‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 31 sur 199 · Goethe a Schiller · texte numérisé non relu

Goethe a Schiller

Ci-joint le manuscrit ; j'y ai fait les retouches que le temps dont je disposais m'a permis d'y apporter ; vous le reverrez peut-être encore une fois, vous ou M. de Humboldt.

J'ai supprimé le trait final, parce qu'il m'est venu l'idée que je pourrais y ajouter quelque chose qui ferait bon effet. Si j'arrivais à l'achever avant que vous en eussiez fini avec votre Avertissement, les deux morceaux pourraient partir ensemble. Mais faites-moi savoir, par retour du courrier, si vous auriez entendu parler d'une mystification à allure d'histoire de revenants dont Mlle Clairon aurait été la victime, il y a de longues années, et si cette anecdote n'aurait pas été déjà contée dans quelque journal. Au cas contraire, je la mettrais sur pied, et nous aurions ainsi, dès le début, du fantastique, ce qui nous donnerait tout de suite auprès du public un prestige illimité. Il me serait agréable que le premier numéro eût son plein chargement. Faites une enquête, pour l'histoire de la Clairon, auprès de quelques lecteurs assidus de revues, ou bien adretf

sez-vous à Voigt, le loueur de livres, qui doit être renseigné sur ce genre de choses.

Adieu ; portez-vous bien. Combien je souhaiterais que des malaises corporels ne vinssent pas troubler si souvent la belle fécondité de votre esprit ! — Weimar, le 5 décembre 1794, — G,

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