‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 13 sur 171 · juin 1C75. Cf. p · texte numérisé non relu

juin 1C75. Cf. p

G. Cf. p. 141.

INTRODUCTION. xiï

pdur bénéficier h chaque occasion des avantages île la surprise. Mais Vivonne, méticuleux, scrupuleux et lent, n'avait pas ces qualités nécessaires à un grand chef, le coup d'd'il et l'esprit de décision. Il manquait de mordant et d'allant. Ses opérations n'eurent qu'un médiocre succès. Il combina d'abord un coup de main assez hardi sur Milazzo, quartier général des Espagnols. L'armée de terre fit bien son devoir, mais l'armée de mer laissa passer des renforts, ne parut pas au bon moment et la tentative aurait été entièrement manquée sans la prise au retour, par les troupes de Vallavoire, de Gesso et de Spadofora.

Le mois suivant (juillet), Vivonne, à la tète d'une flotte importante, se présenta devant Palerme, puis devant Naples, où il voulait surprendre la flotte espagnole. Cette expédition devait coïncider avec un mouvement populaire et était conforme au plan de Louis XIV, qui pensait que l'apparition d'une puissante armée navale encouragerait les révoltés. Mais Vivonne coimuit la faute impardonnable de ne pas livrer bataille et de se retirer sans coup férir. 11 s'ensuivit que les Napolitains, quoique très agités, ne se révoltèrent pas'.

Ainsi la campagne de Sicile débutait d'une manière fort médiocre. Tout le monde à Messine était mécontent et aigri. Vivonne, découragé plus que nonchalant, négligeait d'écrire à la cour, ce dont Louis XIV, à diverses reprises, se plaignit vivement. Vivonne eut pourtant la satisfaction d'annoncer la conquête de l'importante place maritime d'Augusta, qui défendait Catane, brillante revanche de l'échec subi devant Milazzo. Il eut ainsi une porte ouverte sur l'intérieur de la Sicile, l'espérance de réquisitions de denrées dans un riche pays, et enleva aux ennemis un point

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