‹ Correspondance entre George Sand et Gustave FlaubertChapitre 11 sur 73 · Henry Barrisse · texte numérisé non relu

Henry Barrisse

Je ne fais pas Montrevêche. Je te conterai ça. C'est toute une histoire. Je l'aime et je t'embrasse de tout mon coeur. Ton vieux

As-tu reçu mes brochures sur la faïence? Tu ne m'as pas accusé réception. C'était envoyé à Croisset au lendemain de ta dernière lettre.

14 mars 1867.

Ton vieux troubadour a encore été sur le flanc. A tout moment sa vieille guitare menace de se casser. Et puis il dort quarante-huit heures et il est guéri — mais faible et il ne pourra pas être à Paris le 16 comme il en avait l'intention. Maurice est parti seul tantôt, j'irai le rejoindre dans cinq ou six jours.

La petite Aurore me console de ce contre-temps. Elle gazouille comme un oiseau, avec les oiseaux qui gazouillent déjà c ,mme en plein printemps.

L'anémone Sylvie que j'ai apportée des bois dans le jardin et que j'ai eu de la peine à acclimater pousse enfin des milliers d'étoiles blanches et roses dans la pervenche bleue. Il fait chaud et moite. On ne peut pas casser sa guitare par un temps comme ça. A bientôt, cher bon ami.

G. SAND

LU

Vendredi, •22 mars 1S67.

Ton vieux troubadour est ici, pas trop patraque. Il ira dîner lundi chez Magny, nous conviendrons d'un jour pour dîner tous deux avec Maurice. Il est chez lui à cinq heures mais pas avant lundi.

Il trotte!

Il t'embrasse.

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