 2 mai 1809, cin(| heures du malin.
Monseigneur, mes aides de camp Fajet et liervo arrivent à 'instant et m'apportent les dépêches de Votre Altesse de Braunau et Burghausen.
Toutes les dispositions que vous me prescrivez vont recevoir leur exécution.
La division Morand sera aujourd'hui de bonne heure à Pas- 5au, oîi je me rends de ma personne.
La division Friant en sera très-près : toute l'armée y sera iemain 3.
Le général Dupas arrivera ce soir à Straubing avec les deux régiments français et le régiment des maisons ducales de Saxe; le reste des troupes du général Rouyer garde Ratisbonne.
J'ai fait des commandes de pain pour être dirigées sur Passau.
SlraubiD(;, 2 mai 1809, ciuq heures du matin.
Sire, à peine mon aide de camp Christophe est-il parti que je reçois l'ordre du major général de réunir le plus promptement possible tout mon corps d'armée à Passau.
La 1" division y sera aujourd'hui.
La 2* y sera très-près, et tout le corps d'armée y sera demain 3.
J'y serai aujourd'hui, de ma personne.
Toutes les dispositions que me prescrit le major géuéral recevront leur exécution.
Platlinj, tî mai 1809, onze heures du malin.
Sire, je reçois à Platling, étant en route pour Passau, la lettre de Votre Majesté de Braunau, le l**'mai; ainsi que j'ai eu l'honneur de vous en rendre compte ce matin, le corps d'armée sera rendu à Passau demain 3 \
' L'Empereur nu maréchal Davout. — « Hraunau, i**" mal 1809. Mon coutfin, l'Empereur était liicr à Sternheq». Le prince Louû est clerrière l'Enii8 avec les débris de 8on corps. Le (»énéral Hiller est près tic Slcycr. Demain je serai «\ Lintz et sur la Traun ; ariivcz le plus tôt possible à Passau. Il parait qu'ils) ont brûlé le pont de Lintz. Ils comptent sur le pont de Mautliau.«on pour communiquer avec le prince Charles. Il est probable que n»n# leur enlèverons ce pont avant qu'ils aient pu se joindre; le prince Cha^^rt ne pourra se réunir alors qu';i Krems ou sou^ Vienne. La division Dupai if <Iiri{*e par Doiiauwerlh et In;>olstadt sur Ratisbonne et sur Passau; envoyezlui l'ordre, ainsi qu'à la division Rouyer, de se porter sur Passau, vu qaf 8 ou 10,000 hommes me sont nécessaires à Passau pour {garder mes derrières- Si le {vénérai Dupas n'était pas arrivé, je serais obli{;é d'y laisser une de vus divisions, ce qui serait fort malheureux. Activez votre marcbe le plu» que vous pourrez pour vous porter d'abord à Passau et ensuite sur Lintz, tandis que nous marcherons en avant. Le ^jénéral Dupas avec un corps de 10,000 hommes sera sufKsant pour garder Passau. Vous trouverez à Pnssau le {vénérnl Bertrand. J'ai ordonné qu'tm travaillât aux ouvrages de cette place avec U plus grande activité; qu'on établit sur l'Inn des ouvrages tels que 40,000 hommes ne puissent pas forcer la division Dupas; qu'on rétablit également l'enceinte qui forme la presqu'île; qu'on fit une demi-lune flanquée et Q" ouvrage sur la hauteur; qu'on réunît 8ui*-le-chanip à Passau des vivres pour 10,000 hommes pendant un mois. Quant à l'artillerie, le général Dupas a s^ onze pièces attelées. J'ordonne que les six pièces qui étaient ii Straubing avec la compagnie bavaroise se dirigent sur Passau; faites-y passer les pièces autrichiennes (|ui ont été prises à l'ennemi sur les différents champs de l»ataillc, pour servir à l'armement de cette place. Il est convenable de ne rien laiswr à Ratisbonne ; faites venir la divisîon wurtembergeoise et autres corps qui i y trouveraient, à Passau. Cependant, jusqu'à ce que le prince de Pontc-Corvo soit arrivé, il est prudent de laisser sur le Danube un ou deux régiment-^ àe cavalerie légère, pour empêcher les incursions de l'ennemi du côté de la Boliême.
« A Passau, il y a un bourgeois qui a pris au collet un capitaine de sapean
DU MAIIECIIAL DAVOUT. — 1809. 507
Le général Dupas qui arrive aujourd'hui à Straubing, avec ^<Mi infanterie, son artillerie et le régiment formé du contingent des maisons ducales de Saxe, reçoit Tordre de se rendre «à Passa u, où il arrivera, j'espère, le A.
