‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 110 sur 199 · Goethe a Schiller · texte numérisé non relu

Goethe a Schiller

Depuis mon retour, il ne m'a pas encore été possible de rentrer en possession de moi-même ; je ne puis donc encore vous expédier que le manuscrit que vous m'avez redemandé (3).

Je crois bien ne vous avoir pas encore soufflé mot des poésies que vous m'avez envoyées à Eisenach ; elles sont charmantes, surtout la Part du poète, qui est ravissante, vraie, frappante et consolante.

Ne croyez-vous pas que vous devriez à présent regarder tout autour de vous et ramasser avec soin tout ce qui a été dit, en général et en particulier,

(1) Celui de Gôttingen et celui de Voss.

(2) « Abominables », en français dans le texte.

(3) Voir ci-dessus la lettre 112.

U4 1er NOVEMBRE 1795

contre les Heures; après quoi, au terme de Tannée, vous en feriez sommaire justice sans oublier « le favori de notre temps » (1). On dit que le Journal philosophique de Halle (2) s'est comporté, lui aussi, d'une manière impertinente. Quand on assemble des choses de ce genre pour les lier en un fagot, elles n'en brûlent que mieux (3).

Adieu. Aimez-moi. Mes compliments à votre chère femme et à sa mère. Votre petite bru future se fait encore attendre. — Weimar, le 28 octobre 1795. — G.

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