‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 112 sur 230 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Iéna, le 4 octobre 1798.

Ci-joint le Prologue ; je souhaite qu'il soit à votre gré. Si vous y souhaitez quelques changements, faites-les-moi connaître par retour du messager. A mon sens, il serait préférable d'omettre, à la représentation effective, ce que j'ai mis entre crochets. Il y a bien des choses qui ne peuvent se dire et qui se laissent fort bien lire, et les conditions particulières qui accompagnent la récitation d'un Prologue, la solennité qui en est inséparable entraînent obligatoirement une certaine réserve qu'on calcule mal dans son cabinet de travail. Comme d'ailleurs le Prologue est passablement long, je pense que nous arrêterons avant le dernier couplet.

Ayez la bonté de m'envoyer sans désemparer tout ce qu'on aura de prêt en fait de couvertures et de titres à gravures. Parmi ces derniers, je n'ei^ trouve pas un seul en couleur brune ; si ce n'est ; pas compliquer les choses, faites-en donc tirer environ cinq cents exemplaires en brun.

J'ai grande impatience d'apprendre comment vos acteurs se tirent de la pièce.

Adieu. Mille amitiés de ma femme. — Sch.

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