Cf. U. Roussel, op. cit., t. II, p. 38t
2. Il devait y avoir à Messine, en avril 1075, 12 vaisseaux, 24 galères et 2 500 hommes de troupe.
XIV INTRODUCTION
père et moi pourrons faire pour votre satisfaction, nous le ferons sans réserve'. » Il pouvait écrire le surlendemain : « Vous ne devez pas douter que Sa Majesté ne vous accorde le commandement de terre et de mer, mais je vous prie de n'en point parler encore. » Et, enfin, le 21 décembre : « Je vois que vous êtes déjà informé que Sa Majesté vous donne le commandement des troupes de mer et de terre et que vous êtes bien persuadé de la joie que j'en ai eu^. »
La nomination de Vivonne, en effet, s'explique et l'intervention de Seignelay ne dut pas être aussi indispensable que le laisse penser Camille Rousset. 11 fallait un officier de marine qui fût aussi un officier de l'armée de terre. Or, Vivonne, lieutenant général dans l'armée de terre et vice-amiral du Levant, était l'un et l'autre. Il fallait un grand personnage. Vivonne, frère de M'""' de Moutespan et de Thianges, ancien enfant d'honneur de Louis XIV, comblé de dignités et de faveurs, très bien en cour et . depuis longtemps habitué au coimnaudement, répondait aux exigences voulues. Enfin, les Messinois ne lui avaientils pas adressé dès les premiers jours de l'insurrection des ambassadeurs, ne continuaient-ils pas à se mettre sous sa protection, à lui adresser des suppliques'*? Vivonne n'était-il pas au courant de tout ce qui concernait Messine et n'avait-il pas été intéressé directement, en raison de sa charge, à l'armement et h l'expédition des vaisseaux de Valbelle et de Vallavoire?
Vivonne, nommé vice-roi par Louis XIV pour donner