‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 95 sur 99 · I.iniz, 8 mai 1S09, dix heures du soir · texte numérisé non relu

I.iniz, 8 mai 1S09, dix heures du soir

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un rapport 1 major Âmeil, du 7 mai, à dix heures du matin, et les dcclaliions que lui ont faites quelques baillis qu'il a enlevés.

Ce rapport et ces déclarations confirment que l'archiduc barles n'a pas quitté la Bohème, et que ses troupes y seront îstées.

Conformément aux ordres que m'a transmis le major çéiiéil, la division Gudin qui était à Enns s'est portée aujourd'hui ir Amstetten, demain elle sera à Mœlk.

La division Monthrun suit le mouvement de celle du généil Gudin.

La division Priant s'est portée aujourd'hui sur Strenberg, et 3main elle s'approchera autant que possible de Mœlk.

Je reste ici avec la division Morand, mais j'ai pris la prélution d'envoyer en avant mes chevaux, de manière qu'en cas événement, je pouiTais être rendu à Mœlk en peu d'heures.

Le pont est terminé. On travaille avec activité à la tète de 3nt, qui consistera en une première ligne d'abatis et de mai- >ns crénelées ;

Une seconde ligne de retranchement et une troisième ligne 3 murs et de maisons crénelées.

Pour peu qu'il y ait d'intelligence dans la défense, l'ennemi 3 parviendrait à forcer cette tête de pont qu'avec une perte lorme et sans aucun résultat, le pont serait brûlé, et nous irions sur cette rive une grande quantité de bateaux qui nous lettrait à même de repasser à volonté.

Il manque de l'artillerie pour armer cette tête de pont.

II existe aussi à Straubing une tête de pont commencée par ! général de Wrede, et à laquelle j'ai fait beaucoup travailler;

elle c?it à^sA an Loo état de déieiKe, imaàs fl a*y a perv*niie Y^at la igarder.

Le ^TiHf.^ de Ponte-Corro ay^M ofdre de se rendre à Pa^ sao« il e«t rraiçemUaLle qoe ^il n'a pss des ordres particulier â cet égard, il ive lai>seia penoone â StraaLîng.

Je joîxiLt- ici on rapport do liailli de Weîg?clieîd.

Je rappelle ao«>*i â Votre Maie^ qoe j'ai donné ordre am po«tef qoe j'araii a Oiam de rejoindre le corp> d'armée. Ten ai préTeno le prince de Ponte-Corro, maî^ il est à craindre que Son Alte*:^ ne le$ &.^se pas remplacer, et alors les AatridiieB> poorront Eurilement jeter des partis dans toot le haot Palabnat

P. 5. — Je joins ici le résomé des interrogatoires qoe f ai fait «obir aox trois Laillis qoe m'a envoyés le major Ameil.

71i. — AU MAJOR GÉ5ÉBAL DE LA GRA5DE ARMÉE

PKDKCE DE ^ECrCOiTEL, ETC.

Lui/, k mal lt09, faaire lirares <la

Mon^seigneur, je reçois â l'instant la lettre de Votre Altesse, do 7 mai, et je donne tout de Miite les ordres poor le mouvement des deux divisions qui doivent se porter sur Mœlk. Il eût été à désirer que Votre Altesse eût adressé directement des ordres à la division qui est â Enns; cela eût £ait gagner beaucoup de temps.

Le général Gudin sera ce soir â Amstetten avec sa division; demain il sera de sa personne à Mœlk, et sa division s^en approchera le plus possible.

Le général Priant sera ce soir de sa personne à Strenberg, et sa division en approchera le plus possible. Demain, il continuera sa route sur Mœlk.

La division Montbnin sera ce soir en arrière de la division Gudin, et demain elle suivra son mouvement sur Mœlk.

P, S. — Je reste à Lintz en attendant des nouvelles et pour savoir au juste ce que fiait Tarchiduc Charles. Je serai promptement rendu à Mœlk, dans le cas où les ordres de Sa Majesté m'y appelleraient.

Linix, 9 mai 1809, onze heures du matio.

Sire, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Majesté un rapport du major Ameil, qui vient d'arriver ici. Je compte l'y laisser pour battre la campagne du côté de Freystadt et avoir des nouvelles de l'ennemi.

Il y a une telle unanimité de rapports et de déclarations <]u'on ne peut guère douter que l'archiduc Charles soit encore en Bohême, ou du moins qu'il n'y fût il y a deux jours.

S'il n'y a rien de nouveau, je me propose de partir celte nuit pour arriver demain de très-bonne heure à Mœlk, où je serai avec les divisions Priant et Gudin et la cavalerie du général Montbrun.

Le parc couchera aujourd'hui à Enns, demain à Âmstetten et après-demain près de Mœlk.

Le système de défense qui a été adopté pour Lintz et qui consiste en maisons crénelées, enabatis et en retranchements, offre déjà de l'ensemble. Non-seulement la tête de pont est à l'abri d'un coup de main, mais il faudrait une attaque en règle pour l'enlever, et l'on aurait tout le temps de retirer les troupes et de brûler le pont.

Le général Vandamme m'assure qu'avec un régiment français et les Wurtembergeois il répond de la position.

Il est arrivé un officier polonais qui est parti de Varsovie le â3; je lui ai demandé un rappoil que j'adresserai ce soir à Votre Majesté. Comme il est venu avec un courrier qui se rend au grand quartier général. Votre Majesté aura sans doute reçu des rapports plus détaillés.

Lioix, 9 mai 1S09, onze heures du roatia.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie d'un i^pport du colonel du 11* de chasseurs; je la prie de me faire

connaître si ses intentions sont que le 11* de chassears et le> autres détachements des 5* et 7* de hussards qui se trouvent avec ce régiment restent à Gham, la division du général Montbrun se trouvant détachée à Passau, en vertu des ordres de Votre Majesté.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Liiiu, 10 mai, sept heures da nMLtlfu

Monseigneur, j'ai Thonneur d'informer Votre Altesse qu'ayant retiré de Straubing les 10 pièces autrichiennes que j'avais fait venir de Ratisbonne à Straubing, les habitants en ont déterré 8 ou 10 appartenant aux Bavarois, qu^ils avaient placéesdans la tête de pont, qui est susceptible d'une très-bonne défense.

J'adresse à Votre Altesse l'état des munitions qu'on a données pour ces pièces.

Je vous prie de me faire connaître si l'intention dû Sa Majesté est de conserver le pont de Straubing et l'armement de la tête de pont.

II s'est formé dans cette ville, avec assez de bonne volonté, deux bataillons de volontaires qu'on a armés avec les fusils venus de Ratisbonne. Il est à craindre qu'un parti ennemi n'épouvante cette milice et ne surprenne Straubing.

Les 10 pièces de Rain, et les 10 pièces que j'avais fait venir de Ratisbonne à Straubing, sont maintenant à Passau.

Le général Rouyer me mande qu'il a fait évacuer, de Ratisbonne sur Passau, Tartillerie et les munitions qui avaient été rassemblées dans la première ville. Le tout ne tardera pa> à être rendu à Passau.