J'envoie un officier au général Rouyer à Ratisbonne pour cju'il fasse pailir tout ce qui se trouve dans cette ville, à Tex- <;eption d'un bataillon qui y restera jusqu'à l'arrivée du prince de Ponte-Corvo; ces troupes pourront arriver le 5 ou le G à Passau .
Je donne Tordre qu'avec les chevaux du pays, on fasse conduire à Passau les dix pièces et leurs munitions que j'avais £ait conduire à Straubing.
Le général Rouyer a Tordre de faire embarquer toute l'artillerie, les munitions et armes autrichiennes qui restent à Ratisbonne, et de les faire diriger sur Paçsau.
J'ai laissé le général Pajol à Cham avec 800 chevaux et un bataillon pour garder et observer les débouchés de la Bohême. II correspondra avec le prince de Ponte-Corvo.
Par les renseignements que j'ai envoyés ce matin à Votre Majesté, il y a tout lieu de présumer que vous avez beaucoup d'avance sur le prince Charles.
P. S. — J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que le 65*, qui se réorganise à Ratisbonne et qui y reste avec le bataillon de troupes alliées, a Tordre de se porter sur Augsbourg dans le cas où l'ennemi se porterait sur Ratisbonne, les officiers étant prisonniers de guerre, rendus sur parole et ne pouvant se battre; je prie Votre Majesté de me faire connaître si ce sont là ses intentions.
Je prendrai des renseignements sur le bourgeois de Passau ; il en sera fait bonne justice.
rt a failli le faire prendre prisonnier; faites arrêter cet individu et faiteé-le juQcr par une commission militaire.
« Accélérez votre marclie. J'ai intercepté beaucoup de courriers; l'alarme est à Vienne, et on travaille à l'évacuer. » (^Correspondance de Napoléon, t. XVin, p. 529-530.)
Passaii, 4 mai 1809, dii heures da matin.
Sire, j'ai rhoniieur de faire connaître à Votre Majesté que, conformément à ce que je lui ai écrit hier, je porte la division Morand à Weisscnkirch ;
La division Friant, à Wildwald et Bayerbach ;
La division Gudin, immédiatement en arriére de la division Friant.
Par ce mouvement, tout le corps d'armée se trouve reuD» et à portée d'agir suivant les ordres que Votre Majesté me transmettra.
Le général Montbrun m^annonce qu'il arrivera ici ce soir, par la rive gauche. Il ne me transmet aucun nouveau renseignement.
Une partie de la division Dupas arrive ici aujourd'hui : K* reste arrivera demain.
P. S. — Je n'ai point de nouvelles de l'archiduc Charles; quoique quelques baillis assurent que le gros de ses troupe> est à Neuern, je ne puis le croire. Il est plus vraifçmblable qu'il continue à marcher, pour faire sa jonction sur le Danube.
On assure que des pontons sont partis de Tabor pour Mœlck.
A l'instant, je reçois les ordres du major général du 3 mai, à deux heures après midi; en conséquence, la division Morand se porte sur EfFerding. Elle sera demain à Lintz.
La division Friant se porte le plus près possible d'Efferding; demain elle continuera sa marche sur Lintz.
La division Gudin se porte aujourd'hui sur Wildwald.
Moi-même, je serai à Lintz demain, à moins que le général Montbrun ne m'apporte des nouvelles de l'archiduc Charles qui me forcent à ralentir ma marche personnelle.
DC MAEECIIAL DAVOUT. — 1809. 300
Passau, 4 mai 1809, midi et demi.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté une lettre que m'a adressée le prince de Pontc-Corvo, par un des officiers <[ue je lui ai envoyés pour lui porter les ordres du major (jénéral. Le prince a dit à cet officier qu'il comptait avoi;: ses premières troupes le 5 à Ratisbonne.
J'envoie à Votre Majesté les déclarations de deux déserteurs. 11 semblerait que l'archiduc Charles serait encore dans le voisinage.
J'attends des nouvelles positives du généml Montbrun, qui arrive ce soir par Regen.
Le général Dupas n'a ici qu'un régiment des maisons ducales de Saxe : le reste de sa division arrive demain.
J'attends que sa division soit arrivée ici, pour mettre en marche toute celle du général Gudin sur Lintz.
70i. — A L'EMPEREUR ET ROI.
Passau, 5 mai 180D, deux Iieure$( après midi.
Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que l'escadron du 1 1* de chasseurs à cheval, qui était à Neumarck, li du se retirer sqr Furth, ayant été attaqué par un fort bataillon ciMnfanterie et quelque cavalerie.
J'ai ordonné au colonel de ce régiment de faire partir le bataillon du 13* d'infanterie légère qui était à Cham, et de le ^liriger, par Straubing, sur Passau, d'où il rejoindra le corps i'armée. Lui-même se mettra en route le 10 avec son régifï>ent sur Passau ; il préviendra le prince de Ponte-Corvo de ^on départ, afin que Son Altesse puisse le faire relever, dans -ette position, si elle le juge convenable.
