‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 149 sur 171 · Très Forças, au Maroc, au nord de Melilla · texte numérisé non relu

Très Forças, au Maroc, au nord de Melilla

[1077] nu MARKCHM, DE VIVONNE. 307

et dans les autres ports d'Italie eussent joint et l'ortifié la llolte holiaiidoise.

Vous voyez bien claire/nent combien cette action seroit avanlaj^'euse au bien de mou service et {^'lorieuse à mes armes. C'est |)our(|uoi je vous envoie cette lettre par Toulon, Livourne et Cività Vecchia, afin qu'elle vous soit promptement et sûrement rendue, et je désire c|u'aussilôt que vous l'aurez reçue vous assembliez mes principaux otliciers de marine, que vous examiniez ensemble avec soin tout ce que je viens de vous dire et (|ue vous vous disposiez à exécuter ce (jue vous croirez être plus utile.

Comme je serai averti aussitôt que l'esaulre hollandoise paroilra devant Dunkerque ou devant Calais, je vous en donnci-ai encore avis par les trois mêmes endroits, afin (|ue vous soyez averti à point nommé du temps auquel cette (lotte pourra arriver dans la Méditerranée et, comme j'anime ici tous les ofïiciers qui commanderont l'escadre de Ponant et les excite à me rendre un service aussi important que celui de la défaite de cette flotte, je désire (|ue vous fassiez la même chose à l'éj^^ard de ceux t[ui commandent les vaisseaux de mon armée navale de Levant et que vous leur fassiez bien connoitre (|ue puis(|ue par l'application que j'ai donnée au rétablissement de mes forces maritimes j'aurai la satisfaction de faire voir à toute l'Europe ([ue je ferai suivre une flotte liollandoise dès la sortie de leurs ports |)ar une de mes armées jus(|ues dans le Détroit, et (|u'une autre, en même temps, viendra au devant d'elle pour la combattre, en ras ([u'elle ait évité la rencontre de la première. Ils peuvent juger du ^ré que je leur saurai si, par leur valeur et par leur

expérience et le bonheur qui accompagne partout mes armes, ils parviennent à défaire cette armée, ce que j'espère avec d'autant plus de raison que dans le Levant et dans le Ponant, depuis deux ans, mes vaisseaux n'ont point hésité à combattre les ennemis forts ou foibles, et ont remporté sur eux des avantages considérables.

DXLVl.

Louis XIV au duc de Vivonne.

Versailles, 11 août 1677.

Louis XIV avertit Vivonne que le traité entre les Espagnols et les Hollandais est « entièrement rompu » et qu'aucun vaisseau hollandais ne passera dans la Méditerranée.

Les Espagnols ont traité avec des armateurs hollandais pour envoyer cinq vaisseaux à Naples qui empêcheront le commerce de Messine'. — (Arch. nat., Marine, 0^35, fol. 244.)

1. Par une lettre du 13 août, Louis XIV ordonnait à Vivonne de s'appliquer uniquement à détruire ce qui restait des vaisseaux et galères des Espagnols, « ce qui vous donnera beaucoup de facilité pour la conquête de la Sicile puisqu'il leur sera très difficile pour ne pas dire impossible de transporter des troupes d'un autre État de la couronne d'Espagne en Italie ». Il comliattra les cinq frégates hollandaises qui sont dans l'Archipel. 11 devra renvoyer dix vaisseaux en France (Arch. nat., Marine, B» 35, fol. 247 et 249).

Les 23 août et 3 septembre, le roi avisait Vivonne de diverses mesures prises en vue du départ et de l'escorte du convoi de ravitaillement et lui donna des ordres relatifs aux prises faites par les corsaires français le long des côtes de l'État romain et dans l'Adriatique [Ibid., fol. 255 et 272).

Page 1