‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 103 sur 230 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

léna, le 7 septembre (1) 1798.

Je vais me mettre au lit, avec le ferme propos d'aller vous voir demain. J'en ai fini avec la besogne de YAlmanach, et je vous porterai mon ultime poème (2). Il faut maintenant que je m'empresse d'employer à Wallenstein le peu de belle saison et de séjour à la campagne dont il me reste à disposer, car si, lorsque je retournerai à la ville, je n'emporte pas mes scènes d'amour terminées, je crains fort que l'hiver ne me donne pas l'humeur qu'il faut pour les écrire, moi qui n'ai pas même la commode ressource de trouver l'inspiration dans le café (3).

J'emporterai avec moi le livre que m'a remis Lenz (4), et le papier de bonne qualité qui est destiné aux couvertures. J'espère suivre cette lettre de près. Adieu. — Sch.

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