‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 16 sur 171 · Cf. p. 171, note · texte numérisé non relu

Cf. p. 171, note

■4. C. Rousset, t. TI. p. -iOT-iOS.

XXII INIUUDIjCTION.

Méditerranée avait été suivie comme pas à pas par les agents de Louis XIV'. Vivonne avait été tenu au courant de soQ avance, de sa prochaine arrivée, et le roi témoignait de quelque inquiétude au sujet du combat naval qu'il allait avoir à livrer, recommandait à Vivonne de prendre le commandement effectif de la flotte que Du (Juesne amenait en toute hâte.

L'alerte fut chaude. Le poste de Gesso et quelques villages furent perdus (2 janvier). Messine même fut directement menacée et Augusta inquiétée-. Vivonne reconnaissait la gravité de la situation, la peine qu'il aurait à défendre ces deux villes, et envoyait à la cour des messages alarmants. A Messine, tout le monde était mécontent. Certains notables conspiraient'. Les soldats, aidés par les Messinois, désertaient*. Les subordonnés de Vivonne accusaient leur chef de négligence, d'incurie, de corruption même à propos des blés et surtout de la présentation ou nomination k certaines charges messinoises alors vacantes. Des intrigues se nouaient ; l'une d'elles faillit interposer Vallavoire entre Vivonne et le Sénat en lui faisant conférer le rang de stratigo. Colbert de ïerron, dès le premier jour, n'avait cessé de manifester sa mésintelligence à l'égard du vice-roi. Vivonne s'en plaignait vivement k Louvois'', k Seignelay, à Du Fresnoy, le premier commis

1. Sur l'intervention de la flotte hollandaise dans la Méditerranée en 1676, voir les doenments puhliés par C'oleubrander, Bescheiden uit vreemde archieven omirent de groole Nederlandsche Zeeoorlogen, t. Il (1919), p. 365 et suiv.

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