‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 5 sur 171 · C. Roussel, Histoire de Louvois. t. II, p · texte numérisé non relu

C. Roussel, Histoire de Louvois. t. II, p

X INTRODUCTION

ces militaires'. Il est, de plus, vraisemblable qu'il était secondé en cela par deux alliées. M"" de Montespan et de Thianges, qui formaient avec lui ce qu'on appelait la coterie messinoise'^. Vivonne, alors sur les côtes de Catalogne, se rattachait-il à cette coterie messinoise? C'était son intérêt et Vivonne n'était pas homme h le négliger.

Mais ce fut surtout une lettre envoyée au roi par d'Estrées qui détermina Louis XIV. En effet, alors que le 31 il était encore peu disposé à intervenir^, il écrivait à son ambassadeur, le 7 septembre, qu'il était décidé à secourir Messine. Il disait vrai; depuis peu de jours sa résolution était prise ; le 3 septembre, il avait notifié au chevalier de Valbelle qu'il l'avait choisi pour commander l'escadre destinée à Messine. Le lendemain il avertissait Vivonne qu'il voulait faire partir avec la plus grande diligence possible une escadre de six vaisseaux et trois brûlots « en attendant que je puisse leur envoyer des secours plus considérables, après que j'aurai été informé de ce que les deux habitants de cette ville qui sont à présent à Marseille auront à me faire savoir^ ».

L'expédition décidée le 3 septembre était essentiellement une diversion. Le roi ne lui accordait alors que ce caractère.

1. C. Roussel, Histoire de Louvois, t. II, p. 380. — A propos lie la chaude réception d'une escadre française à Messine en 1671, M. Ch. de la Roncière, dans son Histoire de la marine française, t. V, rappelle (p. 598) l'affirmation de l'ambassadeur vénitien, Giovanni Morosini, que lu but secret de Uolbert était de réserver sa flotte pour de grandes entreprises à la mort du roi catlioli(|ue en vue de la conquête de Naples et de la Sicile. Cf. Relations des ambassadeurs vénitiens, série II (France), t. III, p. 215.

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