‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 17 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Vous savez à présent, mon très cher ami, par nos quinze jours de causeries, que nous sommes d'accord sur les principes, et que les champs où s'exercent qos façons de sentir, de penser et de produire coïncident en partie, se touchent en partie ; ce qui promet d'être pour l'un et l'autre une source féconde en heureux résultats. Je n'ai pas cessé de penser à notre revue, et j'ai commencé à travailler pour elle ; je songe surtout aux artifices et aux masques aux-

(1) Architecte de Hambourg : il avait travaillé en 1789 au château ducal de Weimar.

quels nous ferons bien de recourir pour faire accepter du public bien des choses devant lesquelles autrement il se cabrerait. Je n'ai rien à objecter à l'admission de M. Zahn, mais comme je préfère que toutes les pièces officielles soient signées de vous seul, je vous donne, pour votre dossier, mon consentement sur un feuillet à part.

Portez-vous bien, et n'oubliez pas trop complètement mes conseils de régime. J'espère pouvoir vous envoyer bientôt quelque chose, et j'attends que vous me suggériez de traiter tel ou tel sujet. — Weimar, le 1er octobre 1794. — G.

Votre lettre atteindra sûrement M. Arens, pourvu que vous le qualifiiez d'architecte sur l'adresse ; il est très connu à Hambourg.

Je n'oublie ni Hirt ni Albrecht (1). Remerciez M. de Humboldt pour son compte-rendu du Woldemar (2) ; je viens de le lire avec un très vif intérêt.

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