‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 28 sur 230 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

M. de Brinkmann (1), qui se rend à Iéna pour vous voir, me demande pour vous un mot d'introduction. Comme il vous est recommandé déjà par les Muses et que vous ne manquerez pas de prendre plaisir à tout ce qu'il y a de vie dans sa conversation, je puis me dispenser de vous en écrire plus long.

Je n'ai pu seulement hier finir ma lettre par un mot d'amitié, tant je me trouvais bousculé. Adieu ; faites mes compliments les meilleurs à votre chère femme. Combien je serais heureux d'apprendre que

(1) Le Suédois Brinkmann était secrétaire de la légation de Suède à Paris. Il fut l'ami intime de Humboldt, de Rahel, de Schleiermacher. Il venait de Berlin, et se rendait à Paris, en passant par Weimar. Il avait été introduit auprès de Gœthe par une lettre de Hirt. Il versifiait lui-même, et avait publié en 1789, sous le pseudonyme de « Selmar », un volume de vers. D'autres avaient paru dans les Almanachs de 1791 et de 1792, signés du même pseudonyme.

votre travail est remis à flot I — Weimar, le 18 février 1798. — G.

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