LE MARQUIS DE I \ FAYETTE AU COMTE DE MIRABEAU
Jeudi 22 octobre 1789. — Je vous attends à neuf heures, et causerai avec vous sur beaucoup d'objets. J;ai bien regretté de ne pas m'èlrc trouvé hier, lorsque vous êtes venu. Il y a dans ce que vous m'envoyez une réunion rare de bêtises et d'atrocités.
M. TU.O\ AU COMTE DE LA MARCK
Jeudi 22 octobre 1 789. — Je n'ai pu m'occuper hier de ce dont nous avons parlé. C'est pour ce matin que je vais préparer, afin de ne compromettre en rien la position de l'homme auquel nous nous intéressons \
31a journée a été remplie au mouvement de notre surveillance : vous savez que l'on a arrêté l'homme qui a pendule boulanger2. 11 vient d'être condamné cette nuit, et il sera exécuté ce matin en grand appareil. Voilà enfin un exemple. Nous sommes à chercher le soldat national qui a coupé la tète au boulanger.
1 Le comte de Mirabeau.
* 11 s'agit de l'assassin du boulanger François.
Je crois qu'il faudrait se joindre avec Sémonvillc et Mirabeau, nous quatre, pour aviser aux moyens de terminer. Tout à vous pour la vie.