La compagnie de ['ourlaville
[lf,761 r>U MARÉCHAL DE VIVONNE. T
de Cliampa',m(! ni les trois de Normandie que vous demandez. Il vandroit beaucoup mieux que vous gardassiez le (létacliernenl\ car les troupes. Monseigneur, (jue je vous envoie d'ici, ne vaudront |)as celles du détachement.
Vous aurez appris. Monseigneur, par le courrier que M. lie l>hérY vous a envoyé ce matin, comme les ennemis ont abandonné Gesso et (ju'ils ont le plus ruiné qu'ils ont pu ce (|u'ils avoient l'ait, principalement le côté qui regarde la |)laine de Milazzo. Pour le fort qu'ils ont fait, ils ont fait jouer (|nel(iues fourneaux qui n'ont pas fait grand mal. Ils ont désarmé tous les habitants et même ont brûlé quelques maisons. A la tour San Rizzo, ils avoient préparé pour la faire sauter, mais les Messinois, pour prendre quelque chose, ils y ont été et ont ôté la mèche et ont pris sept barils de poudre.
M. de Lhéry avoit donné ordre à M. de Monderval d'v laisser (quelques uns s'ils le jugeoient à propos ; lecjuel V étoit allé avec trente maîtres et cinquante soldats pour en savoir la vérité et vous en pouvoir, Monseigneur, rendre un compte exact. L'on y a laissé seulement un sergent et dix hommes et j'y ferai aller un officier jusques à ce que vous voulez que l'on fasse sur ce chapitre.
Tous les villages circoiivoisins sont venus ici, Monseigneur, pour vous rendre leurs hommages, tant ceux de Castanea que des environs. Ceux de Gesso demandent votre protection. Les dragons sont débarciués et ont pris le même logement qu'ils
1. Il s'afril du di'tacliciiicnl d'iiifanlcrip des vaisseaux.
avoient avant que d'aller à Augusta. Vous n'avez point envoyé d'ordre pour eux.
M. le chevalier Duc, qui vient de débarquer, partira demain au point du jour pour se rendre, Monseigneur, là où votre ordre lui ordonne. Si vous nous laissez les dragons, mandez, Monseigneur, à M. l'intendant, où vous souhaitez qu'ils soient logés. Pour Messine, est toujours. Monseigneur, dans l'état (juc vous le pouvez souhaiter, et y demeurerons avec toute la vigilance possible, étant avec tout le respect imaginable...