CCLXXXVI
A GEORGE SAND
Paris, samedi soir.
Chère maître.
Je maudis une fois de plus la manie du dramatique et le plaisir qu'éprouvent certaines gens à annoncer des nouvelles considérables! On m'avait dit que vous étiez très malade. Votre bonne écriture est venue me rassurer hier matin, et ce malin j'ai reçu la lellre de Maurice, donc Dieu soit loué !
Que VOUS (lire <le moi? Je ne suis pas raide, j'ai... je ne sais quoi. Le bromure de potassium m'a calmé et donné un eczéma au milieu du front.
Il se passe dans mon individu des choses anormales. Mon aflaissement psychique doit tenir à quelque cause cachée? Je me sens vieux, usé, écœuré de tout. Et les autres m'ennuient comme moi-même.
Cependant je travaille, mais sans enthousiasme : comme on fait un pensum, et c'est peut-être le travail qui me rend malade, car j'ai entrepris un livre insensé.
Je me perds dans mes souvenirs d'enfance comme un vieillard... je n'attends plus rien de la vie qu'une suite de feuilles de papier à barbouiller de noir. Il me semble que je traverse une solitude sans fin pour aller je ne sais où. Et c'est moi qui suis à la fois le désert, le voyageur et le chameau.
Aujourd'hui j'ai passé mon après-midi à l'enterrement d'Amédée Achard, funérailles protestantes aussi bêtes que si elles eussent été catholiques. Tout Paris et des reporters en masse!
Votre ami Paul Meurice est venu, il y a huit jours, me proposer de « faire le Salon « dans le Rappel. J'ai dénié l'honneur, car je n'admets pas que l'on fasse la critique d'un art dont on ignore le technique ! Et puis, à quoi bon tant de critique !
Je suis raisonnable. Je sors tous les jours, je fais de l'exercice, et je rentre chez moi las, et encore plus embêté, voilà ce que j'y gagne. Enfin votre troubadour (peu troubadouresque) est devenu un triste coco.
C'est pour ne pas vous ennuyer de mes plaintes que je
VOUS écris mainlenanl si rarement, car personne plus que moi n'a conscience de mon insupporlabilité.
Envoyez-moi Fiamarande, ça me donnera un peu d'air.
Je vous embrasse tous, et vous surtout, chère maître, si grand, si fort et si doux. Votre Cruchard de plus en plus fêlé, si fêlé est le mot juste, car je sens le contenu qui fuit.
CGLXXXVII
A GUSTAVE FLAUISERT
20 février.
Te voilà donc tout malade, cher vieux? Je n'en suis pas inquiète puisqu'il ne s'agit que de nerfs et de rhumatismes, et que j'ai vécu soixante-dix ans avec toute cette frapouille sur le corps, et que je suis encore valide. Mais je suis triste de te savoir ennuyé, souffrant et l'esprit tourné au noir comme on l'a nécessairement quand on est malade.
Je savais bien qu'un moment viendrait oîi on te prescrirait de marcher. Tout ton mal vient de l'absence d'exercice, un homme de ta force et de ta complexion aurait dû vivre dans la gymnastique.
Ne rechigne donc pas sur l'ordonnance très sage qui te condamne à une heure de promenade chaque jour.
Tu t'imagines que le travail de l'esprit n'est que dans le cerveau, tu te trom})es joliment, il est aussi dans les jambes.
ET GLSTAVE FLAUBERT 419
Dis-moi (lue (iiiinze jours de ce régime t'ont guéri, ça va arriver, j'en suis sûre.
Je t'aime et je l'embrasse en compagnie de ma nichée. Ton vieux troubadour.
CCLXXXYIII
Noliant, 25 mars 1875.
Ne t'inquiète pas de moi, mon Polycarpe. Je n'ai rien de grave, un peu de grippe et ce bras droit qui ne marche guère mais dont l'électricité viendra à bout. On pense que c'est un effort.
