DXXVIII
Lk chevameu dk V.M.nr.i.i.F, al; nvc de Viv(1xxe.
6 juin 1677.
Rapport sur l'aclivilé de Valbelle pendant les jours précédents et l'exécution des ordres de Vivonne. — (Ms. de Polignac, année 1677, n" 167.)
Monseigneur, pour l'exécution de vos ordres, je fis route vers le noril du Phare le 4' de ce mois, et une demi heure après en être .sorti M. de Langeron en soilil aussi. Kn a|>pro(haiil du Scylla, trois galères, deux galiotes et une fcloutiue entl)US(|uées à l'est de ce rocher mirent en mer et gagnèrent en diligence Milazzo. Nous les chassâmes deux bonnes heures. Le lendemain ")", deux (èlouques de Messine me joignirent et le patron Barthélémy, (|ui ètoit sur une, me rendit une lettre de .M. riiilcndaiil <|ui m'apprenoit l'avis qu'on vous avoil donné et (jue votre intention étoit de retarder le voyage de M. de Langeron, même que vous lui aviez écrit et à moi aussi par une tartane. Je dépêchai d'ahnrd les dites folou(|ues après lui et suis
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persuadé qu'à cette heure il a reçu votre lettre, car il ne pouvoit pas être loin n'ayant point venté.
La nuit du 5" au 6° j'ai revu, Monseigneur, votre lettre 1 et, comme je doute de la vérité de la nouvelle, j'attends de nouveaux ordres de V. E. pour rentrer dans le Phare où les galères à la croisière que vous m'avez prescrites (sic) pour les escorter jusiiu'ou vous m'avez ordonné. J'ai même envie d'aller plus lom, si vous le trouvez bon, afin de mieux assurer leur passage. Avec votre permission, je vous dirai, Monseigneur, qu'il m'est revenu que les onze vaisseaux (lui sont a Palerme étoient armés et prêts h faire voile pour aller ie ne sais où et que les ennemis avoient renlorce quatorze galères. Cependant je ne saurois croire ciu'ils osent nous chercheur après les actions cjuc nous avons faites contre eux.
Les Espagnols sont trop politiques pour hasarder. Ils savent que c'est la maxime de ceux (lui sont attaqués de se tenir sur leurs gardes sans trop entreprendre . Je ne vous fatiguerai pas davantage. Vous en savez plus que moi et vos lumières sont vives et pénétrantes. Encore une fois, Monseigneur, j'attends de nouveaux ordres et vous supplie de trouver bon que je vous représente que M. de La Barre est désarmé, qu'il na pas de vivres pour quinze jours, et que j'avois besoin d'un brûlot et non pas M. de Langeront Je suis, avec soumission et respect...
1 Du 2 iiiin. Cf. p. 275, note 2.
2 Le niême jour, Valbelle écrivit h nouveau à \ ivonne pour lui donner quelques nouvelles qu'il lenail du capitaine d une galiote, qui fit une prise et délivra deux bâtiments captures par une galiote ennemie (/ft;V/., n" 1(58).
|I677] ni' MAniîciiAi. UF. vivoNNE. 279