Goethe a Schiller
J'avais commencé à dicter mercredi (1) un feuillet à votre intention, et j'ai essayé de poursuivre tout à l'heure, mais j'ai senti que je m'exprimais d'une manière si confuse qu'il me faudrait rédiger à nouveau. Le tout partira demain soir par la poste à cheval.
Tout ce que je sais de Schlegel, c'est qu'après Pâques, il compte se rendre à Dresde en passant par Berlin, mais que l'hiver prochain il sera de retour à Iéna.
Lorsque j'irai vous voir, je vous proposerai de le voir encore quelquefois avant son départ, pour qu'il ne retire pas, de dépit, à votre Almanach sa collaboration, dont je n'aimerais pas que nous fussions privés.
Adieu ; continuez de m'aimer. — Weimar, le 24 février 1798. — G.