‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 104 sur 230 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Iéna, le 9 septembre 1798.

Je suis désolé, après vous avoir annoncé fermement mon arrivée pour samedi, de m'être dédit une fois de plus ; mais ce n'est vraiment pas ma faute, car, ces quatre derniers jours, j'ai eu deux nuits d'insomnie totale, qui m'ont épuisé. C'est une malchance singulière que cette récidive se soit produite j-uste en ce moment-ci, alors que je n'en ai pas souffert une seule fois de tout l'été. A présent, je n'ose plus assigner aucune date précise à ma venue ; pourtant, si j'ai la chance de dormir cette nuit et

(1) Par un lapsus singulier, Schiller a écrit « avril ».

(2) Les Fêtes d'Eleusis.

(3) Voir la lettre précédente.

(4) Voir ci-dessus la lettre 501.

de me délasser si peu que ce soit, vous me verrez arriver demain. Je vous envoie, à toute éventualité, votre Lyonnet, pour que vous ne vous trouviez pas, par ma faute, retardé dans ce qui vous occupe. Adieu. — Sch.

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