‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 180 sur 230 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

J'en suis parvenu ce matin au discours de Minerve (2) ; comme il ouvre, à vrai dire, la section suivante du poème, j'aurais assez grande envie de vous soumettre aujourd'hui ce que j'ai fait jusqu'à ce jour. J'arriverai à midi et demi, vous donnerai lecture avant de nous mettre à table, et puis, le dîner terminé, en raison du courrier que j'ai à expédier, prendrai aussitôt congé de vous. Je viens vous demander si cet arrangement est à votre gré.

Adieu, et nu revoir sur les rives de l'Ilellespont. — Iéna, le 26 mars 1799. — G.

'589. Gœthe a Schiller.

Je vous expédie ci-joint le premier chant ; car ?je tiens à faire une pause de courte durée, pour me

donner le temps de m'assurer une possession plus ^certaine des épisodes que j'ai d'abord à traiter

maintenant : je vous communique le manuscrit ipour que vous puissiez le lire à part vous-même, fit l'examiner d'un regard plus exigeant. Je m'applique à ce travail de tout mon courage, et je vous

1- (1) Gœthe arriva à Iéna le lendemain 21 mars, et y séjourna jusqu'au 10 avril. Leurs entretiens portèrent sur les

îouveaux projets dramatiques entre lesquels Schiller hésitait : les Frères ennemis (qui devinrent plus tard la Fiancée Me Messine), les Enfants de la maison et d'autres encore;

ur la Mort de Wallenstein, sur les Propylées et VAchillèide, .^ur le drame grec et sur divers autres sujets d'esthétique. (2) Il commence au vers 354 de VAchillèide.

demande de me continuer votre assistance. — Iéna, fe2aw£H799.— G.

J'aimerais bien pouvoir envoyer aujourd'hui à Weimar le Camp de Wallenstein.

Iéna, le 2 avril 1799.

Votre envoi est pour moi une agréable surprise je vais lire et étudier le chant avec toute mon attention. . .

Le Camp de Wallenstein sera expédie ce soir J'espère vous voir bientôt, et vous faire part d< l'impression que m'aura laissée ma lecture. — Sch

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