‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 111 sur 230 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Iéna, le 2 octobre 1798.

Une visite de nos poétesses weimariennes, Amélie d' Imhof et ma belle-sœur, est venue m'empêcher de donner à la messagère le poème (2), pour lequel il ne me faut plus guère qu'une couple d'heures. Vous le recevrez par le premier courrier. Je suis très content de la façon dont il se présente, et je crois qu'il nous donnera satisfaction. Faites-moi savoir par retour de la messagère si vous ne voyez pas d'objection à ce que je fourre encore ce Prologue dans YAlmanach. En l'y donnant, je fais d'une pierre plusieurs coups : YAlmanach s'enrichit d'une poésie qui n'est pas négligeable, ma part de collaboration s'en accroît, et enfin le Prologue y gagne une publicité plus large ; car il est bien entendu que votre intention de le donner au journal de Posselt (3) ne doit nullement s'en trouver contrariée.

(1) Dans toutes les lettres qui précédent, le Prologue, c'est la première partie de la Trilogie de Wallenstein. A présent que Schiller est résolu à scinder le drame, et à mettre à la scène, isolément, cette première partie sous le titre de Camp de Wallenstein, le terme de Prologue s'appliquera au poème destiné à être récité pour l'inauguration du théâtre renouvelé, en octobre 1798. Il fut publié dans la Gazette universelle du 24 octobre, puis réimprimé dans YAlmanach des Muses pour 1799.

(2) Le Prologue dont il est question dans la lettre précédente.

(3) A la Gazette universelle de Cotta.

je morceau ne sera pas publié avant l'heure conveable, car je ne distribuerai pas un seul exemplaire e YAlmanach avant la fin de la semaine prochaine, t encore expédierai-je alors uniquement les exemlaires qui sont destinés à Leipzig, et qui ne seront onc déballés que trois jours plus tard. Si vous eviez trouver quoi que ce soit à y corriger, expéiez-moi un exprès, pour que je puisse encore utiliser os avis dans la correction des épreuves. Peut-être ous enverrai-je moi-même le poème demain par xprès.

Prière instante de m'expédier couvertures et très gravés pour Y Almanach.

A demain une lettre plus longue. Adieu. — Sch.

[4. Gœthe a Schiller.

Vous ferez très bien d'insérer le Prologue dans Almanach, ce qui ne l'empêchera nullement de isser dans le journal de Posselt, puis partout où

voudra : il faut que petit à petit nous prenions, dus aussi, le pli de nous faire voir partout, et vous îrrez que l'ubiquité ne nous fera pas défaut.

Ayez la gentillesse de m' expédier le Prologue :ôt qu'il sera achevé ; il s'annonçait parfaitement en, et l'exécution ne sera pas en reste. jJe compte avoir des tirages de la couverture et *i titre gravé avant le départ de cette lettre.

C'est tout pour aujourd'hui, car la bousculade, 3tour de moi, est par trop grande. — Weimar. 13 octobre 1798. — G.

\P.-S. — Ci-joint tout ce que j'ai pu avoir en fait d tirages. Je n'ai même pas eu le temps d'en faire compte. Veuillez le faire établir, et m'écrire comm d'exemplaires il vous faut encore, pour qu'on lonne ordre ; car ici on a tant à faire qu'on ne sait îs où donner de la tête. Adieu.

220 4 octobre 179s

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