Gœthe a Schiller
J'en suis parvenu ce matin au discours de Minerve (2) ; comme il ouvre, à vrai dire, la section suivante du poème, j'aurais assez grande envie de vous soumettre aujourd'hui ce que j'ai fait jusqu'à ce jour. J'arriverai à midi et demi, vous donnerai lecture avant de nous mettre à table, et puis, le dîner terminé, en raison du courrier que j'ai à expédier, prendrai aussitôt congé de vous. Je viens vous demander si cet arrangement est à votre gré.
Adieu, et nu revoir sur les rives de l'Ilellespont. — Iéna, le 26 mars 1799. — G.
'589. Gœthe a Schiller.
Je vous expédie ci-joint le premier chant ; car ?je tiens à faire une pause de courte durée, pour me
donner le temps de m'assurer une possession plus ^certaine des épisodes que j'ai d'abord à traiter
maintenant : je vous communique le manuscrit ipour que vous puissiez le lire à part vous-même, fit l'examiner d'un regard plus exigeant. Je m'applique à ce travail de tout mon courage, et je vous
1- (1) Gœthe arriva à Iéna le lendemain 21 mars, et y séjourna jusqu'au 10 avril. Leurs entretiens portèrent sur les
îouveaux projets dramatiques entre lesquels Schiller hésitait : les Frères ennemis (qui devinrent plus tard la Fiancée Me Messine), les Enfants de la maison et d'autres encore;
ur la Mort de Wallenstein, sur les Propylées et VAchillèide, .^ur le drame grec et sur divers autres sujets d'esthétique. (2) Il commence au vers 354 de VAchillèide.
demande de me continuer votre assistance. — Iéna, fe2aw£H799.— G.
J'aimerais bien pouvoir envoyer aujourd'hui à Weimar le Camp de Wallenstein.
Iéna, le 2 avril 1799.
Votre envoi est pour moi une agréable surprise je vais lire et étudier le chant avec toute mon attention. . .
Le Camp de Wallenstein sera expédie ce soir J'espère vous voir bientôt, et vous faire part d< l'impression que m'aura laissée ma lecture. — Sch