Gœthe a Schiller
Je consacre, avant toutes autres choses, la solitude que j'ai trouvée dans le parc à grouper plus .soigneusement et à faire copier mes petits poèmes qu'Unger m'a enfin demandés (2) pour en composer mon septième volume. Un travail d'arrangement de ce genre exige du recueillement, de la présence d'esprit et un certain entrain général. S'il m'était possible d'y ajouter encore quelques douzaines de poésies nouvelles, afin de combler de certaines lacunes et d'enrichir des rubriques qui donnent une impression d'excessive maigreur, il y aurait moyen d'en faire un tout vraiment intéressant. Même si je devais ne pas trouver le temps d'avoir pleinement égard à ce que je dois au public, je tiens du moins à être aussi consciencieux que possible envers moi-même, et à me rendre un compte exact
(1) A Rudolstadt, chez sa belle-mère.
(2) Voir ci-dessus les lettres 612 et 613.