DU MAHECHAL DAVODT. — 180». 5J3

Linlz, 10 mai 1809, on'.c heures du matin.

Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté, du 9, de Saiutïœlten \

Les divisions Priant et Gudin sont aujourd'hui à Mœlk.

' L'Empereur au maréchal Davout. — « Saint- Pœlten, 9 mai 1809, quatn* lieures du matin. Mon cousin, le major {;cnéral vous a envoyé Tordre de mouvement de Tarmce. Celle du prince Louis et du {général Ilillcr a évacué Saint- Ptelten. Les trois qu.irts de cette armée ont passé le pont de Krems, Tautre quart s'est diri<;é sur Vienne. La proclamation insérée dans les journaux de Vienne du 6 porte à penser qu'ils veulent défendre la ville avec la landwelir et les habitants. L'Empereur a passé à Krems. Tout porte ;i penser que le prince Charles a pensé pouvoir se réunir à Lintz aux autres corps, et que, ayant perdu cet espoir, il a cru se réunir à Rrems ou à Vienne. Tout cela est probable, mais n'est pas certain. Le f,énéral Oudinot est ce matin à Sieghartskirchen ; le (>f'néral Saint-llilaire avec le maréchal Bessières, à Talibaye de Gœtt\vei(>, vii-à-vis Mautern, pour cliercher a s'en emparer et à brûler le pont qui va à Rrems. Le duc de Ifivoli, qui a couché à Mœlk, y laissé une division, rt les autres se rendent ici. Je suppose que vos deux divisions sont en marche, et que le prince de Ponte-Corvo se trouve entre Passau et Ratisbonne. Vous ne m'avez point donné de nouvelles du {général Dupas; envoyez quelqu'un pour savoir comment vont ses travaux. Il est convenable qu'il donne sifjne de vie.

« Si de Budweii^, où il paraît que le prince Charles était il y a quelque.-^ jours, il voulait manœuvrer sur nos derrières, il pourrait déboucher par les points de Mautliausen ou de Lintz. Le {général Vandamme, qui sera char{>é de surveiller ce point, devra avoir le commandement d'Enns, et surveiller la route de Mauthau.^en et celle qui arrive à Lintz. Il faut aussi qu'il y ait un parti à Steyer pour surveiller les routes qui y aboutissent.

« Je pense que votre présence est encore nécessaire à Lintz. Profitez-en pour bien placer vos postes vis-à-vis Mauthàusen et Lintz et à Steyer, et le bien faire entendre au général Vandamme. Il doit avoir une communication avec le prince de Ponte-Corvo. Vos deux divisions qui sont en marche ne doivent pas trop se presser, mais mettre tout le temps nécessaire. Le second débouché par où l'ennemi peut marclier sur nous est Krems et Mœlk, qui peuvent être considérés comme un seul ; mais l'un et l'autre sont si près de Vienne que c'est presque dans le centre dos opérations. Une des choses qui peuvent nous embarrasser, c'est le pain. Envoyez-nous par eau et faites débarquer sur Ips et Mœlk tout le pain que vous pourrez. De Mœlk on l'enverra chercher par terre, car il ne faut pas songer à le faire passer devant Krems. Envoyez-nous par terre des convois de pain, farine et biscuit. Procurez-vous des voitures dans les environs de Lintz, et au pis aller envoyez-nous votre bataillon d'équipages chargé de biscuit ou de pain. Tâchez fie savoir positivement où se trouve le prince de Ponte-Corvo; il me tarde qu'il se rapproche de nous. Envoyez-nous la plus grande partie de votre cavalerie légère. Recommandez

Le général Morand est à Enns, ayant des postes pour observer Mauthauscn. Le 17* régiment reste à Lintz à la disposition du général Vandamme, qui observera Mautliausen, et qui, en cas d'événement, se servirait de la division Morand.

Voilà déjà plus de 300,000 rations que nous faisons filer sur Mœlk, et le général Vaudamme en enverra le plus qu'il pourra; il y a encore ici plus de 200,000 rations de biscuit autrichien.

Le chef de bataillon Hennequin de la garde de Votre Majesté arrive avec 1,300 grenadiers et chasseurs; le général Hanicquc les fait transporter sur des bateaux avec une compagnie de pontonniers à Mœlk, où ils pourront arriver demain; s'ils éprouvaient trop d'obstacles en route, ils débarqueraient sur la rive droite et continueraient leur route par terre.

J'adresse à Votre Majesté un rapport de Straubing qui donne des nouvelles du prince de Ponte-Corvo; il a dû être du 9 au 10 à Straubing; il sera vers le 13 à Passau probablement.

On ne peut toujours rien savoir des mouvements de l'archiduc Charles; les on dit sont qu'il porte sur Vienne une partie de son armée et qu'il couvre ce mouvement par des troupes légères et de la landwehr.

La reconnaissance que le général Vandamme a foit faire hier sur Freystadt y a trouvé des dragons de Saint- Vincent et des hussards de Ferdinand avec de l'infanterie; tout cela a opposé peu de résistance.

Un déserteur de Saint-Vincent dit que c'était M. de Stuttereim qui était à Freystadt, et qu'il envoyait ses rapports au prince de Rosemberg.

Hier soir, à Mauthausen, une patrouille de trois Wurtembergeois a été prise; on a envoyé une reconnaissance sur ce point.

Je suis en relation avec le général Dupas, qui me donne de ses nouvelles tous les jours; il m'annonce qu'on pousse les

bien ù V08 convois de débarquer ù Mayerhofen, premier Yilla{;e avant Mœlk, et d'en prévenir sur-le-champ le commandant de Mœlk, pour qu'il me le fasse savoir. » (Correspondance de Napoléon, t. XVIII, p. 544-545.)

:ravaux de retranchement avec le plus d'activité possible.

Il parait beaucoup redouter la grande faiblesse du général bavarois Montigny : la petite garnison de l'Ober-Hann est trèsnal composée, à Texception des canonniers; ce ne sont que les nouvelles levées ou des invalides. Il serait très-utile que îctte garnison fût mieux composée. J'ai recommandé au général Dupas, au premier coup de fusil, d'y jeter quelques roupes françaises.

Ci-joint les rapports des baillis de Zwisel et de Bernstein, )rès de ôrafenau, et de celui de Wegscheid. Il n'y a point de loute à tous ces rapports que les ennemis font des mouvenents.

J'ai reçu un rapport du colonel Saunier, qui était commanlant de Varsovie; je l'adresse à Votive Majesté, ainsi que la léclaration d'un officier qui est parti le 22.

L'officier du prince de Ponte-Corvo, qui est venu à Strauûng, a dû dire que ce prince avait reçu la nouvelle que les Polonais avaient chassé les Autrichiens de Varsovie '.

Le général Vandamme a envoyé une centaine de chevaux ivec quelque mfanterie wurtembergeoise et française à Stever, )Our observer les routes qui débouchent sur ce point.

Je pars pour Mœlk, oii je serai rendu cette semaine, à moins |ue je ne reçoive des nouvelles qui me déterminent à rester i Ënns.