Je me tourmente de toi davantage, bien que tu sois dix fois fort comme moi, mais lu as le moral affecté tandis que le mien prend son [larti de tout, lâchement si tu veux, mais c'est peut-être une pliilosophie, de savoir être lâche plutôt que fâché.
Écris-moi donc, dis-moi que tu sors, que tu marches, que tu vas mieux. — J'ai fini de revoir les épreuves de Flamarande . C'est le plus ennuyeux de la besogne.
Je t'enverrai le livre en volumes, je sais que lu n'aimes pas à lire par petits morceaux.
Je suis un peu fatiguée, pourtant j'ai envie de recommencer autre chose. Tant qu'il ne fait pas chaud pour sortir, je m'ennuie de n'avoir pas quebjue chose en train.
Dans le nid, tout va bien sauf quelques rhumes. Le lirintemjis est si grinchu cette année! Enfin le pâle soleil
redeviendra le cher Phebiis-AppoUo à la brillante crinière et tout ira bien.
Aurore devient si grande qu'on s'étonne de l'entendre rire et jouer comme un enfant, toujours bonne et tendre, l'autre driMette et facétieuse toujours.
Parle-nous de loi et aime-nous toujours comme nous t'aimons.
Ton vieux troubadour.
GGLXXXIX
A GUSTAVE FLAUliERT
Noliant, 1 mai IS"!').
Tu me laisses donc sans nouvelles de toi? Tu dis que tu aimes mieux te faire oublier que de te j)laindre sans cesse, comme c'est très inutile et qu'on ne t'oubliera pas, plains-toi donc, mais dis-nous que tu existes et que tu nous aimes toujours.
Comme tu es d'autant meilleur que lu es plus grognon, je sais que lu ne te réjouiras pas de la mort de ce pauvre Michel. Pour moi c'est une grosse perte dans tous les sens, car il m'était absolument dévoué et me le prouvait à toute heure par des soins et des services sans nombre.
On va bien ici, je suis en bon élat depuis qu'il ne fait plus froid et je travaille beaucoup. Je fais aussi beaucoup d'aquarelles, je lis VIliade avec Aurore qui ne veut pas d'autre traduction que celle de Leconte de Lisle, prétendant qu'on lui gâte son Homère avec des à peu près.
L'eiifanl esl un singulier mélange de précocité et d'enfantillage. Elle a neuf ans et elle est si grande qu'on lui en donne douze. Elle joue à la poupée avec passion, et elle est littéraire comme toi et moi, tout en apprenant sa langue qu'elle ne sait pas encore.
Es-tu encore à Paris par ce beau temps? Nohant est maintenant ruisselant de Heurs, de la cime des arbres aux gazons; Croisset doit être encore plus joli car il est frais, et nous, nous nous débattons contre la sécheresse devenue chronique en Berry. Mais si tu es encore à Paris, tu as sous les yeux ce beau parc de Monceau où tu te promènes, j'espère, car il le faut. La vie est à ce prix, marcher !
Ne viendras-tu pas nous voir? Que tu sois triste ou gai, on l'aime de même ici et on voudrait que l'affection fût pour toi quelque chose, mais on t'en donnera et on t'en donne sans conditions.
Je pense aller le mois prochain à Paris, y seras-tu?
G. SANU.
CGXC
A GEORGE SAND
Croisset, 10 mai ISIS.
Une goutte errante, des douleurs qui se promènent partout, une invincible mélancohe, le sentiment de « l'inutilité universelle » et de grands doutes sur le livre que je fais, voilà ce que j'ai, chère et vaillant maître. Ajoutez à
cela des inquiétudes d'argent avec des retours mélancoliques sur le passé, voilà mon état, et je vous assure que je lais de gi-ands efforts pour en sortir. Mais ma volonté est fatiguée. Je ne puis me décider à rien d'effectif. Ah! j'ai mangé mon pain blanc le premier et la vieillesse ne s'annonce pas sous des couleurs folichonnes. Depuis que je fais de l'hydrothérapie, cependant, je me sens un peu moins vache, et ce soir, je vais me remettre au travail, sans regarder derrière moi.
