‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 165 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Je vous envoie enfin la grande œuvre, et c'est à peine si j'ai la force de me réjouir d'en être parvenu là, car, au terme d'un si long voyage, on est toujours las à l'arrivée. Je n'ai pu la revoir qu'une seule fois ; vous aurez donc à suppléer à plus d'une lacune en interprétant les intentions de l'auteur. Il faudra de toutes façons remettre encore une fois le tout sur le chantier, d'un bout à l'autre, et le recopier.

Vous me ferez plaisir en donnant, si vous le pouvez, les xénies au messager.

Les dix à douze jours qui viennent vont être occupés à mettre à jour bien des choses de tout ordre, avec lesquelles il faut tout au moins que je reste en contact, après quoi je compte bien songer de mon mieux aux Heures et à Y Almanach.

Vous verrez que j'ai dû finalement, pour des rai- 80)18 d'effet dramatique, insérer pourtant la chanson de Mignon dans le texte ; mais peut-être s'en trouvera- t-il une autre qui puisse faire î'afïaire de ]' Almanach.

Adieu ; je souhaite que mon envoi vous trouve

en parfait état de santé. Je ne vous demande pas de me retourner ce livre avant que j'aie fini de liquider mes affaires. J'espère avoir bientôt de vos nouvelles. — Weimar, le 26 juin 1796. — ■ G.

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