‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 102 sur 171 · Â Giardini · texte numérisé non relu

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car apparemment elles ne vieridroient pas de Milazzo par le plus court. Dos L)ri}j;antiiis pourroient incommoder parla même raison, mais peut être trouveriez vous des remèdes contre eux. Je puis vous assurer, Monseij,'neur, que, si cela sr pouvoit faire, toute notre cavalerie seroit dans le meilleur état du monde dans quinze jours et sans qu'il en coûtùt un sol au roi. Elle y pourroil subsister tout le mois prochain. Cela peut être pourroit encore faire d'autres effets, qu'ayant ici bas la cavalerie nous pourrions par ce moyen, envoyant des partis d'infanterie, surtout de Messinois, dans les montagnes, faire venir aisément de la viande. Je ne crois pas que les ennemis osassent se venir poster entre ici et Messine, ayant San Alessio et Forza.

Je vous avoue. Monseigneur, (jue je souhaiterois fort que vous prissiez la peine tle venir pour examiner vous même tout ce (jue je viens de vous dire. Vous le pouvez aisément dans six heures de temps sur les galères. Vous verrez de dessus les galères même l'endroit que je viens de vous marf|uer. Si vous vouliez mettre pied à terre, je vous ferois conduire des chevaux en bas si tôt que je verrois approcher les galères. Vous pouvez en moins de vingt (jualre heures venir examiner cela et vous en retourner à Messine.

Il y auroit peut être (luekjues officiers de cavalerie embarrassés pour le logement, mais ils ne le seroient pas s'ils vouloieiil faire; camper une grande partie de leur cavalerie.

Je n'ai aucune nouvelle certaine des ennemis. Le frère du marquis de Gallodorom'a mandé aujourd'hui, avec un grand empressement, (jue les ennemis dévoient venir descendre \sic\ par Mongiutfi et Gallodoro pour

venir attaquer Taoriiiina. Il assure qu'il le sait de bonne part, mais il m'a si fort accoutumé à ces alarmes que je n'en fais pas grand cas. Cependant, il ne faut rien négliger. Je suis, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

CCCCXCVIIl.

La Villedieu au duc de Vivonne.

Taormina, 22 avril 1677.

« Je me donnai l'honneur de vous écrire hier au soir. Je vous rendois compte de ce qui s'étoil passé le matin dans les montagnes à la sortie de notre parti'. Le mal ne s'est pas trouvé si grand que je vous le mandois. Il est revenu aujourd'hui et hier au soir quelques soldats que nous croyions perdus. »

La Villedieu demande de la cavalerie qu'il serait facile de faire subsister h Taormina. Elle servirait non seulement à surprendre un poste de soixante cavaliers ennemis, mais à enlever du bétail h Mascali et à Linguaglossa. La Villedieu n'a pas de nouvelles des ennemis, mais il croit qu'ils préparent « quelque chose ». — (Ms. de Polignac, année 1611, n° 86.)

CCCCXCIX.

Le duc de Vivoivne a La Villedieu.

Messine, 24 avril 1677.

Vivonne aura un soin particulier de Chialio et de Joflîa qu'il connaît depuis longtemps. « Je suis bien aise que

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