‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 76 sur 171 · Voir la réponse n" CCCCXXXIX · texte numérisé non relu

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2. Ils commandaient respectivement le Grand, le Prudent et le Vaillant.

[1677] DU MAnKClIVI. DE VIVONNE. 157

peu de chose auprès des ^'rands besoins que ce vaisseau a d'un radoub fait avec loisir, sans quoi il sera tout à fait hors de service, et ce seroit dommage de le laisser lombor, ayant de hoiuies (lualitrs.

Mais, Monsei^^neur, ayant re(.-u par la m(''mo tartane un avis très important qui vous a été adressé de Livourne, comme il est arrivé aux côtes d'Italie huit vaisseaux de guerre espagnols partis de Palerme, les- (|U('ls doivent charger de l'infanterie à Final* pour la porter en Sicile, aussitôt j'ai changé de dessein de la proposition (|ue je faisois de croiser de<,'à jusques à la tin de ce mois pour me rendre au plus tôt à Messine, où je ne doute pas que vous n'approuviez que tous les vaisseaux (jui sont en état de naviguer ne fassent toute diligence pour embaniuer leurs vivres jusques à la fin de mars, atiii d'aller chercher ces dits vaisseaux espagnols où il est dit qu'ils seront, ou sur la route à leur retour. La chose est d'importance de les rencontrer ou au moins de rompre ce coup là. Et comme il arrivera que les Espagnols obligeront les Génois par toute sorte de moyens d'avoir à leur serNÎce leurs gros vaisseaux qui sont tous armés, ainsi j'espère que sur cet avis vous n'aurez pas laissé partir le Pompeux, que j'ai appris qui avoit obtenu congé pour aller à Toulon. En vérité, je m'étonne fort comme M. de Valbelle se commet dans cette occasion d'abandoimer ces mers et vouloir, à son compte, risquer son màt à ce dessein, (jui mai-(|ue pourtant bien la confiance qu'il y prend, puisqu'il seroit très marri de penser seulement (ju'il rompit à la route.

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