‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 4 sur 171 · Voir, p. la, noie I, le passage enlier de cette lettre · texte numérisé non relu

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INTUODUCTION. "^

ment ou la lenteur de l'exécution, ces diverses campagnes échouèrent assez misérablement. Dans la Méditerranée italienne, les armes de Louis XIV, pendant la première partie de son règne, jouèrent de malheur'.

En 1674, la situation n'était pas sans présenter certaines analogies avec ceUe où s'était trouvé Louis XIV en 1647. Comme alors une guerre continentale était engagée, la France était aux prises avec l'ennemi sur plus d'un point, la population d'une ville italienne sujette de l'Espagne se révoltait, appelait le roi de France à son recours, et l'ambassadeur à Rome poussait à une intervention.

Les hésitations de Louis XIV, les méfiances de Pomponne cédèrent devant le désir de ne pas laisser échapper l'occasion qui s'offrait de faire une utile diversion et d' « obliger les Espagnols, intéressés à la conservation d'une ile où leurs plus grands seigneurs avaient leurs plus riches domaines, h consacrer à sa défense l'argent et les hommes destinés d'abord aux Pays-Bas et h la Catalogne, tandis qu'a suffisait d'un très petit nombre de troupes françaises à Messine pour tenir en échec des forces dix fois plus considérabIes-2 ». Il semble de plus que Seignelay se montra, dès le début, grand partisan d'une intervention, représentant même à Louis XIV que la conquête de la Sicile entière, plus aisée qu'on ne voiûait le croire, lui donnerait l'empire de la Méditerranée. Il exposait aussi à son père que de grands succès maritimes contre-balanceraient avec avantage le prestige et l'autorité que Louvois pouvait retirer d'une guerre continentale et de grands suc-

1 Sur c.-s .livcrses exiRHliiious, cf. Ch. de la Roucière, Histoire de la marine fraw:aise, l. V (La guerre de Trenle ans. Colberl). paru (en 19-20) au moment où le présent volume achevait de s'imprimer.

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