P. S. — J'adresse à Votre Majesté le rapport de la personne |ui est à la tête de ma partie secrète. C'est un homme zélé [ui m'a bien servi, mais qui fait quelquefois des rapports îxagérés, quoiqu'ils contiennent toujours un fond de vérité.

* A la suite d'un combat livré le 19 avril, le jour même de la bataille de 'liann, par le prince Poniatowaki à Tarchiduc Ferdinand, les Polonais vaient été obligés de se replier sur la rive droite de la Vistule, cédant îur capitale aux Autrichiens; mais l'influence des événemenls qui so assaient sur le Danube n'avait pas tirdé à se faire sentir. Le prince Ponia- >wski avait eu quelques succrs, et par une manœuvre babile, remontant I Vistule jusqu'en Galicie, il forçait les Autrichiens à abandonner Varsoie, à battre en retraite sur la Galicie. Les succès du prince Poniatowski iraient été plus complets, si les Russes, quoique officiellement alliés d(; anoléon, n'avaient eu en ce moment une attitude assez équivoque.

Lintz, 10 mai 180')

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un rapport que je reçois à l'instant. Il parait que les différents partis de cavalerie que nous avons sur plusieurs points ont fait établira l'ennemi plusieurs corps détachés.

Le colonel du II* et le bataillon du 13' ont, ainsi quejaieu l'honneur d'en informer Votre Majesté, reçu ordre de rejoindre le corps d'armée. Le prince de Ponte-Corvo en est instruit, atin qu'il envoie, s'il le juge convenable, quelques corps en avant, tant pour observer l'ennemi que pour mettre la Bavière en sûreté contre les irruptions de ses partis.

Saint- Pœlten, 11 mai 1809.

Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que les divisions Gudin et Friant se trouvent réunies près de Saint- Pœlten *.

Le 13" d'infanterie légère est avec le général Montbrunà Mautern.

Le 17* est à Lintz avec le général Vandamme, les deux

* L*Empereur au mnrcclial Davout. — «• Saint-Pœlt«n, 9 mai 1809, «x heure* après midi. Mon cousin, rennemi a coupé le pont de Kreins. Demain à midi je serai devant Vienne. Les habitants sont armés et paraissent voulnir se défendre. Nous verrons si ce sera une seconde scène de Madrid. Je réuni* sous Vienne les corps des ducs de Montebello et de Rivoli. Je désire que vous réunissiez le vôtre à Saint-Pœlten, ayant de la cavalerie légère et un ré{]|iment d'infanterie à Mautern. Laissez aussi un ré{pment d'infanterie, un détachement de cavalerie et du canon à Mœlk, pour proté{;cr notre communication. S'il n'y a rien de nouveau à Lintz, je désire que vous sovez demain de votre personne ^ Saint-Pœlten, oii les divisions Priant et Gudin seront réunies. Quant «\ la division Morand, vous avez carte blanche. Si rien n'exi(^ sa présence à Lintz, mettez-la en marche pour arriver en trois jours sur Saint- Pœlten. Ayez soin de disposer des Wurtembergeois comme je vous l'ai fait connaître. J'ai mandé au prince de Ponte-Corvo, qui était le 6 à Retz, de se rapprocher de Lintz. » (Correspondance de Napoléon, t. XVIII, p. 5V9.)

lutres rég^iments de la division Morand sont vis-à-vis Mauhausen.

Lorsque le général Vandamme aura la certitude que toutes es troupes autrichiennes se portent sur le bas Danube, il en )réviendra le général Morand , qui devra se rendre en trois ours à Saint-Pœlten. Je présume d'après les renseignements |ue le général Vandamme a reçus que le général Morand se nettra en marche demain. Un homme que j'avais envoyé à ^Veystadt vient de rentrer à Lintz et assure que les troupes le Tarchiduc Charles se portent sur Baden en Moravie ou sur i/^ienne.

Les Autrichiens ayant tenu le 9 et le 10 sur la route de Freystadt à Mauthausen, ayant paru dans ce dernier endroit ît y ayant fait de grandes commandes de pain, j'y ai envoyé lar la rive droite quelques compagnies d'infanterie du général VIorand. Il parait que cette commande n'était qu'une ruse. Le bailli a confirmé le mouvement des troupes autrichiennes sur la Moravie.

Le 9 au soir les rapports de Freystadt n'annonçaient aucun mouvement. Les Autrichiens continuaient à faire des abatis sur les frontières.

Les 7 et 8, les Autrichiens avaient envoyé à Zwiesel annoncer l'arrivée de beaucoup de troupes. Le rapport du bailli du 9 présente ces annonces comme des ruses.

Le deuxième convoi de pain parti de Lintz pour Mœlk est arrivé ce matin à Mœlk sans avoir été inquiété par les Autrichiens.

Ce matin, je leur ai vu établir quelques compagnies de Croates vis-à-vis Mœlk ; il leur sera facile de gêner la navigation, parce qu'il y a des endroits où l'on est obligé de passer très-près de la rive droite.

Les 1,300 hommes de la garde de Votre Majesté commandés par le chef de bataillon Hennequin, qui devaient se rendre à Vfœlk sur des bateaux, ont été dirigés par terre, du moment ^ù l'on a pu craindre qu'ils n'eussent quelque engagement jans le trajet.

On m'informe que le 11* régiment de chasseurs, qui était à

Cham et qui observait les débouches de la Bohême, est eu marche y conformément à Tordre que j'avais donné pour rejoindre le général Montbrun, et qu'il n'a pas été relevé. Je fais connaître cette circonstance à Votre Majesté, parce qu'il est à craindre que les moindres partis autrichiens ne jettent l'alarme dans le haut Palatinat.

Ignorant si l'on a jeté des partis sur Lilienfeld et Amberg, je demande au général Montbrun d'envoyer un officier intelligent et 30 chevaux que je dirigerai sur ce poste.

Les 300,000 rations de pain et de biscuit qui sont arrivées à Mœlk ne pourront pas être d'une grande utilité, puisqu'on ne peut s'y procurer de voitures dans le pays, les villages à trois ou quatre lieues étant totalement abandonnés.

PRINCE DE NEDFCHATEL, ETC

Mœlk, 11 mai 1809.

Monseigneur, j'ai trouvé à mon arrivée ici un régiment badois et un régiment hessois, qui y attendaient de nouveaux ordres. J'ai cru devoir utiliser celte troupe en la mettant provisoirement sous les ordres du général Priant, qui doit laisser avec elle un bataillon français. Toutes ces troupes seront sous les ordres du général Gilly, qui reconnaîtra et prendra une bonne position aux environs de Mœlk, pour couvrir toutes les routes qui viennent du Danube, depuis Mautern jusqu'à Ips.

Ce général établira des postes d'observation sur la rive droite du Danube, afin de pouvoir être informé des mouvements de l'ennemi sur la rive gauche, et me fera des rapports fréquents de tout ce qu'il pourrait apprendre d'intéressant.

