Schiller a Gœthe
Iéna, le 3 décembre 1794.
Je viens de recevoir de Cotta une lettre où il me dit son désir et prend l'engagement d'expédier le premier numéro des Heures avant la fin du mois, à la condition qu'on ne le laisse pas à court de manuscrits ; je vous prie donc de m'envoyer les récits, si possible, vendredi, jour où j'aurai une occasion de
les faire partir. Les lettres restent en route sept grands jours, et il faudra encore à peu près le double de ce temps pour imprimer le reste du numéro et pour faire le brochage. Je prévois, à mon vif regret, que mon morceau d'histoire ne pourra être prêt pour cette livraison ; mon mauvais état de santé, m'a fait perdre deux jours, et l'Avertissement au public m'en coûtera plusieurs. Mais j'espère que cet avertissement, qui sera imprimé en tête du numéro, le complétera à peu de chose près.
Le courrier va partir ; je n'ai plus que le temps de vous remercier sincèrement de la cordialité avec laquelle vous avez accueilli mes observations, et de tout le reste de votre lettre. — Sch.