‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 28 sur 171 · CCCXXVIII · texte numérisé non relu

CCCXXVIII

Le Sén.\t de Messine au duc de VrvOiWE.

Messine, 25 octobre 1676. ^ Résumé d'une lettre par laquelle le Sénat se réjouit de

1. Les troupes qui faisaient la campagne étaient appauvries par la désertion. Le 26 octobre, le duc de Camastra écrivait au Sénat de Caltagirone de loger soixante-douze soldats français déserteurs qui étaient venus du camp français à Syracuse et se transportaient à Palerrae (Guardione, op. cit.. Documenli, p. 347).

la prise (le Taormina ' et donne avis de la consignation qu'il a faite de deux canons suivant les ordres de Vivonne. Il avise le maréchal que Scaletla manque de vin cl d'eau, et confirme l'abandon de Gcsso par les ennemis. Plusieurs vdlages ont offert de se rendre. - (Ms. de Polignac, année 1676, n" 109.)

Avis DES CMMT.UXES KT DES PILOTES DES OALÈHES. Messine, 25 octobre 1676.

Les capitaines de galères, rassemblés sur la Patronne par La Brossardlère, chef d'escadre, sont d'avis qu'il faut coa-

1 Sur la prise de Taormina IVpée à la main et celle des bagages de don Diego Brancamonte, général de la cavalerie espa-nole (le 19 octobre), voir la lettre de Vallavoire à Louvois (Arch. de la Guerre, vol. 511, n° 43 ter), le rapport du comte de Prades publié par C.uardione [op. cit., p. 252), et surtout celui de Vivonne au roi, du 1.3 novembre, où toute l'action est rapportée en détail (cf. n" CCCCXllI). A cette occasion, la Gazette publia le 9 décembre un extraordinaire : La prise de Scalelta, de Tauormina, du cl,a!<teaii de ta Molle, et de quelques autres places par le maréchal de Vhonne, général des galères de France et vice-roi de Sicile.

Malgré les difficultés du terrain, Taormina fut prise sans trop deflbrls. La garnison espagnole, commandée par don Carlo Ventimiglia, comte de Prades, était très faible. Des 2 000 soldats qu'elle comptait, le marquis de Castel Rodrigo n'avait laissé que 250 hommes environ. 1500 avaient été appelés à Catane et 250 dispersés dans la plaine de Mascali. Au contraire, La Villedieu disposait de 1 500 hommes.

Le comte de Prades divisa ses troupes en quatre groupes. L'un défendait Oallodoro, le second a Saint-Dominique bomiiardait les positions françaises de Giardini, le troisième gardait les chAteaux de Schiso et de Mola, le quatrième attendait l'ennemi (Cardona, op. rit., p. 79).

suller sans retard les pilotes des galères au sujet du retour en Provence et demander à Vivonne de « donner le congé des dites galères >> ou do prendre les njesurcs nécessaires pour les faire hiverner.

Les pilotes royaux, conseillers pilotes et pilotes particuliers des galères, assemblés en conseil sur la poupe de la Patronne le même jour, sont unanimes à déclarer qu'il faut ramener les galères en France en toute diligence a et profiter du reste de cette lune pour passer les canaux dangereux qu'il y a d'ici <n Cività Vecclna, attendu (jue la saison est fort avancée et que les vents de Labèche, traversiers de côte, commencent h régner. » En novembre, il serait trop tard pour retourneren France. — (Ms. de Poiignac, année 1676, n"' 145 et 146.)

Du QUESNE .vu DUC DE VlVONNE.

26 octobre 1676.

Du Quesne rend compte à Vivonne de ses actes et conseille de prendre Scaletta sans retard. — (Ms. de Polignac, année 1676, n« 110.)

J'airivai hier à propos pour l'exécution de vos ordres, car en vérité l'on n'y voyoit guère de disposition. Quand j'appris qu'il devoit partir quatre galères pour vous porter ces otizes compagnies \ je délibérai, pour plus de diligence, de tenir prêtes toutes les chaloupes des vaisseaux qui dévoient envoyer leurs détachements pour être i^emorquées par les dites galères; mais plusieurs ditticultés les ont empêchées de sortir. Même il leur fut proposé,

Page 1