‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 184 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Weimar, le 13 juillet 1796.

Tous mes vœux, et que tout continue d'aller heureusement pour le nouveau petit être. Faites mes compliments à votre chère femme et à madame la marraine. Je me serais invité de moi-même au baptême, sans y être convié, n'était le malaise intolérable où me plongent ce genre de cérémonies. En revanche, j'arriverai samedi, et nous passerons ensemble quelques bonnes journées. Adieu, le jour d'aujourd'hui est, pour moi aussi, une date qui fait époque : mon ménage achève ses huit années de durée (2), et la Révolution française sa septième. — G.

Les cuivres destinés à l'article de Hirt sont en main et seront très réussis. Pour l'un d'eux, on n'a pas voulu le faire à moins de quatre carlins ; l'autre reviendra un peu moins cher. Il faut dire qu'il y a beaucoup de travail, et d'un travail délicat.

Je prierai Knebel de s'occuper d'Uz.

(1) Charlotte von Kalb. L'enfant eut en tout huit parrains et marraines, parmi lesquels la mère de Schiller, la femme de Kôrner, Voigt et Paulus.

(2) Goethe faisait donc dater sa liaison avec Christiane Vulpius du 13 juillet 1788. Il l'épousa le 19 octobre 1806.

Je suis rentré hier (1) très vite, en compagnie de Loder. On travaille activement à la copie du roman. Ce matin, en buvant mon verre d'eau de Pyrmont, il m'est venu l'idée d'écrire un petit article où je tirerais au clair, pour mon propre compte d'abord et pour le vôtre, la méthode que j'applique à l'étude de la nature, ce qui pourrait servir ultérieurement en quelque sorte d'annonce préalable à mes travaux de cet ordre (2). Ci-joint un produit de la nature qui, à cette époque de l'année, veut être consommé sans tarder. Je souhaite qu'il soit à votre goût et que vous vous en trouviez bien (3). — Weimar, le 20 juillet 1796. — G.

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