Le général Friant a l'ordre de se rendre ce soir avec sa division à Markerdorf, et dans le cas où il entendrait tirer le canon, il pousserait jusqu'à Saint-Pœlten.

Ce général détache quatre compagnies d'infanterie, qui partent à l'instant pour aller éclairer la rive droite du Danube

^^puis Mœlk jusqu'à Mautern; elles le rejoindront à Saint- ^oelten après avoir rempli leur objet.

J'espère d'après toutes ces précautions que Tennemi ne point de mouvement sans que j'en sois promptement Saiformé.

Saint- Pœlteo, 12 mai 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté les rapports du général Vandamme et du général Montbrun, ainsi qu'une déclaration du bailli de Mauthausen.

J'y joins un rapport du général Gilly, qui est à Mœlk, avec l'ordre défaire passer sur la rive gauche 300 hommes qui s'établiront dans le village qui est vis-à-vis de Mœlk; ils auront tout près d'eux les bateaux nécessaires pour s'embarquer, dans le cas où l'ennemi montrerait des forces trop supérieures.

Quelques compagnies de voltigeurs occupent, entre Mœlk et Mautern, tous les points d'où l'on peut découvrir ce qui se passe sur la rive gauche.

Le général Montbrun a aussi l'ordre de faire de son côté un simulacre de passage et de pousser des partis sur la rive droite jusqu'aux faubourgs de Vienne.

Ayant appris, par le rapport ci-joint, d'un officier que j'avais envoyé pour visiter les postes sur le Danube, entre Enns et Mœlk, qu'une patrouille de 8 hommes que le commandant avait envoyée sur la rive gauche, avait été arrêtée par les habitants et n'avait été rendue que sur des sommations réitérées, j'ai ordonné au commandant de faire arrêter le bourgmestre et les principaux habitants du village où cet événement a eu lieu, et de me les envoyer en toute diligence.

Le général Morand s'est mis en marche hier avec les deux régiments qui lui restent; ainsi il sera demain ici.

Le 13* d'infanterie légère est avec le général Montbrun. • Le 17* de ligne restera avec le général Vandamme.

Ainsi demain tout le corps d'armée se trouvera réuni à

Saint-Pœlten, où les divisions Gudin et Priant, ainsi que le parc, sont depuis hier.

La compagnie de pontonniers du 3* corps est arrivée à Mœlk avec une cinquantaine de bateaux et bacs propres à jeter un pont.

Saini-Pœlten, 12 mai 1S09.

Sire, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Majesté un rapport que me transmet le général Yandamme, et ceux que je reçois des généraux Priant et Gudin.

J'attends le rapport du passage de 300 hommes sur la me gauche que j'ai ordonné d'efiFectuer ce matin, vis-à-vis de Hœlk.

Un bruit vague qui court en ville annonce que l'armée autrichienne d'Italie est en marche sur Vienne.

Il est instant de prendre des mesures contre les incendiaires et les traînards. A cinq ou six lieues à droite et à gauche des routes, il n'y a plus d'habitants. Une commission militaire vient de condamner à être fusillé un caporal convaincu d'avoir pillé à la tète de cinq ou six hommes armés.

Saiat-Pœhen, 12 mai 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté une lettre du général Vandamme et un rapport du major Ameil. Ce rapport est un de ceux qui m'étaient annoncés et qui ne m'étaient pa$ encore parvenus.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Saiot-PœUeu, 12 mai 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur d'accuser à Votre Altesse récep tion de sa lettre de ce jour. Vos ordres vont recevoir leur

exécution, sauf une partie de ce qui concerne le général ^ontbrun, en raison de Timpossibilité.

Votre Altesse me dit de donner Tordre au général Mont- ])n]n de remplacer avec sa brigade les postes occupés par les l)rigades Pajol et Pire,

La division Montbrun était composée primitivement des brigades Jacquinot, Pajol et Pire. La brigade du général Jacquinot est composée des 1'% 2' et 12' de chasseurs, dont les deux premiers sont détachés, je crois, avec le duc d'Istrie. Le 12' est resté par vos ordres, à Passau, attaché à la division du général Dupas.

La brigade Pajol était composée des 5' et 7* de hussards, et 1 1 de chasseurs.

Le 11' de chasseurs est resté par les ordres de Sa Majesté à Cham, dans le haut Palatinat, depuis le 9; il est en route pour rejoindre; ainsi il n*y a à présent que les 5' et 7* de hussards. La brigade Pire doit être composée du 8' de hussards et du 16* de chasseurs; ce général n'est plus sous mes ordres, j'ignore où se trouve réunie sa brigade.

Par cet exposé, vous verrez que si le général Pajol part avec ses troupes, il ne restera pas un seul homme avec le général Montbrun.

J'envoie à ce général l'ordre d'employer les 5* et 7* de hussards à relever les postes du général Pire et à observer le Danube, depuis Krems jusqu'à Vienne; il fera partir pour Schœnbrunn le général Pire avec les troupes qu'il a.

Je prie Votre Altesse de me donner des ordres sur l'exposé que je viens de lui faire, parce que ne sachant qu'exécuter les ordres qui me sont transmis, si Votre Altesse persiste dans les siens, je ferai partir le général Pajol avec ce qu'il a de troupes; mais dans ce cas, je vous prie de faire connaître à Sa Mlajesté qu'il n'y a pas au 3* corps un peloton de cavalerie.

J'ignorais que nous eussions des troupes du côté de Lilien- Feld, j'avais fait partir ce matin un détachement de 50 chevaux pour éclairer cette route.

Je vais faire passer au général Montbrun un régiment rinfanterie et deux pièces de canon.

5lfâ CORRESPONDANCE

Avant de faire passer les bateaux jusqu'à Vienne, comme les Autrichiens ont montré aujourd'hui environ 1,200 hommes vis-à-vis de Mœlk, sur une démonstration de passage que nous avons faite, et qu'il faut passer très-prés de ces troupes, j'attends le résultat d'un passage que le général Gilly doit faire tenter cette nuit ou demain matin.

On a vu à peu près autant d'ennemis à Krems.

A l'instant je reçois le rapport ci-joint de l'officier que j'avais envoyé en reconnaissance sur Lilicnfeld. Je donne ordre à cet officier de rester à Lilicnfeld, attendu que la brigade Bruyère doit se porter en avant.

Saiiil-Pœlten, 13 mai I80L>.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté des proclamations de l'archiduc palatin de Hongrie qui m'ont éié remises par un habitant de Saint-Pœlten.

Il parait qu'il y a quelques bataillons de landwehr du côté de Mariazell et d'Annaberg. Des ordres ont été expédiés, dans toutes les provinces, pour soulever en masse les habitants. Ici ils sont arrivés trop taixl; mais il parait qu'ils ont eu quelques succès dans la Styrie et la Carinthie.

Un rapportdu général Montbrun, de ce matin, annonce que l'ennemi est toujours devant lui, en même nombre et dans la même position.

Saini-Pœltea, 14 mai 1809.