J'ai quitté mon logement de la rue Murillo et j'en ai pris un plus spacieux, qui est contigu à celui que ma nièce vient de retenir sur le boulevard de la Reine-Hortense. Je serai moins seul l'hiver jjrochain, car je ne peux plus supporter la solitude.
ïourgueneff m'a paru cependant très content des deux premiers chapitres de mon affreux bouquin. Mais Tourgueneff m'aime peut-être trop pour me juger impartialement.
Je ne vais pas sortir de chez moi d'ici à longtemjis, car je veux avancer dans ma besogne, laquelle me pèse sur la poitrine comme un poids de cinq cent mille kilogrammes. Ma nièce viendra passer ici tout le mois de juin. Quand elle en sera partie, je ferai une petite excursion archéologique et géologique dans le Calvados, et ce sera tout.
Non, je ne me suis pas réjoui de la mort de Michel Lévy et même j'envie celte mort si douce. N'importe, cet homme-là m'a fait beaucoup de mal. 11 m'a blessé profondément. Il est vrai que je suis doué d'une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire. Que ne suis-je organisé pour la jouissance comme je le suis pour la douleur 1
La page ([lie vous m'envoyez snv Aurore qui lil Homère m'a fait du Itieu. Voilà ce qui me manque : une iietile fille comme celle-là! Mais on n'arrange pas sa destinée, on la subit. J'ai toujours vécu au jour le jour, sans projets d'avenir et poursuivant mon but (un seul, la littérature) sans regarder ni à gauclic ni à droite. Tout ce qui était autour de moi a disparu, et maintenant je me trouve dans le désert. Bref, l'élément distraction me manque d'une façon absolue.
Pour écrire de bonnes choses, il faut une certaine alacrité ! Que faire pour la ravoir? Quels sont les procédés à employer pour ne pas songer sans cesse à sa misérable personne? Ce qu'il y a de plus malade en moi, c'est « l'humeur » ; le reste, sans cela, irait bien. Vous voyez, chère bon maître, que j'ai raison de vous épargner mes lettres. Rien n'est sot comme les geignards.
\r \V ccxci
Vj* A GUSTAVE FLAUBERT
Jeudi matin, 10 juin 1875.
Nous partons, Lina et moi, samedi matin et jusque-là nous sommes toujours en course. Si tu voulais venir dîner avec nous vendredi chez Magny à six heures, au moins on se dirait adieu. Tu serais libre à neuf heures car on se couche comme les poules pour partir le lendemain de bonne heure. Qu'en dis-tu?
Je t'aime de tout mon cœur.
GCXCII
Ami, j'irai à ton appel dès que tu me diras j'ai fini. Je t'embrasse et je t'aime.
G. SAND
Nohant, 15 août.
Mon pauvre cher vieux, j'apprends aujourd'hui seulement par une lettre de ce cher paresseux de Tourgueneff, le malheur qui frappe ta nièce. Est-ce donc irréparable? Son mari est tout jeune et intelligent, ne pourra-t-il pas recommencer, ou prendre un emploi qui lui rendra l'aisance? Ils n'ont pas d'enfants, il ne leur faut pas des millions pour vivre, jeunes et bien portants qu'ils sont tous deux. ïourguenefT me dit que ton avoir est entamé par cette débâcle. Si ce n'est qu'entamé seulement, tu supporteras cette grave contrariété en philosophe. Tu n'as ni vices à satisfaire, ni ambitions à assouvir, je suis sûre que tu arrangeras la vie pour la mettre au niveau de tes ressources. Le plus rude pour loi à sujiporter, c'est le chagrin de cette jeune femme qui est une liUe pour loi. Mais tu lui donneras le courage et la consolation, c'est le
momenl d'èlre aunlessus de tes propres ennuis, pour adoucir ceux des autres. Je suis sûre «{u'à Theure où je l'écris, tu as déjà calmé son esprit et attendri son cœur. Peut-être aussi le désastre n'est-il pas ce qu'il parait au premier moment. Il se fera une embellie, on trouvera un nouveau chemin, car c'est toujours ainsi et la valeur des hommes se mesure à leur énergie, à leurs espérances qui sont toujours un signe de force et d'intelligence. Plus d'un s'est vaillamment relevé. Sois sûr que de meilleurs jours viendront et dis-le-leur sans cesse, parce que c'est vrai.
