DXLIX
Le duo de VivoxNE a Loirvois.
Mossînc, 23 spplcmbre 1677.
L'armée .-omman.l.-.c par Casnux assii-g.- le chàlcau
de Calatabiam, cl man.|iip d'arlillcrie '. Vivonnc, à la
demande de Casaux, lui en a envoyé, mais le vent n'a pas
permis aux galères de sortir du port pour accompagner la
l,ar.|ue chargée des canons. Pendant ce temps, la moitié
de l'armée assiégeante est tombée malade à cause du
« mauvais air », les oinciers plus encore que les soldats.
Vivonne lui écrit de changer son camp et de reUirder le
siège de Calatabiano. Les pluies (jui sont venues vont
rafraîchir l'air et faire pousser l'herbe dont la cavalerie
marupie.
transmettant un extrait d'une lettre du duc d'Estrées qui dénonçait un complot contre Messine (Arch. de la Guerre, vol. 527, fol. 510-511). , . , „ ,•
1. Au cours de celte expédition dans la plamc de Mascali, au nord de C.atane, Casaux fit attaquer un corps ennemi composé d'un régiment allemand, d'un régiment corse et de quelques Siciliens par un délarlieraent commandé par Chastenct, «lu'il soutint de prés. Cl.astonel lut tué dés le début de Taction. Len'ort des Français fil plier les Espagnols qui s enfuirent.
Une lettre du général de cavalerie Diego de Rrancamonte au vice-roi espagnol (15 septembre, Catane) relate ce combat au Belvédère, où les Français furent vainqueurs. Les Espagnols eurent d'après lui soixante morts et blessés, les Français trente raorls et soixante blessés (Guardionc, op. cit., Documenti, p. 3G7). Les Français firent en outre plusieurs prisonniers. Pendant ce temps, les prétentions de Brancamonte irritaient la garnison de Catane au point de provoquer la démission de tous les mestres de camp et des capitaines (Ca;e«c, de Siaples, 13 octobre).
« M. d'Audijos' étant mort d'une fièvre chaude en quatre jours, je vous prie très humblement, Monsieur, de vouloir demander au roi son rég^iment en ma faveur. Vous savez que je n'ai pas la main mauvaise pour faire les régiments bons. Je suis assuré que celui là profitera beaucoup entre mes mains, aussi bien qu'a fait le régiment de Vivonne, ainsi que vous pourrez le savoir de ceux cpii sont ici et ceux que j'ai eus autrefois... » Si le roi le lui accorde, Vivonne demande qu'il y ajoute deux compagnies et lui envoie de quoi les monter. — (Arch. de la Guerre, vol. 610 n° 35.)