Sire, je reçois à l'instant la lettre de Votre Majesté du 13'. J'envoie par un officier au prince de Ponte-Cor\'o la lettre

' L'Empereur au maréchal Davout. — « Schœnbrunn, 13 mai 1809. Mon cousin, le mouvement du p.énéral Vandamme sur Krems n'a pas le sens co»* mun. Puisqu'il était à Freystadt, il devait rester à Freystadt et continaerî

DU MARECHAL DAVQUT. — 1809. 533

qui le concerne, et j'écris par la même occasion au général Yandamme.

Les troupes que j'ai jetées aujourd'hui sur la rive gauche du Danube, vis-à-vis de Mœlk, ne l'ont été que dans l'intention de dégager le major Ameil qui descendait le Danube sur cette rive avec un parti de cavalerie.

J'ai beaucoup questionné les vingt prisonniers qui ont été faits, parmi lesquels se trouvent quelques paysans armés ; j'ai interrogé aussi les habitants. Il parait que hier soir les Autrichiens avaient pris trois hommes à cheval, qui vraisemblablement faisaient partie du détachement du major Ameil, dont malgré toutes mes démarches je n'ai aucune nouvelle depuis deux jours.

A Mœlk, j'ai vu quelqu'un qui s'était embarqué à Lintz sur un bateau chargé de pain, qui m'a fait le rapport qu'en longeant hier soir la rive gauche à quatre ou cinq lieues audessus de Mœlk, il avait entendu des hussards se disant du 5' qui criaient qu'on vînt prendre leur colonel qui avait été blessé, et recommandaient en même temps de s'éloigner de la rive gauche, parce que l'ennemi n'était pas loin. Ce bateau a'a pu aborder; il est allé sur la rive droite, où, par l'effet l'une terreur panique, il a été abandonné par le batelier et l'employé qui le montaient. J'ai envoyé sur ces lieux un officier et un détachement pour éclaircir ces faits et ramener le bateau.

Le commandant d'Ips, le 13, m'a adressé les deux rapports ;i-joints. Je ne peux voir dans les troupes dont il est parlé lans ce rapport que des Autrichiens. Le général Vandamme l'aurait pas donné une si grande quantité d'infanterie au najor Ameil. Cependant, si son détachement avait été sérieusement attaqué, le commandant d'Ips aurait dû s'en ipercevoir.

«lairer la route de Budweis. Si malheureusement un parti ennemi se préentait, cette colonne serait coupée. Cette manière de faire la guerre est nsensée. Recommandez au général Vandamme de se renfermer dans ses nstructions, qui sont de garder Lintz et d*éclairer toute cette partie. S*il peut •oQSser jusqu'à Budweis, ce ne peut qu'être utile. » (Correspondance de (apoléon, t. XVIII, p. 555.)

Toute la population sur la rive {gauche du Danube est armée et fort insolente, ce qui prouve qu'elle est fortement appuyée. Les habitants du village vis-à-vis de Mœlk ont tiré sur do> troupes; on en a tué plusieurs, et Ton a incendié le village.

L'officier qui commande à Agsbach, entre Mœlk et Tullo, rend compte que Tennemi a évacué tous les villages qui se trouvent entre Mœlk et lui. Les reconnaissances de notre gauche n*ont eu aucune connaissance de Tennemi à une lieue de distance : ce qui me fait espérer que le passage que j'ai bit faire aura dégagé le major Ameil.

Je ne puis d'ailleurs avoir aucune inquiétude sur les 4 ou 500 hommes que j'ai sur la rive gauche, attendu que les moyens de les transporter à la première attaque sérieuse sont toujours prêts.

Je joins à ma lettre un rapport que m'a remis le général Bruyère, d'un de ses officiers qu'il a envoyé en reconnaissance sur Tenitz. La population dans ce pays est insurgée, et tout annonce que le général Bruyère éprouvera de très-grand> obstacles.

J'ai cherché à avoir des nouvelles de l'archiduc Charles en questionnant quelques habitants; tous ont assuré qu'ils u en savaient aucune, et que cependant le bruit public était qu'il se trouvait encore dans les environs de Budweis. Un d'eux m*a déclaré avoir entendu une conversation d'un général autrichien dont le nom ne me revient pas, avec un de ses aides de camp, auquel il disait que sous quelques jours l'archiduc Charles se porterait à Mauthausen. Quelque invraisemblable que soit ce projet, j'en ai prévenu le général Vandamme, pour qu'il fasse surveiller le point de Mauthausen. J'ai fait transporter sur la rive droite tous les bateaux qui étaient sur le Danube.

J^' »^- — Le camp qui était vis-à-vis du général Montbrun à Krems est toujours dans la même position.

J'ai vu un équipage de 40 pontons arriver aujourd'hui à Mœlk. ^

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Saint-Pœlien, 14 mai 1809.

Monseigneur, j*ai Thonneur d'adresser à Votre Altesse Séré« ssime un rapport du commandant de Straubing. Ses observations me paraissent très-justes. Il est certain le ne se trouvant pas un poste français ou allié entre le inube et la Bohême, rien n'empêche les Autrichiens de vager le haut Palatinat et de venir jeter Talarme jusque sur Danube.

On pourrait envoyer dans cette partie un régiment bayais, qui suffirait pour contenir les partis autrichiens, et couir le pont de Straubing que Sa Majesté désire conserver. Je n'ai pas encore reçu de rappoil de Mœlk, mais il n'y a m de nouveau ce matin à neuf heures.

Le général Montbrun a reçu son ordre et est parti sur-lelamp pour se rendre à Vienne.

Ce général me mande que l'ennemi a fait hier deux ou >is petits débarquements sur la rive droite qui ont été poussés aussitôt. L'ennemi doit avoir augmenté ses forces ! ce côté, si Ton en juge par les feux ennemis qu'on a aperçus r trois points différents, depuis Krems, dans la direction de ockerau.

Conformément à la lettre de Votre Altesse du 13, j'ai écrit lie dont copie est ci-jointe, aux membres composant la rection du Cercle ; mais je dois vous observer que ces mesures sont que des palliatifs, et que l'excès du mal exige un ordre néral de l'armée et des dispositions aussi vigoureuses que Iles adoptées pendant la campagne de 1805 \

Dès le 10 maî, TEmpereur était arrivé devant Vienne, qui avait essayé de défendre un peu plus qu'en 1805. Après une tentative de défense, la ville lit capitulé, et l'Empereur s'était encore une fois établi à Schœnbrunn. irmée n'avançait pas d'ailleurs sans laisser derrière elle beaucoup de traî- 'ds et de maraudeurs. Le fléau si éner^riquement siijnalé par le maréchal irout, ainsi qu'on le voit notamment par la lettre ci-dessus, préoccupait poléon, qui, arrivé à Schœnbrunn, publiait l'ordre du jour suivant : 1 Quartier impérial de Schœnbrunn, 14 mai 1809. L'Empereur voit avec

Il y a sur les derrières une foule de soldats, de sous-officiers et même des officiers, qui de leur autorité privée se sont établis en sauvegarde et font beaucoup de mal.

