Schiller a Gœthe
Deux mots d'amitié en toute hâte, avec tous noj remerciements pour le poisson, que nous avon* trouvé excellent, ma belle-mère, moi, et les Schlegel, spécialement invités à cette occasion.
Une lettre à Cotta et différentes petites affaires urgentes m'ont épuisé et fatigué au point que je n'ai plus, pour aujourd'hui, ni le goût, ni la force d'en écrire davantage. J'espère que les affaires de Francfort (4) ne vous auront pas trop durement affectés, vous et votre mère. Si vous apprenez sur ces événements quoi que ce soit qu'on ne trouve pas dans les journaux, faites-le moi savoir. Adieu. — Iéna, le 22 juillet 1796, dix heures du soir. — Sch.
(1) Gœtlic avait séjourné à ïéna du 16 au 19 juillet.
(2) Cet article, qui n'a pas laissé de traces, paraît n'avoir jamais été écrit.
(3) Le poisson dont il est question à ia lettro suivante. ('î) Francfort avait été occupé par les Français, après un
bombardement qui avait causé de graves dégâts.
On disait ici aujourd'hui que le coadjuteur aurait été pris (1).