Le général Montbrun, ayant été retardé dans sa marche par '^ mauvais état des chemins, n'a pu arriver à Passau qu'auourd'hui.
Un rapport du major Ameil qui s'est porté sur la frontière de Bohême, du côté <le Zwisel, annonce qu'il a rencontré le 3, à Eisenstein, un camp d'environ 700 hommes d'infanterie avec 2 pièces de canon ; 1,600 hommes d'infanterie et 30 hussards sont en résen-e en arrière; le tout est recouvert par des ahatis et des retranchements. Une vedette ennemie a été enlevée.
Un rapport du hailli de Wolfstein, du 4 mai, annonce que les Autrichiens ont fait des retranchements à Kuschwarda.
11 annonce aussi que le hruit court que les troupes autrichiennes postées à Winterherg se sont portées principalement surLintz, et que l'archiduc Charles a aussi pris la même route.
La division Dupas étant arrivée, et ayant remis à ce général une instruction pour le placement de ses troupes, tout annonçant d'ailleurs que l'archiduc Charles se porte sur le bas Danube avec ses troupes, je me rends à Lintz, où je serai ce soir.
Les divisions Morand et Friant y arrivent aujourd'hui; celle du général Gudin y sera demain.
J'ai fait rassembler les bateaux depuis Ratisbonne; il y en a environ cent : on les fera filer sur Lintz; j'espère en îivoir demain de quoi jeter un pont.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Passait, 5 mai 1809, deux heures de l'après-inidi.
Monseigneur, je reçois la lettre de Votre Altesse du -4 mai.
J'ai établi la division Dupas et je lui ai donné des instructions.
Je pars pour Lintz, où je serai ce soir : deux divisions y arrivent aujourd'hui; la troisième y arrivera demain.
Le général Montbrun y sera rendu après-demain avec sa cavalerie légère.
J'ai fait réunir ici tous les bateaux qui étaient sur le Danube
epuis Ratisbonne; il y en a une centaine. On va les faire escendre sur Lintz. Ainsi j'aurai de grands moyens de pasîge.
Tous les outils du parc de réserve du génie seront demain
Lintz.
Bayerbaeh, 5 mai 1809, neuf heures du soir.
Sire, je reçois à Finstant la lettre que Votre Majesté m'a fait honneur de m'écrire ce matin à huit heures *.
* L*Empereur au maréclial Davout. — « Enna, 5 mai 1809, huit heures (hi latin. Mon cousin^jereçois votre lettre du 3 mai. Je suppose que vous arrivez jjourcrhui à Lintz. Vous y trouverez les instructions du major général pour ai-(;anisation de la province. Faites abattre partout les armes de la Maison 'Autriche. Laissez la garde bourgeoise, si elle est peu nombreuse. Ordonnez ri désarmement général. Faites mettre le séquestre sur les caisses et magan». Nommez une commission pour administrer Ta province. Faites réparer
pont de Lintz. Le général Vandamme avec les Wurtembergeois doit se •ouver il Lintz ; le pont une fois réparé, il faut travailler à une tète de pont il les Wurtembergeois puissent tenir contre une force égale ou double. Le ont fini, faites une incursion pour avoir des nouvelles de ce qui se fait en ohemc. Ralliez votre corps a Lintz, où je suppose rju'il sera rallié demain; pprovisionncz-vous de vivres et donnez-lui un peu de repos. Prenez des lesiires pour vous réparer de toutes les consommations faites; écrivez-moi il mot là-dessus.
« Correspondez tons les jours avec le général Dupas. Laissez-lui le 12* régilent de chasseurs. Faites rentrer tous les escadrons de marche, afin de les icorporcr dans les corps refîpectifs. Ordonnez aux généraux Dupas et Rouyer e ne pas garder une seule ordonnance des escadrons de marche; rien n'est lus nuisible au service. Envoyez-moi l'état de situation de la division Dupas, lecommandez-lui d'activer les mesures pour faire arriv«;r des cartouches d'ininteric et à canon, et de faire travailler jour et nuit aux fortifications qu'a racées le général Rertrand, afin que dans huit ou dix jours sa division puisse e défendre contre des forces quaïlruples. Prescrivez-lui d'avoir des détachencnts d'infanterie et des piquets de cavalerie sur Deckendorf, et de veiller ur ce que fait l'ennemi de ce côté. Tant qu'il n'est pas menacé d'être atta- |ué, il peut avoir trois colonnes de 4 ou 500 hommes avec des pelotons de cavalerie et deux ou trois pièces d'artillerie légère, longeant le Danube el )rotégeant cette partie contre les partisans ennemis; bien entendu que la livision française restera toujours réunie. 11 doit se mettre en correspondance ivec les baillis bavarois pour avoir des nouvelles de ce qui se passe.
