‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 37 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Je vous renvoie immédiatement les feuilles. Impression et papier ont bon aspect, surtout la prose. Les hexamètres, qui tiennent tantôt sur une ligne, et tantôt chevauchent sur deux, perdent leur rythme ; pour l'œil.

N'allons pas trop vite en besogne, si vous m'en

(1) L'amie excentrique et ardente de Schiller, dont le cœur éternellement jeune so donna plus tard à Jean-Paul.

croyez, pour la question des honoraires. Attendons que le premier numéro soit là. Nous ferons alors nos calculs et nous poserons nos conditions, car il est évident qu'à la longue nous ne trouverions pas notre compte à permettre à M. Cotta de mesurer nos récoltes au boisseau qu'il lui plaira de choisir.

Voici la deuxième Epître. De sa seconde moitié on pourrait faire la troisième Epître, ce qui serait une tête pour le numéro 3.

A présent, je vais me mettre aux histoires de revenants. Je vais déblayer encore diverses affaires d'ici la fin de l'année, pour avoir l'esprit d'autant plus libre lorsque j'irai vous porter mes vœux pour celle qui vient.

Priez donc Cotta de renvoyer les manuscrits ; cela vaut mieux, à divers égards.

Portez-vous bien, et faites mes compliments à Mme de Kalb, qui, cette fois, à mon vif regret, a passé à trop grande distance de moi. — Weimar, le 23 décembre 1794. — G.

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