‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 101 sur 171 · De Giardini · texte numérisé non relu

De Giardini

vaux seroienl dcliors; ce n'est pas (lu'il y auroil à en mettre à couvert plus de deux ou trois cents, mais ce lo^'ement là serviroit plutôt pour les otticiers et pour les cavaliers^. Il y a un ruisseau qu'on ne peut pas demander plus près. Il ne l'audroit pas aller à un demi mille au t'ourraj^e, où il y en a, comme je viens de vous le dire, dans la plus grande ([uantité et le meilleur du monde. C'est même un fourrage qui remettroit toute votre cavalerie dans moins de (juinze jours sans qu'il fallût donner de grains. Ce seroit une grande épargne et une grande commodité s'il vous manquoit des grains. Il n'y auroit qu'une petite garde à monter de la cavalerie tiui s'avanceroit un peu, et une garde d'environ cent hommes d'infanterie et moins faisant un petit retranchement devant soi dans un heu fort étroit, où vingt cinq à trente chevaux ne peuvent pas aller de front. La cavalerie seroit derrière cela et pourroit, en cas qu'il vint un grand corps de cavalerie et d'infanterie pour l'attaquer, se retirer aisément dans Taormina par des endroits (\ne j'ai fait fermer et qu'on feroit ouvrir, qui montent de la marine à Taormina. Il n'y auroit à mon avis qu'une seule chose à craindre : comme cette cavalerie seroit dans des jardins- au bord de la mer sous le rocher de Taormina, (|u'il ne vint quelques galères des ennemis qui, s'approchant, les pourroient incommoder; mais peut être ne songeroient elles pas à faire le tour de l'ile pour cela,

1. En mar^c : « Quand le nouveau secours fut venu de France on campa en ce lieu, mais l'on ne put profiter de ce bon fourrage, parce que les ennemis ayant prévu l'avantage que nous en pouvions tirer contre eux le firent tout gâter par le feu ou autrement. »

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