Tous les tableaux qu^on pourra faire à Votre Altesse des brigandages dont ce pays est le tbéàtre, seront au-dessous de la réalité.

peine les desordrei* qui se commettent en arrière de Tarmée ; ils deriennnt tels, qu*i]s .doivent fixer toute son attention. De mauvais sujets cboncheot à deshonorer l'armée, et, au lieu de se trouver à leurs drapeaux et devant Tennemi, ils restent en arrière, où ils commettent toute espèce d*excès, et même des crimes.

« Sa Majesté ordonne aux généraux-gouverneurs, commandant les provincei, de former sur>Ic-champ des colonnes mobiles, composées chacune d'un adjudant commandant ou colonel, d*un cticf d'escadron, d'un capitaine d'infanterie, d'un officier de gendarmerie faisant fonctions de rapporteur, d'an magistrat du pays.

« Ces officiers formeront autant de commissions militaires qu'il y a dr colonnes mobiles.

<* La première de ces commissions étendra sa juridiction sur le cercle de Vienne ; la deuxième, sur le cercle de Saint-Pœlten ; la troisième, sur le cercle de Steyer; la quatrième, sur le cercle de Lintz; la cinquième, sur le cercle d'Untermanhartsberg.

« A la suite de ces commissions et sous les ordres de l'adjudant commandant, il y aura trois brigades de gendarmerie, de 60 hommes à cheval et 90 hommes d'infanterie. Chaque détachement de cavalerie sera commandé par un chef d'escadron; chaque détachement d'infanterie le sera par on capitaine. Chaque détachement aura le nombre d'officiers prescrit par les règlements militaires en raison de sa force.

u Tout traineur qui, sous prétexte de fatigue, se sera détaché de son corpf pour marauder, sera arrêté, jugé par une commission militaire et exécuté sur l'heure.

M L'adjudant commandant de chaque colonne mobile rendra compte too.^ les jours au major général du lieu où il se trouvera et des opérations de la commission.

« Ces colonnes, qui seront fortes de plus de 150 hommes, se diviseront en autant de petites patrouilles que l'adjudant commandant jugera convenable, afin de se porter partout où besoin sera.

« Auprès de chaque comn^ission il y aura un magistrat de cercle. Chaqnc commission se rendra sur tous les points où elle jugera sa présence nécessaire, dans l'arrondissement du cercle.

« Le présent ordre du jour sera affiché dans toutes les villes et villages sur la route de Strasbourg à Vienne, et lu aux différents régiments et détachements qui passeront. II en sera remis un exemplaire à chaque commandant de troupes de passage. • {Correspondance de Napoléon, t. XIX, p. 2.)

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Saini-Pœhen, 14 mai 1809, trois heures et demie du soir.

Monseigneur, j'ai reçu, par duplicata, la lettre par laquelle Votre Altesse me fait connaître que Sa Majesté désapprouve le parti que j'ai fait jeter sur la rive gauche '. Dès hier soir, j'ai fait connaître au général Vandamme les intentions de Sa Majesté à cet égard. Cette nuit, le général Morand retirera la majeure paitie des troupes qu'il a vis-à-vis de Mœlk et n'y laissera qu'une compagnie en observation , qui se retirera à l'approche de l'ennemi.

Le major Ameil s'est tiré d'affaire plus heureusement qu'on ne pouvait l'espérer; quoique entouré d'ennemis de toutes armes, il s'est fait jour et a effectué sa retraite en bon ordre. Le major Ameil a déployé, dans cette circonstance, beaucoup de bravoure et une grande intelligence. Nous avons perdu 30 hommes, tués, blessés ou pris. L'ennemi a éprouvé une perte égale.

Saiol-Pœlten, 14 mai 1809, trois heures el demie après midi.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser,'à Votre Majesté des rapports que je reçois du général Yandamme. Le major Ameil s'est tiré <I'afiFaire plus heureusement qu'on ne pouvait l'espérer. Il a <Iéployé beaucoup de valeur et d'intelligence *.

' Voir plus haut la lettre de TEmpercur, dont la lettre du major {général filetait que la confirmation, au sujet du mouvement du {général Vandamme.

* L'Empereur au maréchal Davout. — « Schœnbrunn, 15 mai 1809, dix heures du matin. Mon cousin, je reçois votre lettre du 14. Le grnérnl Lauriston, avec 6,000 Badois, marche sur Altcnmarkt et se met en communication avec le général Bruyère, auquel il donnera ordre de renvoyer sa bri{;ade à Vienne, en gardant seulement 200 chevaux pour son expédition de Mariazell ; mais comme il est moins propre que tout autre à cette expédition, qui est une affaire d'infanterie, chargez-vous de la faire faire. Envoyez quatre ou cinq

nan CORRESPONDANCE

Dès hier soir, j^ai écrit au g^énéral Vandamme, en conséc|uence des ordres de Votre Majesté de renoncer à ces expéditîons le long de la rive gauche du Danube.

Je lui écris de nouveau, en lui recommandant de m*euvofer le major Ameil par la rive droite.

Je prie Votre Majesté de faire attention au rapport du général Bruyère, daté d'aujourd'hui de Lilicnfeld, qui prouve que Tennemi est sur la route de Lilienfeld à Vienne, entre Altenmarkt et Modiing.

Dès ce soir, les 400 hommes que j'avais sur la rive gauche, vis-à-vis de Mœlk, se retireront; on n'y laissera qu'une compagnie qui se retirera à l'approche de l'ennemi.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

SaÎDl-PoeUrD, 14 mai 1809,

Monseigneur, j'ai l'honneur d'informer Votre Altesse que le général Morand me rend compte que l'ennemi, qui était

It.'it.'iillonfl avec doux pièces de cnnon, 200 chcvniix et un ofBcicr intelli^jcnt, cap.ihle de dixsiper tout ce qui 8e trouve h Marinzell.

«J'ai lu avec bien de la peine le rapport du major Cet homme e^t un

fou auquel il ne faut pas donner le commandement d*une expédition en chef. Ses expéditions n'ont pas le sens commun. G*est en jouant ainsi la vie iXvA liommes qu'on perd la confiance des soldats. Je ne veux point de postf à Mautliauscn ; je n'en veux nulle part qu'à Lintz et à droite et à {;auclie du routes, pour former un système». Les autres postes doivent être sur la rire dioite, vis-à-vis de ceux-là.

« L'opinion de ce pays-ci est que le prince Charles cherche à donner une bataille; il faut donc tenir vos troupes reposées pour pouvoir vous porter partout où il serait nécessaire. Ayez toujours trois ou quatre jours de pain; ne harcelez pas vos troupes par des fati{;ues inutiles.

M Le prince de Pontc-Corvo s'est mis en marche, le 14, de Passau pour Liiitz; il y arrive donc ce soir. J'ai joint à son commandement la division Dupas, ce qui lui forme un corps assez considérable, et je lui donne l'ordre «le faire une forte reconnaissance en Bohème.

