‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 91 sur 230 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Je viens d'aller visiter les travaux de notre théâtre : tout marche rapidement. Au milieu de la semaine prochaine le plafond sera terminé, le léger échafaudage aura été enlevé et le plus gros des plâtras aura été déblayé ; après quoi, on pourra se rendre à peu près compte de ce que cela doit donner. Ce qui ne manquera pas d'être bien accueilli, entre autres éléments de succès, c'est qu'un certain nombre des places nouvelles permettront au public de s'apercevoir mutuellement de face ; et puis, nous aurons de quoi loger un très grand nombre de spectateurs.

Vous seriez très gentil de venir nous voir bientôt ; nous pourrions toucher à bon nombre de sujets, et, au cœur de la journée, le théâtre vous intéresserait une couple d'heures. Qui sait si la vue d'une scène ne vous procurerait pas aussi quelques suggestions dramatiques imprévues?

Je ne vous en écris pas davantage aujourd'hui, car la noce d'hier (1) et ses réjouissances m'ont laissé un lendemain qui ne sent pas précisément l'inspiration. Adieu.; faites tous mes compliments à votre chère femme. — Weimar, le 25 août 1798. — G.

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