‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 15 sur 171 · juin. Lettre n" LXXXVIII (p · texte numérisé non relu

juin. Lettre n" LXXXVIII (p

INTRODUCTION. xxi

lie sentiment, il ne pût rien arriver aux dites troupes' ». De toutes laçons, il lui était impossible à ce moment de renforcer encore le corps que commandait Vivoune.

La diplomatie ferait-elle à l'égard des SicUiens et des Napolitains ce que les faibles moyens du roi à Messine ne pouvaient accomplir? Les Siciliens ne ce.ssaient d'affirmer qu'ils se révolteraient contre les Espagnols si Louis XIV leur envoyait un prince sous l'autorité duquel ils constitueraient un royaume autonome. On parla du duc du Maine-, de Monsieu^^ du comte de Vermandois, d'un prince de Conti. Il fut même question d'un prince de la maison de Savoie''. Louis XIV, sans désigner personne, lit, en octobre 1075, aux Siciliens la promesse de leur donner un prince de son sang. Mais cette déclaration théorique n'amena pas le soulèvement que le duc d'Estrées et son frère le cardinal, plus que tout autre, espéraient. La raison s'aperçoit aisément. Cette déclaration n'était pas appuyée par la force. La vue des troupes insuffisantes, dont Vivonne disposait, faisait soupçonner que Louis XIV ne ferait jamais grand sacrifice pour les Siciliens. Ceux-ci donc avaient aussi peu de confiance en Louis XIV que Louis XIV témoignait peu de confiance en eux.

L'année 1676 débuta par une offensive des Espagnols contre Messine. L'ennemi voyait les troupes de Vivonne dispersées en des garnisons isolées et très peu nombreuses et la plus grande partie de l'armée navale hors des mers de Sicile, mais surtout il avait l'appui de Ruyter et de la flotte hollandaise, dont la navigation jusque dans la

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