‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 22 sur 171 · Le jeune Brienne, Mi-moirea, t. IH, p · texte numérisé non relu

Le jeune Brienne, Mi-moirea, t. IH, p

3. Commandé parCogolin. Cf. les lettres de l'intendant Arnoul à Colbert (1"' mars 1078) aux Aroli. nat., A/acmc, B2-29, fol. 184 et -207.

XXXII INTRODUCTION

seau qui a dit cette nouvelle, car il n'est pas venu de courrier'. »

Entre temps, La Feuillade concentrait ses troupes, les embarquait, donnait asile sur ses vaisseaux aux Messinois qui, par crainte des Espagnols, désiraient se réfugier en France^ et revint sans encombre en Provence'. « La FeuiUade a été reçu du roi à merveille, écrivait M'"" de Scudéry h Bussy, le 23 avril. On est fort content de la manière dont il a retiré sies troupes à Messine. Vivonne en est bien content aussi, car il n'avoit pas envie de jouer ce personnage là*. »

Nous avons cherché à indiquer ici dans leurs grandes lignes et en utilisant surtout la correspondance de Vivonne les diverses phases de l'expédition en Sicile, les changements d'opinion et d'intentions du roi à son égard.

La campagne de Messine ne devait être au début qu'une diversion, et, malgré les projets de conquête dans les Deux- Siciles qui furent par moments caressés, elle ne fut qu'une diversion. Diversion utile, certes, qui causa aux Espagnols de gros soucis et de grands embarras, les obligea à demander aux Hollandais le secours de leur flotte et les empêchait de les soutenir sur le continents Cette diversion per-

1. Correspondance de Bussy-Rabutin, t. IV, p. 80. Vivonne à son retour obtint le commandement d'une armée en Flandre et reprit à la cour sa place de brillant courtisan.

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