La Mole, dans le texte
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ne sont point en fiai de lirer, d'autres tous pieds nus qui à |)eine peuvent tnarclier pour monter la garde.
Quand vous dites, Monseigneur, que les ennemis n'ont pas moyen de nous venir atta(|uer, je ne vois pas ce qui leur manque, étant bientôt assemblés en grand corps de troupes.
Je vous ai déjà mandé (|ue le vice roi assemble toutes ses garnisons, ([u'il les faisoit venir de ce côté ici et qu'il éloit résolu d'altac|uer Taormina. Cette nouvelle m'a été encore confirmée ce matin et que le vice roi arriva hier au soir à Aci^ Vous y donnerez les ordres qu'il vous plaira. J'ose vous dire que vous ne connoissez point l'état de Taormina, et je vous dirai pour la dernière fois ijuc c'est un poste insoutenable dans l'état oii il est, à moins qu'il n'y ait pour le moins une l'ois autant de monde qu'il n'y en a, afin qu'on puisse travailler à la rajuster et à la mettre en état.
Si j'ai été assez heureux que d'avoir repoussé deux fois les ennemis, parce qu'ils n'avoient pas su prendre leur parti, et j'observe leur démarche (sic). J'ai pris la résolution d'aller au devant d'eux, ce ([ui ne se peut pas toujours l'aire, s'ils viennent surtout, comme ils peuvent aisément, par plusieurs côtes et à une autre heure ; quand ils voudront peu à peu s'approcher de cette ville, quelque monde qu'il put y avoir, on ne sauroit les en empêcher. 11 n'est |)as possible, s'ils veulent venir, comme je viens de dire, de garder non seulement les avenues, mais même les faubourgs. Je ne sais. Monseigneur, si vous avez bien considéré l'état et la situation des murailles et des portes de cette ville. Quelque monde que vous y ayez dedans, il est presque impos-