‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 142 sur 199 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Voici enfin l'Heure rajeunie de l'année 1796. Elle est d'aspect plus gai et incomparablement plus moderne que l'ancienne, et je suis fâché que nous

n'ayons pas eu l'esprit de faire aussi bien du premier coup.

Pour cette première année, les auteurs ne tireront encore aucun avantage de l'impression plus espacée, parce que Cotta a eu de nouveaux frais pour la mise au rebut des vieux caractères, pour l'achat du nouveau papier et pour la couverture. On réduira donc, sur sa demande, pour cette année, les honoraires dans une proportion qui sera calculée sur la différence de densité des deux justifications.

La preuve que les désabonnements ont été notables, c'est, d'une part, la moindre grosseur du paquet qui est destiné aux libraires d'ici, et qui est joint au mien, et c'est, d'autre part, le fait que la poste saxonne d'ici a décommandé deux exemplaires sur les quatre qu'elle recevait. Espérons que la proportion n'est pas la même pour toute l'étendue de l'Allemagne. Les doléances de Cotta sont très modérées, et on sent qu'il garde bon espoir.

Ci-joint, pour Knebel, une Heure avec quinze louis d'or, un exemplaire pour le duc et six pour vous. Veuillez, je vous prie, faire remettre à Herder ce que j'y joins à son intention.

Connaissez-vous un médailleur berlinois du nom d'Abramson, et avez-vous vu quelque chose de lui? Il me demande un portrait de moi pour faire une médaille. Mais j'aimerais bien savoir d'abord ce qu'il vaut.

Voici une douzaine de nouvelles xénies, qui sont nées d'un seul jet de plume, hier et aujourd'hui. Renvoyez-moi bientôt l'exemplaire ambulant, abondamment enrichi. Adieu. — Iéna, le 1 février 1796. — Sch.

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