KP.TI1E 8« III ILE A
ftVim.-ir, le ïfî jnit) 1708»
Si je ne vous ai pas dit dans ma dernière lettre <p) E~K'MOf était de moi, c'est simplement par hasard on plutôt parce que je croyais que vous le saviez main-tenant j'en suis enchanté, puisque cet ouvrage a subi l'épreuve de votre jugement sans l'avoir préalablement influencé, Il y a environ seize ans que j'ai écrit ces deux actes mais je les ai bientôt pris en aversion, et voilà bien dix année» que je n'y ai jeté les yeux. A cette oc-casion, j'admire de nouveau votre pénétration et votre justice; vous décrivez parfaitement l'état d»ns loquet je mr trouvais alors, et vous «lève* comprendre main-tenant la cause «le mon antipathie pour cette produc-tion. (tome
SrillM.KIl A OfETHE.
loim.lp a*iuin 1798.
J'ai été extrêmement surpris «l'apprendre qu'fi/pe-nar était de vous. Je ne sais comment cola s'est fait, mais en le lisant votre nom tic m'est pas même venu à la pensée, et si j'ai élô fort désireux de savoir le non) de l'auteur, c'est que je croyais n'en connaître aucun à qui je pusse l'attribuer cet ouvrage est de ceux qui vous font oublier l'o-uvrc et vous poussent malgré vous vers Panw» de celui qui l'a faite. En tout cas, «y f drame est pour l'histoire de votre génie, et de ses diverses périodes tin dominent précieux qu'il faut tenir eu lionnour. Scuiu kii.
KNTRK GOtTIIB ET SCIHUE».
f.ŒTHf; A SCHILLER.
Weimar, le 50 juin «798.
l'ai le plus grand désir d'être bientôt auprès de vont» et de m'occuper de choses qui, sans moi, n'existe* raicut point, tandis que tout M que j'ai fait jusqu'à présent aurait pu se faire sans moi.
Je me félicite d'avoir arrêté tes motifs des premiers chants de Guillaume ÏVW, et d'avoir enfin nne idée nette et claire sur les moyens par lesquels je pourrais complètement séparer ce poënu; A'Hemumn et Doro-thée par l'intention, l'exécution et le ton. C'est un avantage que je dois à l'ami Humholdt, car par son exposition détaillée des qualités A'tiermann et Doro-thée, il m'n fait entrevoir lo vaste champ dans lequel il tout que je lasso, mouvoir (iuillaume Tell, J'espère que vous approuverez mes résolutions.
Mes compliments à votre chère femme. Je serai pro-bablement mercredi soir près de vous. Garnit:.
SCHII.I.KI1 v fitt.THt:.
lrll.1, li> !> juillet liffll.
Je ne sais quel innovais esprit préside mainteuaiil a nos réunions et à votre muse poétique. Je fais des vieux sincères pour que vous puissiez revenir bientôt tranquille et libre. En attendant nous aurons bien soin de votre Auguste qui est pour nous un otage de votre prompt retour. Ma femme se rappelle à votre souvenir.
SciULLKlt.
COlUtKM'ONNANCE «tfr
si;iiiLi.i:« ctKTiii:.
U'm, leîOjufllPl l*9f).
(«race au beau temps, je me sens mieilx et plus actif; il me semble même que l'inspiration lyrique ne tardera pas à m'arriver. J'ai remarqué que cette i«s|»iralio»-là obéît moins à la volonté que toutes tes autres, car elle n'a point de corps, et, dégagée do tout élément matériel, elle appartint exclusivement » l'Ame. Apres avoir vai-nement attendu pendant plusieurs semaines, j'ai repris Walhnslein de colère, mais j<> viens de le laisser de nouveau.
J'espère que vous ne vous laisserez pas troubler dans la construction de votre théâtre par les marchands de difficultés. · M» conslruclioit n'avance pas aussi vite que la votre. Maintenant que la moisson va commencer, il est tris-diftictlc de trouver lus ouvriers dont j'ai besoin pour faire à m«« toit une couverture en chaume et recrépir les niui-s. Aujourd'hui j'ai enfin la consolation de von s'étendre un fuit an-dessus de ma petite construction. Ce travail m'armehc à ma besogne plus souvent que de raison.
VAhnuiuich iks Muses est à l'imprimerie, et j'espère qu'à votre arrivée ici votre Euphrowte vous souhaitera la bienvenue; c'est elle qui ouvre dignement Iceor-lêflc.
Je viens de lire tes romans de madame de Staël qui caractérisent parfaitement cette nature tendre, raison-lieuse, mais complètement antt-poélique, ou plutôt
kntfie gjrtiie kt schiueu.
*.iï cMù. absence de nature citez un esprit si riche. Cette lecture m'a fait éprouver ce qu'en pareil cas vous m' as-surez éprouver toujours, c'est-à-dire que malgré soi on se trouve entrainè à partager le» dispositions morales de fauteur, ce dont ou se trouve Ui«-inal. Toutes les belles qualités de la femme manquent complètement à madame de Stac), et cependant tous les défauts de ses romanii sont des défauts parfaitement féminins. Elle sort de sou sexe sans s'élever an-dessus. J'ai cependant remarqué ça et là plusieurs bonnes réflexions qui, au reste, ne lui manquent jamais, et qui annoncent une connaissance parfaite de la vie.
Je viens d'être interrompu par deux officiers prus-siens, ce sont tes frères du mon beau-frère qui vont passer leur congé à Weimar. Ma femme et tua belle» mère se rappellent à votre souvenir. St.mi.tKn.
i,<ktih: t sriniutt.
Wciiiwr. iljuillnl I7!W, Je désire de tout mon cicur que l'inspiration poétique vous revienne le plus lot possible. Le séjour de votre jardin vous sera favorable sous un rapport, et nuisible nous un antre, surtout parce que vous vous Mes lancé dans les constructions. Je tic connais que trop bien celte bizarre distraction, car elle m'a jadis fait perdre un temps inouï. Les travaux des ouvriers, la naissance mécanique d'un objet nouveau, nous amusent très-agrcablemcnt, mais notre propre activité se trouve ré-duite à zéro. Ocla ressemble à la passion de fumer du tabac. Ou devrait vraiment faire envers nous autres 45»
poètes ce «pic les ducs de Saxe ont fait envers Luther, 1 c'est-à-dire nous enlever au milieu de ia route et nous enfermer dans un château fort. Je voudrais qu'on com-mençât cette opération par moi et immédiatement, alors mon Guillaume Tell serait prêt pour la Saint-- Michel. Garnit:.