Schiller a Gœthe
Iéna, le 13 juillet 1798.
Hier et aujourd'hui, mes spasmes, qui m'ont repris et qui m'ont ravi le sommeil, m'ont ôté toute capacité de travail, et je ne puis vous envoyer qu'un simple mot d'amitié. En revanche, je vous expédie le poème de Gries (3) : vous verrez si vous pouvez
(1) C'est alors que naquit Hermann et Dorothée.
(2) Le Voyageur ^ Le poème ne parut pas dans VAlmanach pour 1799. Schiller avait antérieurement publié son Phaéthon; voir ei-dessus les lettres 359, 363 et 365.
(3) Voir la lettre précédente.
14 JU1LLKT 1798 165
trouver quelque agrément à ce morceau. J'ai reçu en outre une offre d'un homme qui n'est pas tout à fait sans mérite (1) ; j'y prendrai sûrement quelque chose.
J'aspire extrêmement à vous voir revenir. Nous avions tout à fait perdu l'habitude, ma femme et moi, de rester si longtemps sans nouvelles de vous. Adieu ; à bientôt une plus longue lettre. — Sch.