Il ne faut pas que ta santé morale et physique soit éhranlée par cet échec. Pense à guérir ceux que tu aimes et oublie-loi, loi-mème. Nous y penserons pour toi et nous souiïrirons à la [)lace; car je suis vivement affectée de le voir un nouveau sujet de tristesse au milieu de ton spleen.
Allons, cher excellent vieux, ranime-loi, fais-nous un beau roman à succès, et pense à ceux qui t'aiment dont ton découragement conlriste et déchire le cœur. Aime-les, aime-nous, et tu retrouveras ta force et Ion entrain.
Nous l'embrassons tous bien tendrement. N'écris pas si cela t'ennuie, dis-nous seulement, je vas mieux et je vous aime
G. SANI)
CGXCIV
A GEORGE SAND
Mercredi.
Me pardonnerez- vous mon long retard, chère maître? Mais il me semble que je dois vous ennuyer avec meséter-
nelles jérémiades. Je rabâche comme un scheik! Je deviens trop bêle! J'assomme tout le monde. Bref, votre Cruchard est devenu un intolérable coco à force d'être intolérant. Et comme je n'y peux rien du tout je dois, par considération pour les autres, leur épargner les expansions de ma bile.
Depuis six mois principalement je ne sais pas ce que j'ai, mais je me sens profondément malade, sans pouvoir rien préciser de plus, et je connais beaucoup de gens qui sont dans le même état. Pourquoi? Nous souffrons peut-être du mal de la France; ici, à Paris, où bat son cœur, on le sent mieux qu'aux extrémités, en province.
Je vous assure qu'il y a maintenant chez tout le monde quelque chose de trouble et d'incompréhensible. Notre ami Renan est un des plus désespérés, et le prince Napoléon pense exactement comme lui. Ceux-là ont les nerfs sohdes, pourtant. Mais moi, je suis atteint d'une hypocondrie bien caractérisée. Il faudrait se résigner, et je ne me résigne pas.
Je travaille le plus que je puis afin de ne pas songer à moi. Mais comme j'ai entrepris un livre absurde par les difficultés d'exécution, le sentiment de mon impuissance ajoute à mon chagrin.
Ne me dites plus que « la bêtise est sacrée comme toutes les enfances », car la bêtise ne contient aucun germe. Laissez-moi croire que les morts ne « cherchent plus » et qu'ils se reposent. Ouest assez tourmenté sur la terre pour qu'on soit tranquille quand on est dessous. Ah! que je vous envie, que je voudrais avoir votre sérénité ! Sans compter le reste ! et vos deux chères petites que j'embrasse tendrement ainsi que vous.
ET GUSTAVE FLAUBEKT 427
A GUSTAVE FLAUBERT, A CROISSET
Noliant, 7 seplcinbre 1875.
Tu le désoles, tu te décourages, lu me désoles aussi. C'est égal, j'aime uiieux que lu te plaignes que de le taire, cher ami, et je veux que tu ne cesses pas de m'écrire.
J'ai de gros chagrins aussi et souvent. Mes vieux amis meurent avant moi. Un des plus cliers, celui qui avait élevé Maurice et que j'attendais ])our m'aider à élever mes pelites-filles, vient de mourir presque subitement. C'est une douleur profonde. La vie est une suite de coups dans le cœur. !\lais le devoir est là : il faut marcher et faire sa tâche sans contrisler ceux qui soulTrenl avec nous.
•le le demande absolument de vouloir et de ne pas être indifférent aux peines que nous partageons avec toi. Disnous que le calme s'est fait et que riiorizon s'est éclairci.