M On entend ce matin du canon ; je suppose que c'est vous qui passez le long
Toutes les dispositions que Votre Majesté me prescrit seront exécutées. J'écris d'ici au général Dupas, et je lui adresserai de Lintz une instruction plus détaillée, d'après les ordres de Votre Majesté.
Les divisions Morand et Priant sont aujourd'hui à Lintz. La division Gudin y sera demain; le général Montbrun v sera aussi après-demain.
Ce n'est pas moi qui ai tiré le canon aujourd'hui. On m'assure que c'est le général Vandamme, qui a fait tirer quelques coups contre le faubourg de Lintz qui refusait d'envoverdes bateaux qui se trouvaient sur la rive gauche.
Les troupes n'ont pas passé le long du Danube ; il n'y a entre Passau et Efferding, le long de ce fleuve, qu'un sentier qui n'est pas praticable pour des voitures.
Le général Montbrun est venu à Passau, par Cham et Regen, sur la rive gauche, sans avoir connaissance de l'ennemi. D'un autre côté, le major Ameil, qui s'est porté sur les frontières de Bohème, du côté de Zwisel, n'a rencontré de troupes autrichiennes qu'à Ëisenstein, où elles sont couverte? par des a bâtis et des retranchements. Les mêmes précautions ont lieu sur divers points de cette frontière. J'ai cherché à leur donner des inquiétudes en envoyant des partis dans différentes directions et en faisant courir le bruit que ces partis étaient suivis par de fortes colonnes d'infanterie.
J'adresse à Votre Majesté deux rapports du bailli de Wolfstein.
On assure que le prince Charles n'a fait qu'un fort détachement sur le bas Danube, et qu'il est resté en Bohême avec une grande partie de son armée.
«lu Danube. Recouimaiiclcz qu*oii ne prenne pas cette route et qu*on paisf par Effonlinî», en faisant un détour par Strasam.^ Dirnau, etc. Le duc de Montehellf» paiwe ;i Steyer. Ici, à Knns, le pont c»t entièrement brûlé, if fais jeter un pont de balvaux ïjui sera fini à midi. L'ennemi a disparu de ce côté; même à Maibauscn et sur la rive {;auclie du Danube on ne voit ploj rien. J'attends avec impatience mes 2,000 marins qui sont partis le 28 de Strasbourj;, pour avoir quelques bateaux armés sur le Danube.
« Il résulte des correspondances interceptées que Ton a intért^t de caclicr beaucoup de choses à Lintz. » {Correspondance de Napoléon, t. XVIII, p. 535.)
a trouvé ici 5,000 quintaux de farine.
ion arrivée à Lintz, j'expédierai à Votre Majesté son
r d'ordonnance avec une lettre plus détaillée.
Lintz, 6 mai 1809, une heure et demie après midi.
e, conformément aux intentions de Votre Majesté, les s sont donnés pour détruire dans toute la province les iries de la maison d'Autriche.
suis parfaitement en mesure relativement aux munitions, parc est près de moi, et je suis approvisionné comme à erture de la campagne.
us me parlez. Sire, d'écrire au général Dupas pour faire 3r l'arrivée des munitions; mais ni lui ni moi n'avons le donnée sur le point d'où elles viennent. s bateaux nous arrivent sans difficulté sur Passau ; il y est ê aussi 300,000 rations de pain ; mais avant de faire descend tout, il est important de savoir si la navigation est libre, dresse à Votre Majesté les renseignements que m'a donnés néral Vandamme. Quant au pont, les généraux Touzard inicque sont après, mais ils me parlent de beaucoup de s; il y a plusieurs arches dont les piles sont brûlées jusfleur d'eau.
invoie à Votre Majesté un rapport du commandant de la î de Danzig.
idresse aussi à Votre Majesté l'extrait des rapports des t-postes du général Vandamme, et deux pièces qui ont été ;s sur un bailli ^
Empereur au maréclial Davout. — •• Enns, 6 mai 1809, neuf heures du
. Mon cousin, je suppose que vous êtes arrivé à Lintz.
.e général Vandamme a 3 ou 4,000 hommes sur la rive gauche. Il me
o que ces hommes sont bien exposés si le pont n'est pas promptement
i ; n'omettez donc rien pour qu'il le soit le plus promptement possible.
'ai ordonne qu'on travaillât à une tète de pont; mettez-y la plu? grande
te.
1.1 journée d'aujourd'hui reposera un pru votre corps, mais j'ai bien besoin