‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 108 sur 199 · Goethe a Schiller · texte numérisé non relu

Goethe a Schiller

Je suis curieux de voir ce dont le Supplément littéraire nous gratifie ; hier déjà, à la comédie, j'ai entendu chuchoter là-dessus.

Vous ne me verrez pas arriver aujourd'hui, cher ami, mais ce sera pour bientôt, je l'espère. J'attends de jour en jour, dans ma maison, la venue d'un nouveau petit citoyen du monde, et je voudrais pourtant bien être, là pour lui faire un accueil affectueux (1). Entre temps, on aura fini de nettoyer le château d'Iéna des effluves qu'y ont laissés les militaires, et je pourrai passer quelques jours auprès de vous.

Adieu ; mes compliments à vos dames, et gardezmoi votre affection.

Au cours de ces dernières journées de dissipation affairée, j'ai repris en main mes notes sur l'Italie et j'ai commencé à y mettre de l'ordre ; j'ai constaté avec joie qu'avec un peu de persévérance, il y aurait moyen de mettre sur pied quelque chose de magnifique.

(1) Le second enfant qu'allait mettre au monde Christiane Yulpius naquit le 1er novembre ; c'était un garçon, qui ne vécut que deux semaines.

N'avez-vous aucune copie de l'article sur le Naïf? - — Weimar, le 25 octobre 1795. — G.

Je n'ai pas encore retrouvé les papiers que vous désirez ravoir ; mais je ne tarderai sûrement pas à mettre la main dessus.

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