Nous t'aimons, triste ou gai.
Donne de les nouvelles.
G. s AND.
CCXCYI
N'oliant, 8 octobre 1875.
Allons, allons! la santé revient malgré loi }iuisque lu dors de longues nuits. L'air de la mer te force à vivre
et lu as l'ail un progrès, tu as renoncé à un sujet de travail qui n'aurait pas eu de succès. Fais quelque chose de plus terre à terre et qui aille à tout le monde. Dis-moi donc ce que l'on vendrait Croisset si Ton était obligé de le vendre. Est-ce une maison el jardin, ou y at-il une ferme, des terres! Si ce n'était pas au-dessus de mes moyens, je l'achèterais et tu y passerais la vie durant. Je n'ai pas d'argent, mais je lâcherais de déplacer un petit capital. Réponds-moi sérieusement, je t'en prie; si je puis le faire, ce sera fait.
J'ai été malade tout Tété, c'est-à-dire que j'ai toujours souffert, mais j'ai travaillé d'autant plus pour n'y pas songer. On doit reprendre en effet Villemer et Victorine au Ïhéàlre-Franrais. Mais il n'y a encore rien à l'élude, j'ignore à quel moment de l'automne ou de l'hiver je devrai aller à Paris. Je t'y trouverai dispos et courageux, n'est-ce pas? Si tu as fait par bonté et dévouement, comme je le crois, un grand sacrifice à ta nièce qui, en somme, est ta véritable fdle, tu n'en sauras plus rien et lu recommenceras ta vie comme un jeune homme. Est-ce qu'on est vieux quand on ne veut pas l'être? Reste à la mer le plus longtemps possible. L'important c'est de recrépir la machine corporelle. Il fait, chez nous, chaud comme en plein été. J'espère que tu auras encore du soleil là-bas. Apprends la vie du mollusque! ce sont des êtres mieux doués qu'on ne pense el j'aimerais bien à me promener avec Georges Pouchet, moi! L'histoire naturelle est la source inépuisable des occupations agréables pour ceux môme qui n'y cherchent que l'agrément, et si tu y mordais, lu serais sauvé. Mais, de toutes façons, tu le sauveras, car lu es-
quelqu'un et tu ne peux pas le détraquei- comme un simple épicier ruiné.
Nous t'embrassons tous du meilleur de nos cœurs.
CCXGVII
Nohant, 15 novembre 1875.
Te voilà donc à Paris, et tu as (juilté le logement de la rue Murillo? Tu travailles? bon espoir et bon courage! le bonbomme se relèvera. Je sais qu'on répète Victorine aux Français; mais j'ignore si j'irai voir cette reprise. J'ai été si malade tout l'été, et je souffre encore si souvent des entrailles que je ne sais pas si la force de me déplacer en biver me reviendra à pomt. Nous verrons bien. L'espoir de te trouver là-bas me donnera du courage ; ce n'est pas là ce qui me manquera, mais je suis bien détraquée depuis que j'ai passé ma septantaine, et je ne sais encore si je prendrai le dessus. Je ne peux plus marcher, moi qui aimais tant à me servir de mes pattes, sans risquer d'atroces douleurs. Je patiente avec ces misères, je travaille d'autant plus et je fais de l'aquarelle à mes beures de récréation.
Aurore me console et me charme; j'aurais bien voulu vivre assez pour la marier. Mais Dieu dispose, et il faut accepter la mort et la vie comme il l'entend.
Entin, c'est pour te dire que j'irai l'embrasser si la chose n'est pas absolument impossible. Tu me liras ce que lu as
commencé. En attendant, donne-moi de tes nouvelles; car je ne me déplacerai que pour les répétitions dernières. Je connais mon personnel, je sais qu'ils feront tous bien, selon leurs moyens, et que, d'ailleurs, Perrin les surveillera.
Nous te Oigeons tous bien tendrement et nous t'aimons. Grucbardou non.
G. SAND