‹ Correspondance entre George Sand et Gustave FlaubertChapitre 26 sur 73 · G CORRESPONDANCE ENTRE GEORGE SAND · texte numérisé non relu

G CORRESPONDANCE ENTRE GEORGE SAND

nest qu'en s'isolant un peu qu'on retrouve en soi rêtre normal.

Je reprends ma lettre interrompue pendant deux jours par ma patte blessée qui me gêne fort.

Je ne vais plus en Normandie, mes Lambert que j'allais voir à Ypori reviennent à Paris et mes affaires m'y appellent aussi. Je te verrai donc la semaine prochaine probablement, et je t'embrasserai comme un gros fanfan à moi. Que ne puis-je mettre le vijage rose brun d'Aurore à la place du mien. Elle n'est pas ce qu'on appelle jolie, mais elle est adorable et d'une rapidité de compréhension qui nous étonne tous. Elle est aussi amusante dans son babil qu'une personne — qui serait amusante. — Je vas donc être forcée de me remettre à penser à mes affaires ! C'est la chose que j'ai en horreur et qui trouble réellement niC sérénité. Tu me consoleras en bavardant un peu avec moi, quand tu auras le temps.

A bientôt, bon courage au travail nauséeux des épreuves. Moi je sabre ça, mais il ne faut i>as faire comme moi.

Mes enfants t'envoient des tendresses et ton troubadour l'aime.

G. SAND

Samedi soir.

J'ai reçu tantôt des nouvelles de l'Odéon. Ils s'occupent 4e monter ma pièce ' et ne me parlent de rien autre.

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