« Onze heures du matin. — P, S, — Je suppose que le réfpment françii? rpie vous avi(^z à Lintz et celui que vous aviez à Enns sont tout réunis, et que votre corps d'armée se trouve tout entier dans votre main, entre Mœlk et Saint-P(plten. Si l'ennemi tentait de passer le Danube à Rrems, il faudrait ru prévenir aussitôt le (général Demont, qui est avec sa division à KlostiTn<'uburj». » (Correspondance de Napoléon, t, XIX, p. 8-9.)

TÎs-à-visde Mœlk, s'est retiré sur la route de Rrems. Les reconnaissances qui se sont avancées à plus de trois lieues n*ont rien rencontré. Les troupes qui se trouvaient là consistaient en débris de 3 ré{;iments d'infanterie et un escadron. Leur retraite a commencé aussitôt après Tenlévement du villajje d'Emersdorf.

Malgré ce rapport, on fera repasser sur la rive droite les troupes qui étaient sur la rive gauche, en y laissant seulement une compagnie qui se retirera si Tennemi se présente en forces.

Je joins ici copie d'un rapport que je reçois du général Pajol.

P. S. — Je prie Votre Altesse de mettre ces rapports sous les yeux de Sa Majesté, parce qu'ils cadrent avec ceux du major Ameil et d'autres, qui font supposer que l'ennemi a de grandes forces sur Krems.

Snint-Pœltcn, 15 mai 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie de la dernière lettre que j'ai reçue du major général. Je la supplie rlo me permettre d'aller lui rendre compte de ma conduite. Il (\>t impossible que je m'abaisse à supporter un pareil style. Son Altesse le vice-connétable finira par me rendre incapable i\c servir Votre Majesté.

Ces réflexions ne sont pas le résultat d'un premier quart [riieure, encore moins d'aucun sentiment d'inimitié et de [)etites passions envers le major général ; j'apprécie trop son dévouement à la personne de Votre Majesté, ses bonnes qualités, et je suis trop susceptible de reconnaissance pour que je ijois jamais influencé par ces sentiments.

Sire, une minute d'explication, et Votre Majesté verra que je n'ai été, dans cette circonstance, ni fou, ni insubordonné. Pas un des hommes que j'ai jetés sur la rive gauche n'a pu >trc un seul instant compromis, tant par la nature du terrain

que par les moyens d'embarquement qui étaient préparés sur la rive gauche.

Cette ])erniis$ion, que je demande à Votre Majesté, d'aller la trouver, est sans inconvénient, puisque dans douze heures je sei-ai de retour ; et, si j'ose le dire, lorsque j'ai le bonheur de la voir, il en résulte toujours qu'elle me met dans une disposition d'esprit utile à son service, parce que ses paroles me cuirassent contre toutes ces choses, bien faites pour intimider un chef, et auxquelles j'ai été si souvent en butte *.

Saint-Pielien, 16 mai 1809, sept heures du nialia.

Sire, le commissaire des guerres chargé du ser\'ice de la place de Mœlk m'ayant rendu compte qu'il avait expédié sur Vienne deux bateaux chargés de pain, j'ai cru devoir lui écrire hier la lettre dont copie est ci-jointe pour lui prescrire de discontinuer ces envois.

Je reçois à l'instant plusieurs pièces qui constatent que ces deux bateaux ont été enlevés par l'ennemi à quatre lieues de Mœlk, malgré la résistance de l'escorte composée de 80 hommes; je les joins ici.

Quant à la canonnade que l'escorte prétend avoir entendue en revenant, sur le point où les bateaux ont été pris, il faut

' Il 8*a(^ii8ait de ce mouvement du {général Yandamme qui avait été de U part de TEmpereur Tobjet d'observations assez vives, probablement acrentnées par le major général on termes peu mesurés et blessants pour le maréclial Davout. Le major (général avait sur le cœur l'incident qui s'était produit quelques jours auparavant, au début de la campa{;ne. Il s'était obstiné, on l'a \u, à maintenir ce mouvement sur Hatisbonne dont le maréchal avaii vainement essayé de lui démontrer le dan{;er, et qui aurait pu avoir les plas terribles conséquences si Napoléon n'était arrivé à tcm[M pour réparer ia faute : les rapports des deux chefs s'en étaient ressentis, non pas dans U marche du service ou un jour de bataille, mais dans les détails, dans la correspondance. On voit poindre ici ou plutôt éclater et se préciser un conflit qui devait aller en s'ai^tivant avec les événements, entre le major général qui gardait sa rancune, qui ne laissait échapper aucune occasion de la témoigner, et le maréchal Davout qui n'était pas homme h se laisser offenser. On retrouvera plus tard ce conflit dans des circonstances plus graves encore.

DU MARKGHAL DAVOUT. — 1809. 541

qu'il y ait erreur, car le général Pajol ne m'a rendu aucun compte à cet égard.

J'adresse aussi à Votre Majesté une lettre du général Vandamme et divers rapports qu'il m'a transmis, du détachement qu'il a à Steyer.

Le major Ameil est en route par la rive droite pour se rendre à Saint-Pœlten, où il «era demain.

Cet officier me mande dans un rapport que les landwehrs de Bohême se débandent et rentrent dans leurs villages, abandonnant leurs armes et leurs bagages.

PRINCE DE NEUFCHATEL^ ETC

Saiiii-Pœlicn, 16 mai 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse Sérénissime copie d'une lettre que m'a écrite M. le major Stuart, commandant le fort et la place de Czentochovva, dans le duché de Varsovie, pour me faire part de la sommation qui lui a été faite par M. le général-major Bracnowieski, commandant un corps de troupes autrichiennes, de rendre le fort dont le commandement lui est confié.

Votre Altesse trouvera ci-joint copie de la lettre que le général Bracnowieski a écrite à ce sujet au major Stuart, et copie de la réponse de cet officier.

Saint-Pœlten, 16 mai 1809.

Sire, j'ai reçu la lettre que Votre Majesté m'a fait l'honneur de m'écrire le 15, à onze heures du matin. J'ai tout de suite mis en marche le général Duppelin avec le 85% et un bataillon du 13* pour se porter sur Annaberg où se trouve le général Bruyère avec deux bataillons du 13». Le général Duppelin sera aujourd'hui à Annaberg.

542 CORllESPONDANCE

J^adresse à Votre Majesté un rapport du général Bruyère, que je reçois à Tinstant. Quelques papiers qu^il a trouTésè Ânnaberg indiquent que le général Jellachich était le 7 mai & Rastadt.

Il paraît que la landsturm a été organisée dans tout ce pays, et qu^elle est rassemblée à une lieue en arrière de Mariazell, sur la route de Bruck.

Le général Pajol me mande que Tennemi a retiré 2 bataillons de son camp de Robrendorf : Tun a remonté le Danube et s'est dirigé par Stein, sur Durrenstein; Tautre est venu bivouaquer sur les hauteurs en arrière de Stein et Krems, près de Kirchberg.

Les feux sur sa droite, vis-à-vis Tulln, à la hauteur de Pellendorf, ont été les mêmes que la nuit dernière; mais ses postes ont été plus tranquilles, et il n'a été tiré aucun coup de fusil.

