Gœthe a Schiller
Je suis au regret d'avoir à vous annoncer par m mot qu'il ne m'est pas encore possible de vous arril ver. Son Altesse le duc est d'avis que ma présencj peut être utile pour les travaux du château, et même sans partager cette conviction, j'ai le devoi de la respecter. D'autre part, il reste à vrai din tant à faire et tant à surveiller, qu'il y a moyen sinon d'employer, du moins de dépenser son temps Je bois ma ration d'eau de Pyrmont, et, quan au reste, je m'acquitte de ce qui veut bien 8< présenter. Je souhaite que la muse vous soit plu clémente, en sorte que, lorsque je vous arriverai un peu plus tôt ou un peu plus tard, je trouve votn travail vigoureusement avancé. Donnez-moi bientô
ie vos nouvelles, pour que je m'en sente incité à [n'entretenir du moins avec vous par écrit, chose pour laquelle il me manque aujourd'hui tout à la :ois la matière et l'entrain. Adieu ; amitiés à votre ïhère femme. — Weirnar, le 9 juillet 1799. — G.