‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 120 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Vous trouverez sur le feuillet ci-joint les renseignements relatifs aux revues ; si vous voulez donc prendre les arrangements nécessaires avec les messagères, les livraisons vous parviendront régulièrement.

Voici aussi mes Elégies (4) ; je souhaite qu'elles

(1) Quinze louis d'or.

(2) Allusions humoristiques à quelques-unes des Epigrammes vénitiennes (numéros 37, 47, 67, 68).

(3) Le célèbre acteur-auteur Ifïland, qui dirigeait alort !e théâtre de Mannheim, donna à Weimar une saison au printemps suivant.

(4) Celles de Properce, dans la traduction de Knebel. Gœthe les avait retravaillées au point qu'il les qualifiait de siennes.

vous plaisent. Elles ont été retouchées en maints endroits jusqu'au dernier moment ; mais, si Ton a peine à en finir avec ses propres œuvres, on n'en finit jamais avec des traductions. Si vous y trouvez encore matière à observations, veuillez m'en faire part. Il serait bon que ces neuf pièces pussent paraître ensemble ; elles ne font pas à elles toutes plus d'une feuille et demie. Vous recevrez les autres petit à petit.

Où en êtes-vous, autrement, de vos provisions pour le prochain trimestre, et que savez-vous des nouveaux abonnements?

Lorsque Humboldt vous aura renvoyé l'étude sur les poètes sentimentaux, j'aimerais bien la relire. La fin me laisse encore quelques scrupules, et, quand on reçoit un avertissement intérieur de ce genre, on a tout au moins le devoir de ne pas le taire. Comme l'étude, dans son ensemble, a de l'ampleur et de la largeur, elle me paraît, à la réflexion, finir d'une manière trop étroite et trop aiguë, et, comme cette pointe vient tomber précisément entre moi et un vieil ami à moi (1), j'en ai vraiment un peu d'inquiétude. Mais nous reviendrons là-dessus de vive voix. Pour aujourd'hui, je me borne à vous dire adieu. — Weimar, le 9 décembre 1795. — G.

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