‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 204 sur 230 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Comme j'ai l'espoir de vous voir demain, ce feuillet devra se contenter, à son tour, de vous rendre le simple signe d'amitié que je reçois de vous. Si vous vous décidiez à être des nôtres, on aurait vite fait de vous préparer un lit, au cas où vous seriez disposé à descendre chez moi, et à passer avec nous les deux journées de la visite royale (2). Je souhaite que juillet satisfasse plus largement mes vœux et mes desseins que ne l'a fait le mois qui prend congé de nous, et j'ai une bien vive impatience à m'entretenir avec vous de cent sujets divers.

Adieu : portez-vous bien l'un et l'autre. — Weimar, le 29 juin 1799. — G.

(1) 30 juin.

(2) Le roi et la reine de Prusse passèrent à Weimar les trois premiers jours de juillet. Schiller y séjourna lui-même du 30 juin au 3 juillet, et assista le 2 à la représentation de la Mort de Wallenstein donnée en leur honneur.

Page 1