‹ Correspondance entre George Sand et Gustave FlaubertChapitre 68 sur 73 · CORRESPONDANCE ENTRE OEORGE SAND · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE ENTRE OEORGE SAND

je traverse une solitude sans fin pour aller je ne sais où. El c'est moi qui suis à la lois le désert, le voyageur et le chameau.

Aujourd'hui j'ai passé mon après-midi à l'enterrement d'Amédée Achard, funérailles protestantes aussi hètes que si elles eussent été catholiques. Tout Paris et des reporters en masse!

Votre ami Paul Maurice est venu, il y a huit jours, me proposer de « faire le Salon » dans le Rappel. J'ai dénié rhoiineur, car je n'admets pas que Ton fasse la critique d'un art dont on ignore le technique! Et puis, à quoi bon tant de critique !

Je suis raisonnable. Je sors tous les jours, je fais de l'exercice, et je rentre chez moi las, et encore plus embêté, voilà ce que j'y gagne. Eniln votre troubadour (peu troubadouresque) est devenu un triste coco.

C'est pour ne pas vous ennuyer de mes plaintes que je vous écris maintenant si rarement, car personne plus que moi n'a conscience de mon insuppoi tabilité.

Envoyez-moi Flamarande, ça me donnera un peu d'au".

Je vous embrasse tous, et vous surtout, chère maître, si grand, si fort et si doux. Votre Cruchard de plus en plus fêlé, si fêlé est le mot juste, car je sens le cunlenu qui iuii.

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