‹ Correspondance entre George Sand et Gustave FlaubertChapitre 64 sur 73 · Henry Harrisse · texte numérisé non relu

Henry Harrisse

Simon écrivait mal. L'i, j'ai éclaté et je l'ai traité d'une façon telle qu'il ne recoraraencera plus devant moi l'éruclation de sa bêtise. C'était chez la princesse * à table; ma violence a jeté un froid.

Vous voyez que votre Gruchard continue à n'entendre point la plaisanterie sur la religion! Il ne se calme pas! au contraire!

Je viens de lire la Création naturelle de Haeckel, joli bouquin, joli bouquin! Le darwinisme m'y semble plus clairement exposé que dans les livres de Darwin même.

Le bon Tourgueneff m'a envoyé de ses nouvelles du fond de la Scylhie. Il y a trouvé le renseignement qu'il cherchait pour un livre qu'il va faire. Le ton de sa lettre est folâtre, d'où je conclus qu'il se porte bien. Il sera de retour à Paris dans un mois.

Il y a quinze jours, j'ai fait un petit voyage en basse Normandie, où j'ai découvert enfin un endroit propice à loger mes deux bonshommes. Ce sera entre la vallée de l'Orne et la vallée d'Auge. J'aurai besoin d'y retourner plusieurs fois.

Dès le mois de septembre, je vais donc commencer celte rude besogne! elle me fait peur; et j'en suis d'avance écrasé.

Comme vous connaissez la Suisse, il est inutile que je vous en parle et vous me mépriseriez si je vous disais que je m'y embête à crever. J'y suis venu par obéissance, parce qu'on me l'a ordonné, pour me dérougir la -face et me calmer les nerfs! Je doute que le remède soit efficace ;

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