‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 20 sur 171 · Lettre n" CUXCVIL · texte numérisé non relu

Lettre n" CUXCVIL

IMUUUUCTION. XX^'"

les troupes que l'on vous envoie ne sont pas les meilleures du royaume, mais, comme dans une si grande guerre que ceUe ci il n'est pas possible de faire tout ce que l'on veut, c'est à vous, Monsieur, avec ce que Sa Majesté vous peut envoyer, d'entreprendre les choses qui seront possibles et jioint davantage'. »

Vivouno réagit contre son découragement et, dès le début de l'automne 167(5, organisa une expédition contre Syracuse, mais le vent du sud et le mauvais temps le contrarièrent. Il se dédommagea en enlevant bi-illammentTaormina, malgré les difficultés du terrain, et, en novembre, Scaletia, dont le siège fut très dur. La chute de ces deux places eut pour heureux effet de dégager Messine ; plusieurs petites places se rendirent et les Espagnols abandonnèrent Gesso. « Le roi est maître de soixante milles de eûtes », écrivait Vivonne à Louvois.

Ces succès eurent un contre-coup plus lointain encore. Us encouragèrent la cour à faire des sacrifices en faveur de Messine : « Présentement que les conquêtes que vous avez faites ont mis Sa Majesté en état de pouvoir espérer des avantages réels des dépenses et des efforts qu'EUe ferait pour vous secourir, écrivait Louvois à Vivonne, EUe a pris la résolution de faire une véritable guerre en Sicile, en a résolu les moyens et m'a chargé de prendre les mêmes soins pour cet emploi que mon devoir et mon inclination m'obligent à prendre à la guerre qui se fait ailleurs-. » Cette résolution du roi se manifesta par l'envoi immédiat d'un nouveau renfort, efficace celui-là, composé de vieilles troupes aguerries et commandées par de bons officiers. Vivonne pouvait agir; il devait même agir vite, profiter

i. Leltre no UUCXIII Icf. p. 408).

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