Je joins ici la déclaration d'un bailli enlevé sur la rive gauche, qui place le corps de Tarchiduc Charles de Zwettel à Krems '•

Saint-Pœheo, 17 mai 1809, deux heures après midi.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté les rapports du général Pajol et du général Morand. J'ai écrit à ce dernier, dans le cas où l'ennemi n'aurait point de forces au-dessus de

» L*Empcreur au maréchal Davout. — « Schœnbrunn, 17 mai 1809, huit heures du matin. Mon cousin, je reçois votre lettre du 16. J*ai donné onirr au général Vandamme de se porter sur Stcyer, pour delà marcher sur Mariazell. Le général Lauriston s'est porté sur Altenmarkt et a dissipé iova Ici rassemblements. Le général Bruyère revient sur Vienne par Baaden. Ir général Lauriston a ordre de marcher entre Leoben et Neostadt. Je désin* que le général Vandamme dissipe les rassemblemenu de Mariazell. Envoyezlui des proclamations pour que cela porte le calme dans le pays.

mp. S, — Dirigez une de vos divisions à une demi-marche de Saint-Poelcen à

Vienne, pour qu'elle puisse y être en une journée. » (Correspondance de Napoléon, t. XIX, p. 19.) '^

^eideneck, de le mander à Lintz, afin qu'on continue à nous expédier des convois par le Danube.

Le général Duppelin est parti ce matin à la pointe du jour avec 5 bataillons et 4 pièces de canon pour attaquer Mariazell.

J'attends les 18 prisonniers du général Pajol, pour les faire questionner et savoir d'eux ce qu'est devenu le grand camp dont on n'a pas aperçu cette nuit les bivouacs, ce qui peut &ire supposer qu'ils l'ont évacué.

SaÎDt-Pœlten, 17 ouii 1809, cioq heures du soir.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté diflFérents rapports du général Pajol, sur un petit débarquement que l'ennemi a fait à Arnsdorf ; nous avons eu quelques officiers et quelques hommes pris.

J'adresse également à Votre Majesté un rapport du major Âmeil qui annonce qu'une compagnie de uhians s'est montrée à Wels, ainsi qu'une lettre du général Vandamme, avec une déclaration de déserteurs qui y est jointe.

Le général Vandamme, a été prévenu de l'apparition de l'ennemi à Wels.

Je vais exécuter l'ordre de Votre Majesté, d'envoyer les quatre régiments de la division Priant à mi-chemin de Vienne, le 15* régiment d'infanterie légère étant vis-à-vis de Krems, ayant cru devoir augmenter ce poste.

Je joins ici un rappoil du bailli de Persenbeug ; ce village est celui où l'on m^avait retenu une patrouille et dont j'ai fait arrêter le bailli et deux principaux habitants. Sachant que le bailli avait à Krems un messager dont il attendait le retour, je lui ai rendu la liberté à condition qu'il m'enverrait le rapport de ce messager, et qui est celui ci-joint.

J'observerai à Votre Majesté que dans le cas où je serais obligé de réunir le corps d'armée, j'ai le 13* d'infanterie légère et le 85' régiment sous les ordres du général Duppelin, qui sont paitis pour aller attaquer Mariazell.

5U CORHESPOKDANCE

Saial-PœltcD , 17 mai 1809, huit heures et demie du soir.

Sire, j'ai riionneur d'adresser à Votre Majesté un rapport du commandant du 7* de hussards que me transmet le général Pajol, qui annonce qu'hier, à quatre heures du soir, une colonne de 1,200 Autrichiens a descendu le Danube. Moitié s'est dirigée sur Vienne, et l'autre moitié a pris position à la hauteur de Gaunersdorf, par Koimeubourg.

Le général Pajol croit aussi qu'il s'est fait un mouvement devant lui. D'après la poussière qu'il a aperçue, ce mouvement s'opérait dans la direction de Stockerau.

Je n'ai pas de nouvelles du général Duppclin; ce retard ne peut être attribué qu'à la distance où il est.

La déclaration ci-jointe de quelques prisonniers faits à Annaberg et de quelques déserteurs porte à croire qu'il y a peu de monde à Mariazell, et qu'on a trop marchandé avec ces gens-là.

Saiiit-Pœhciiy 17 mai 1809, dis Iieures do soir.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un rapport que je reçois du général Duppelin qui est à Mariazell. Je joins ici l'extrait d'une lettre d'un aide de camp du roi de Saxe '.

^ L*Empereur au maréchal Davout. — « Scbœnbrunn, 18 mai 1809. Mon cousin, je reroi« votre lettre du 17, qui m'annonce que le {général Duppelio est arrivé à Mariazell. Envoyez-lui les imprimes ci-joints pour qu'il Uf répande en Styrie. Ecrivez-lui de charger les bourgmestres et les moincjs àe Mariazell do maintenir la tranquillité, en les prévenant que si les rassemblements recommencent, on brûlera la ville.

« P. S. — Qu'il tâche d'avoir des nouvelles de ce qui se passe à Grxtz. Il «i nécessaire que, lorsque vous réunirez votre corps, ces bataillons rejoignent. Les matériaux pour le pont commencent h être réunis. Nous commencerons l'opération ce soir ; elle durera probablement deux jours. S'il n'y a rien àe nouveau, dirigez le général Priant sur Vienne et le général Gudin à michemin. Le général Friant peut partir à une heure du matin et être readia à neuf ou dix heures à Vienne. » (Correspondance de Napole'on, t. XIX, p. 21.)

DU MARECHAL DAVOUT. — 1809. ôiô

Saint-Picltcn, 18 mai 1899, huit heures du malin.

Sire, le général Pajol m'écrit aujourd'hui à cinq heures du matin qu'il y a deux nuits qu'il n'a plus aperçu les feux enm*mis qui étaient à sa droite dans la direction de Stockerau.

Le petit camp de Rohrendorf qui est vis-à-vis de lui a été augmenté d'un hataillon et de quelque artillerie venant du côté de Mœlk.

D'un autre côté, le général Morand m'écrit de Mœlk que» <lans la journée d'hier quelques troupes ont pris la direction de Krems.

Tout est parfaitement tranquille sur la ligne.

Sniiit-INelten, 18 mai 180), lroi« h^iircit ili soir.

Sire, un courrier qui est parti de Strasbourg et qui est passé hier à Lintz à cinq heures du soir, m'a fait le l'apport qu'on s'est battu de l'autre côté du pont depuis cinq heures du matin jusqu'à sept heures du soir; le feu avait entièrement cessé à cette heure, et les Autrichiens s'étaient retirés.

Le prince de Ponte-Gorvo était arrivé le matin avec une partie de ses troupes : c'est la première nouvelle que j'ai eue de cet événement.

P. S. — J'ai reçu des nouvelles de Mœlk à dix heures du matin du général Morand; 5 ou 600 hommes autrichiens qui étaient au-dessus du village de Weidenck se sont retirés dans les bois.

80 hommes se sont retirés en face de Pelewren, où ils se sont rétablis en postes.

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