‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 100 sur 171 · Dans la marge : « Mauvaise conduite de M. d'Audijos · texte numérisé non relu

Dans la marge : « Mauvaise conduite de M. d'Audijos

qu'on y marche avec les précautions nécessaires. Il y a eu aussi nuelcjues paysans de tués, mais de tout cela nous n'en sommes pas mieux dans nos affaires. Nous voilà sans viande et sans es[)érance d'en pouvoir avoir, à moins qu'il ne nous arrive (|U('lques bonnes fortunes que je ne prévois point. Les Espaj^nols font rigoureusement observer le bande qu'ils ont fait faire de retirer dans les montagnes au delà de Francavilla et de Linguaglossa le bétail ([ui j^ourroit être dans tous les villages voisins. Don Pictro Paolino coniîs(|ue tout ce qu'il trouve contrevenir au dit bande^.

J'ai ce matin aussi de mon côté été dans la plaine avec ce que j'ai pu faire monter de dragons à cheval. J'ai été jusque sous le château de Calatabiano* et de là le long de la rivière jus{|u'au bord de la mer. C'est le plus beau pays de fourrage (jui soit au monde et le meilleur. Il y a de cjuoi y l'aire subsister longtemps une armée entière et môme fort proche d'ici tout joignant le village des Jardins^. Cependant, nous avons un peu de peine à tirer de ce bon fourrage parce que nous n'avons que peu de dragons à faire monter à cheval, <iui ne peuvent pas y aller tous les jours ni même ap[)orter leur fourrage à cause de la peine cju'il y a de monter de là à Taormina. Mais je crois. Monseigneur, que, si nous avions ici toute notre cavalerie, nous la pourrions faire aisément subsister. Je ne voudrois pas qu'elle filt dans Taormina. Il faudroit qu'elle campât en bas, oii elle seroit en sûreté; à la vérité, les che-

1. /in marge : « Retour des esprits du pays contre les François tant mandé à la cour par M. de Vivonne par avance. »

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